mercredi 29 septembre 2010

La Fondation Cardiologique Princesse Lilian

La Fondation Cardiologique Princesse Lilian a été constituée le 10 décembre 1958 par la deuxième épouse du roi Léopold III. L'année auparavant, son fils le prince Alexandre avait dû subir une intervention chirurgicale à Boston. La princesse souhaitait offrir aux enfants atteints de malformations cardio-vasculaires, inopérables à l'époque en Belgique, la possibilité de bénéficier d'interventions d'avant-garde aux Etats-Unis. Parallèlement, la Fondation suscite le développement en Belgique d'une chirurgie cardio-vasculaire de pointe. Dès 1966, un conseil scientifique international est créé pour orienter ses activités.

Lorsque les besoins en chirurgie cardiaque ont été couverts en Belgique, la Fondation Cardiologique Princesse Lilian s'est centrée sur la communication scientifique et a organisé des colloques de haut niveau sur des sujets d'actualité où la recherche fondamentale débouchait sur des applications cliniques. De 1974 à 1998, 23 symposia se sont tenus dans notre pays, parfois au domaine royal d'Argenteuil. Pour l'anecdote, c'est au cours d'un de ces colloques que la princesse Marie-Esméralda, fille de la princesse Lilian, a rencontré son époux le professeur Salvador Moncada.

L'explosion de la communication scientifique dans les congrès mondiaux a suscité une nouvelle réorientation de la Fondation Cardiologique Princesse Lilian. Placée sous le Haut Patronage du prince Alexandre et de la princesse Marie-Esméralda, elle organise une chaire de professeur visiteur permettant à un scientifique éminent d'interagir pendant une semaine avec des jeunes chercheurs belges à l'aube de leur carrière : le professeur Melton de Harvard en 2005, le professeur Zeiher de Francfort en 2006, le professeur Dietz de John Hopkins en 2007, le professeur O. Brown de Stanford en 2008, p.ex.

La Fondation Cardiologique est présidée par le député-bourgmestre de Brakel et ministre d'Etat Herman De Croo. Le conseil d'administration est composé de vingt membres, dont les recteurs des universités belges ayant une faculté de médecine complète, diverses personnalités du monde économique et politique, ainsi que le secrétaire du conseil scientifique international (le professeur Charles van Ypersele de Strihou). Son siège social se situe au 5, rue d'Egmont à 1000 Bruxelles.

mardi 21 septembre 2010

Le combat d'Astrid contre la malaria

Fin août 2007, la fille du couple royal devient représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership, créé en 1998 par l'Organisation Mondiale de la Santé, le Programme des Nations Unies pour le Développement et l'Unicef, afin de lutter contre la malaria. Chaque année, 1 à 2 million(s) de personnes décèdent dans le monde des suites de la malaria. La princesse effectue un voyage en Tanzanie en octobre 2007 pour se rendre compte des ravages de cette maladie. Elle s'y confie à la journaliste Françoise Gilson pour les quotidiens du groupe Sud Presse :

"Je suis heureuse de m'être engagée dans ce combat. La malaria est une maladie horrible dont les conséquences sont dramatiques. Comme le sida, c'est une maladie de la pauvreté. Mais on peut la soigner et la guérir. Pour cela, je me mettrai à disposition de Roll Back Malaria. Franchement, moi, je me sens une petite chose. Mais je suis très contente car c'est un combat qui me correspond. J'aime cette idée de travail d'équipe : le monde est un "global village" et on doit tous faire quelque chose. Mon rôle? Notamment médiatiser cette problématique. Vous parler à vous, la presse. Naturellement, çà ne m'est pas facile, mais je suis décidée à le faire. On ne peut pas s'endurcir quand on voit ces femmes tristes et résignées face à la maladie, ces enfants qui souffrent. Les enfants, c'est ce qu'il y a de plus vulnérable. En tant que maman de cinq enfants, ce que je vois me touche encore plus".

En avril 2008, la princesse Astrid se rend en Zambie, un pays où 73% des 10 millions d'habitants vivent sous le seuil de la pauvreté. Sa visite coïncide avec la première journée mondiale de lutte contre la malaria (25 avril) qui est célébrée à Livingstone en présence de 14 ministres de la Santé africains et du vice-président zambien.

Dans le village de Katambora, Astrid rencontre les membres de l'expédition "Faire du Zambèze un fleuve de vie" qui a pour objectif de toucher les villages les plus reculés et inaccessibles par une autre voie que fluviale et distribuer des moustiquaires. Entre le 26 avril et le 10 mai 2008, cette expédition parcourt 2.500 km le long du Zambèze et traverse six pays (Angola, Zambie, Namibie, Botswana, Zimbabwe et Mozambique). Elle est coordonnée depuis Genève par le Belge Hervé Verhoosel, qui propose à la princesse de monter à bord d'un Zodiac de l'équipe.

En compagnie du Docteur Awa Marie Coll-Seck, directrice du programme RBM et de la chanteuse sud-africaine Yvonne Chaka Chaka, Astrid assiste dans le village de Katambora à une distribution de moustiquaires qui restent, à ce jour, le moyen le plus sûr de lutter contre le paludisme. Elles se rendent ensuite à l'hôpital de Livingstone et à la cérémonie officielle organisée pour la journée mondiale. Son voyage reçoit beaucoup d'échos positifs, notamment auprès des journalistes belges qui l'accompagnent en Zambie et ont pu l'interviewer.

La Malaria Foundation International - dont le siège est basé à Atlanta (USA) - désigne fin 2008 la princesse Astrid comme le membre de toutes les familles royales du monde qui s'engage le plus contre la malaria.

Au cours d'une conférence de presse à Bruxelles en mars 2009, elle annonce qu'elle a accepté de prolonger de deux ans son mandat de représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership, et qu'elle effectuera à ce titre un voyage dans le Golfe (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis et Qatar) du 27 mars au 3 avril 2009. En novembre 2009, la princesse assiste à Bruxelles à la présentation d'United Against Malaria qui veut profiter de la Coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud pour attirer à nouveau l'attention sur la campagne contre la malaria.

Après avoir effectué des voyages en Tanzanie (2007), Zambie (2008) et dans les pays du Golfe (2009), la princesse Astrid se rend en Amérique du Nord du 15 au 21 avril 2010 dans le cadre de la Semaine Mondiale contre la Malaria aux côtés du Docteur Awa Marie Coll-Seck et d'Hervé Verhoosel, respectivement directrice et porte-parole du RBM. A Ottawa, ils incitent les organisateurs du G8 à mettre le sujet du paludisme à l'agenda de la réunion des chefs d'Etat en juin. A New York, ils se rendent au siège de l'Unicef et à la Bourse afin de sensibiliser les secteurs privés à la lutte contre la malaria. Ils rencontrent également le président tanzanien pour le féliciter de la création de l'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme. A Washington, ils sont allés à la Fondation des Nations-Unies, à la librairie du Congrès et au bureau régional de l'OMS où la princesse a demandé à obtenir un bilan de la maladie en Amérique du Sud et en Haïti. De retour en Belgique, elle assiste, le 27 avril 2010 au Parlement Européen, à la présentation du nouveau rapport "Malaria and Children", co-écrit par Roll Back Malaria et l'Unicef.

lundi 13 septembre 2010

Le prince Joachim de Belgique

Contrairement à Amadeo et Maria-Laura, Joachim reçoit, dès sa naissance, les titres de prince de Belgique, archiduc d'Autriche-Este, et entre dans l'ordre de succession au trône. L'abrogation de la loi salique avait, en effet, été votée quelques mois plus tôt par le parlement belge.

Joachim, Carl-Maria, Nikolaus, Isabelle, Marc d'Aviano naît le lundi 9 décembre 1991 à 1h55 aux Cliniques Universitaires Saint-Luc à Woluwé-Saint-Lambert. Sa grand-mère maternelle la princesse Paola assiste à l'accouchement. Le petit prince pèse 3,285 kg et mesure 50 cm ; il a les yeux bleus et les cheveux blonds. Sa marraine est sa tante l'archiduchesse Isabelle d'Autriche-Este et son parrain est le prince Nicolas de Liechtenstein, époux de la princesse Margareta de Luxembourg.

Comme Amadeo et Maria-Laura, Joachim effectue en néerlandais ses études primaires et une partie de ses secondaires au collège Sint-Jan Berchmans à Bruxelles. En septembre 2007, il part étudier en Angleterre. Le prince arrête ses études en juin 2010.

Par ailleurs, Joachim est le parrain de sa petite soeur Laetitia Maria, née en 2003.

mardi 7 septembre 2010

"Léopold II : une vie à pas de géant" (Matthieu Longue)

Fils du roi Léopold Ier et de la reine Louise-Marie, Léopold naît en 1835 à Bruxelles. Des professeurs viennent lui enseigner l'histoire, la géographie, l'économie politique, la religion, etc. L'écrivain Henri Conscience lui apprend le néerlandais. Son enfance est assombrie par le décès de sa mère en 1850.

En 1853, le prince Léopold devient sénateur de droit. A plusieurs reprises, il prononce des discours suggérant l'agrandissement du port d'Anvers, la nécessité d'une politique d'expansion coloniale et de grands travaux dans la capitale. Sa vie familiale n'est pas très heureuse : mariage politique sans aucun amour avec l'archiduchesse Marie-Henriette d'Autriche, décès de leur fils Léopold, mariages ratés de leurs filles Louise et Stéphanie. Seule la princesse Clémentine trouvera le bonheur...après la mort de ses parents.

Léopold II monte sur le trône en 1865. Grâce à son statut de neutralité, la Belgique réussit à se maintenir en dehors des conflits internationaux du XIXème siècle. Léopold II s'efforce de rendre notre pays moins vulnérable : il obtient la construction des fortifications de Liège, Namur et Anvers, et la réforme du service militaire qu'il signe quelques jours avant sa mort en 1909. Auparavant, le recrutement de l'armée belge se faisait sur le volontariat et le tirage au sort avec possibilité de se faire remplacer (moyennant une somme d'argent). Ce système est aboli en 1909 et remplacé par le service d'un fils par famille.

C'est sous le règne de Léopold II que sont votées d'importantes lois sociales : suppression du livret d'ouvrier, droit de former des syndicats, âge d'admission des enfants dans les usines fixé à 12 ans, interdiction du travail de nuit aux enfants de moins de 16 ans et du travail souterrain pour les femmes de moins de 21 ans, réparations pour les accidents de travail, repos dominical, etc.

Fortement industrialisée, la Belgique manque de matières premières. C'est la raison principale pour laquelle Léopold II s'intéresse à l'Afrique centrale et plus précisément à la région du fleuve Congo que vient de reconnaître l'explorateur anglo-américain Stanley. Dès son retour en Europe, il rencontre le Roi qui fonde en 1878 le Comité d'études du Haut-Congo. Le Congrès de Berlin en 1885 reconnaît l'Etat indépendant du Congo avec le roi Léopold comme souverain. Ce dernier lègue sa colonie à la Belgique en 1908.

Surnommé le roi bâtisseur, Léopold II entreprend de grands travaux dans la capitale : transformation du palais royal, création de grandes avenues et de parcs publics, construction des serres royales de Laeken et des arcades du Cinquantenaire, etc. Il développe également la station balnéaire d'Ostende où il séjourne régulièrement.

Matthieu Longue a écrit une biographie objective, sérieuse et agréable à lire. Il parle à la fois de la vie privée et du règne de Léopold II, tout en rappelant la situation politique, économique, sociale, religieuse et militaire de la Belgique à cette époque. Seule lacune : il manque un chapitre sur les origines et le fonctionnement de la Donation Royale, créée en 1903 par Léopold II.

Je laisse à l'auteur le soin de conclure : "Léopold II s'est vu affublé d'une bien vilaine étiquette dans la mémoire collective belge et ne mérite pas la réputation infamante qu'on lui attribue généralement car, d'après nous, sans sombrer dans l'apologie léopoldiste, il demeure, sans doute encore plus que son père, notre plus grand roi et nous lui souhaitons de reposer en paix, pour l'éternité, au panthéon des hommes illustres qui, de par leur destinée, ont écrit l'Histoire. Toujours à notre avis, seules ses frasques et sa passivité complice concernant les crimes du régime léopoldien au Congo ternissent le blason royal. Pourtant, sans oublier ce fait déplorable, cette bien vilaine souillure ne suffit pas à effacer le souvenir de l'action bénéfique d'un souverain qui oeuvra au service de ses compatriotes et de la grandeur de la nation".

"Léopold II : une vie à pas de géant" de Matthieu Longue, éditions Racine

mercredi 1 septembre 2010

Activités royales en août 2010

3 activités officielles pour le Roi : 150ème anniversaire du Comité Agricole à Jodoigne, messes à Briquemont et Küssnacht pour le 75ème anniversaire du décès de la reine Astrid.

10 audiences pour le Roi : le président du PS Elio Di Rupo (reçu 3 fois), le premier ministre Yves Leterme, le président de Groen Wouter Van Besien, la présidente du CDH Joëlle Milquet, le co-président d'Ecolo Jean-Michel Javaux, le président du CD&V Wouter Beke, la présidente du SPA Caroline Gennez et le président de la NVA Bart De Wever.

1 activité officielle pour le prince Philippe : les Jeux Olympiques de la Jeunesse à Singapour.

1 activité officielle pour le prince Lorenz : les 30èmes fêtes tyroliennes à Eupen.

0 activité officielle pour la reine Paola, la reine Fabiola, la princesse Mathilde, la princesse Astrid, le prince Laurent et la princesse Claire.

Résumé des activités officielles de janvier à août 2010 (source : http://www.monarchie.be/) :

Roi : 32 activités officielles + 123 audiences + voyage au Congo pour les 50 ans de l'indépendance

Princesse Mathilde : 55 activités officielles + missions économiques au Brésil et en Inde

Prince Philippe : 51 activités officielles + missions économiques au Brésil et en Inde

Princesse Astrid : 47 activités officielles + voyage aux Etats-Unis et au Canada pour la Semaine Mondiale contre la Malaria

Reine Paola : 26 activités officielles + voyage au Congo pour les 50 ans de l'indépendance

Princesse Claire : 24 activités officielles

Prince Laurent : 18 activités officielles

Reine Fabiola : 18 activités officielles

Prince Lorenz : 13 activités officielles