lundi 28 décembre 2015

Activités royales en décembre 2015

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17 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 3 fois), le ministre de la Justice Koen Geens, le vice-président de la Commission Européenne Frans Timmermans, le nouveau président du Comité Militaire de l'UE Mikhaïl Kostarakos, le président du Fonds Prince Philippe le baron Vansteenkiste, le recteur de l'UCL Vincent Blondel, le vice-président de la Commission Européenne Andus Ansip, l'archevêque sortant de Bruxelles-Malines Mgr Léonard, insi que les ambassadeurs de Venezuela, République Maurice, Italie, Congo, Haïti, Monténégro et Bahrein.


10 activités officielles pour le Roi :   rencontre avec les familles des victimes belges des attentats, visite de travail au parlement wallon à Namur, table ronde sur la prévention de la radicalisation, table ronde sur l'antiterrorisme, réception pour les nouveaux fournisseurs brevetés de la Cour, déjeuner avec les responsables de l'Asia Society, remise des prix Belgodyssée 2015, prise de fonction du nouvel archevêque de Bruxelles-Malines, visite du Resto du Cœur de Charleroi, concert de Noël au palais royal.


9 activités officielles pour la Reine :  rencontre avec les familles des victimes belges des attentats, table ronde sur la prévention de la radicalisation, réception pour les nouveaux fournisseurs brevetés de la Cour, visite de travail à la Fondation Roi Baudouin, prise de fonction du nouvel archevêque de Bruxelles-Malines, visite du Resto du Cœur de Charleroi, visite de l'exposition "Design Derby Nederland-België", concert de Noël au palais royal, 15ème anniversaire de l'asbl Maks.


2 activités officielles pour le roi Albert II et la reine Paola :    lancement de l'Année Sainte par le pape François au Vatican, visite de l'exposition "L'homme, le dragon et la mort" au Grand-Hornu.


2 activités officielles pour la princesse Astrid et le prince Lorenz :   lancement de l'Année Sainte par le pape François au Vatican, réception à Val Duchesse organisée par le programme Roll Back Malaria Partnership.


4 activités officielles pour le prince Laurent :  réunion annuelle de networking de l'Assemblée des Régions d'Europe, visite de l'exposition "Stars and Trips" à Tervuren, remise du Trophée National du Mérite Sportif 2015, après-midi festive à Namur pour des familles défavorisées.


2 activités officielles pour la princesse Claire :  spectacle de cirque au profit du Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre de Belgique, après-midi festive à Namur pour des familles défavorisées.


Récapitulatif des activités officielles de janvier à décembre 2015 :


Roi :   189 activités officielles + 162 audiences


Reine : 212 activités officielles


Princesse Astrid :   119 activités officielles


Prince Laurent :  72 activités officielles


Princesse Claire :  30 activités officielles


Prince Lorenz :  21 activités officielles


Reine Paola :   19 activités officielles


Roi Albert II :   17 activités officielles

lundi 21 décembre 2015

Les serres royales de Laeken

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A la fin du 18ème siècle, notre pays fait partie des Pays-Bas autrichiens. La gouvernante Marie-Christine d'Autriche et son époux Albert de Saxe-Teschen, décident de faire construire une résidence d'été au nord de Bruxelles :  le château de Laeken. Ensuite, Napoléon achète le château abandonné et l'offre à sa première épouse, Joséphine de Beauharnais. De 1815 à 1830, le château fait partie de la dotation de Guillaume Ier, roi des Pays-Bas, qui y fait construire un théâtre et une orangerie.


A partir de 1831, le palais royal de Bruxelles et le château de Laeken appartiennent au nouvel Etat belge indépendant, et sont mis à la disposition de la nouvelle dynastie fondée par Léopold Ier et Louise-Marie, premiers roi et reine des Belges. Comme toutes les résidences royales, Laeken a été marqué par l'empreinte de  Léopold II, le "roi bâtisseur", qui y entreprend d'importants travaux. Il souhaite même en faire un "Palais de la Nation" destiné aux congrès et réceptions publiques, et envisage la construction d'une ligne de chemin de fer qui aurait débouché près de l'escalier d'honneur de la Grande Galerie du château, mais le projet est abandonné.


Son œuvre la plus marquante à Laeken reste les serres royales. Léopold II confie ce projet à l'architecte Alphonse Balat à partir de 1874. Niché dans un paysage vallonné, ce palais de verre et d'acier constitue alors le plus vaste complexe jardinier privé du monde. Sur la photo ci-dessus, on peut voir la grande rotonde du Jardin d'Hiver, surmontée d'une couronne royale.


Les serres rassemblent une étonnante collection de plantes tropicales et subtropicales, géraniums, azalées, fuchsias, orangers, palmiers, orchidées, etc. Dans l'orangerie, hivernent des camélias du Japon et des orangers cultivés en caisse, dont certains sont bicentenaires.


Le roi Léopold II décède en décembre 1909 dans le Pavillon des Palmiers qui jouxte les serres royales de Laeken qu'il lègue à la Donation Royale. Celles-ci sont désormais ouvertes chaque année au public quelques semaines au printemps. Quant au château, il est habité depuis 1999 par le roi Philippe, la reine Mathilde et leurs quatre enfants.

                                 

Ingénieur agronome de formation, Michel Denkens est l'actuel régisseur du domaine royal de Laeken et coordonne les équipes de jardiniers (35 au total dont 15 sont assignés aux serres). Il a confié à la presse :   "Les vrais artistes, ce sont les jardiniers. Moi, je m'assure que chacun a les outils qu'il faut pour travailler, afin que chaque note soit à sa place. Nous avons pour mission de conserver le patrimoine qui nous a été légué par le roi Léopold II, aussi bien architectural que végétal. C'est quelque chose qui doit être préservé, comme la manière dont ça a été agencé par John Wills, l'architecte paysagiste de Léopold II. Pour l'ouverture au public au printemps, nous créons des décors de toutes pièces dans les serres fonctionnelles pour apporter des fleurs et de la diversité. C'est une grosse performance de nos jardiniers de pouvoir s'arranger pour que les fleurs fleurissent au bon moment. On est parfois contre-nature :  les hortensias, par exemple, dans les jardins, ne fleurissent pas maintenant, mais de juin à octobre. Tout est exceptionnel : le cadre comme les plantes. De grandes fougères qui côtoient des palmiers, le lien entre les plantes et l'architecture : ce sont des choses qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. Les galeries de passage sont, elles, ornées par de grands pélargoniums alors que la partie supérieure, vers la toiture, est garnie de fuchsias. Les techniques horticoles sont un peu immuables, mais on apporte chaque fois des choses supplémentaires, des pratiques particulières, des recettes un peu différentes pour faire pousser la végétation. On adapte mieux les substrats aux plantes, par exemple. Cette finesse-là était probablement déjà présente à l'époque de Léopold II, mais on essaie de la poursuivre et d'aller plus loin".

lundi 14 décembre 2015

Le prince Lorenz de Belgique

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Son Altesse Impériale et Royale Lorenz, Otto, Carl, Amadeus, Thadeus, Maria, Pius, Andreas, Marcus d'Aviano de Habsbourg, archiduc d'Autriche-Este, prince royal de Hongrie, Croatie et Bohême, est né le 16 décembre 1955 à la Clinique du Belvédère à Boulogne-sur-Seine (France). Par son père l'archiduc Robert, il est le petit-fils de Charles et de Zita, derniers empereur et impératrice d'Autriche-Hongrie. En 1917, Charles Ier confère à son second fils Robert les nom, titre et armes d'Autriche-Este pour perpétuer le souvenir historique du duché de Modène.


Sa mère la princesse Margherita de Savoie-Aoste, éminente égyptologue, est la fille de la princesse Anne d'Orléans et du prince Amédée de Savoie, 3ème duc d'Aoste, vice-roi d'Ethiopie et gouverneur général de l'Afrique orientale italienne, mort au Kenya en 1942, prisonnier des Anglais. Mais Lorenz a également des prestigieuses origines belges :  il descend du comte Werner de Merode (1797-1840) qui participa au Congrès National de 1830 et vota pour l'élection du prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha comme premier roi des Belges. L'une des petites-filles de Werner, Maria Victoria del Pozzo épouse le prince Amédée de Savoie, 1er duc d'Aoste, qui a été temporairement roi d'Espagne de 1870 à 1873. Ce sont les arrières-arrières-grands-parents de Lorenz qui est donc lié au comte Frédéric de Merode, mort lors de la révolution belge contre les Hollandais en 1830 (un monument à sa mémoire a été érigé à la place des Martyrs à Bruxelles).


L'archiduc Lorenz effectue ses études primaires et secondaires en France, car son père travaillait dans une banque de la région parisienne. Il fait son service militaire dans un régiment de chasseurs alpins de l'armée fédérale autrichienne, et est promu lieutenant de réserve en 1980. Il entame ensuite des études de sciences économiques aux universités de Saint-Gall (Suisse) et Innsbruck (Autriche). Après avoir travaillé dans des banques à Londres, Paris et Rome, Lorenz rejoint en 1983 la banque privée Gutzwiller à Bâle en Suisse qui n'ouvre ses portes qu'aux personnes capables de placer au moins 250.000 francs suisses.


Le 22 septembre 1984, il épouse à Bruxelles la princesse Astrid de Belgique, nièce du roi Baudouin, qu'il avait rencontrée six ans plus tôt au grand-duché de Luxembourg. Tous deux descendent du roi Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie. 


Plus d'infos sur leurs fiançailles :  http://royalementblog.blogspot.be/2014/07/retour-sur-les-fiancailles-dastrid-et.html


Plus d'infos sur le mariage :  http://royalementblog.blogspot.be/2014/07/retour-sur-le-mariage-dastrid-et-lorenz.html




Vingt ans plus tard, Astrid lui a rendu publiquement hommage lors d'un entretien avec le journaliste Patrick Haumont :   "J'ai beaucoup de chance d'avoir rencontré mon cher époux que j'estime énormément et pour qui j'éprouve une affection immense. Nous partageons les mêmes idéaux dont le principal est sans doute de tâcher de réussir notre propre vie, tout en essayant de rendre notre entourage le plus heureux possible. Mon époux a beaucoup d'humour, de gaieté de vie, et dispose de la capacité de s'émerveiller devant des événements qui pourraient sembler banals, comme observer les spectacles qu'offre la nature. Il est également sage et équilibré, ce qui me donne un sentiment de grande sécurité. Il est aussi source de bons conseils. Lorsqu'il m'arrive de devoir faire un discours, je le prépare presque toujours avec lui. Ainsi il me soutient dans mes engagements au service de la Belgique. Nous formons une bonne équipe ensemble. Souvent, j'ai l'impression que nous sommes presque comme frère et sœur, car nous avons presque toujours les mêmes goûts, que ce soit pour des détails comme la décoration intérieure de la maison, pour la manière de se vêtir. En fait, plus globalement, je dirais que, tout simplement, nous avons la même perception des choses et des sentiments".

A l'occasion de leurs 25 ans de mariage en 2009, la princesse confie au groupe Sud Presse :   "J'ai beaucoup de chance d'avoir un mari comme le mien. C'est un homme extraordinaire, courageux, patient, à l'écoute. Il n'y a pas de secret et je n'ai rien à cacher. Il faut d'abord avoir la même philosophie de vie, les mêmes goûts dans un maximum de domaines, et parler, discuter beaucoup, le plus souvent possible, même quand le temps nous manque. Lorenz et moi avons aussi pris l'habitude d'écrire régulièrement une liste de choix à faire, de décisions à prendre pour s'y tenir le plus possible. C'est ce que nous appelons un plan de vie et de famille".

Après neuf années passées à Bâle, le couple princier s'installe en Belgique : d'abord dans un immeuble de la rue Brederode derrière le palais royal de Bruxelles, puis dans une villa construite pour eux par la Donation Royale près du château du Stuyvenbergh.


Le roi Albert II accorde le titre de prince de Belgique à son gendre en 1995 afin qu'il porte le même titre que ses cinq enfants. Un an plus tard, suite au décès de son père Robert, Lorenz hérite du titre de duc de Modène. Il est également chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or autrichienne. Sur le plan professionnel, le prince continue de travailler pour la banque suisse Gutzwiller, mais il a également été ou est toujours administrateur, conseiller ou consultant de Swift, BNP Paribas, UCB, Suez-Environnement, Sita (gestion des déchets) et Ondeo Nalco (gestion de l'eau).


Le prince Lorenz remplit quelques activités officielles aux côtés de son épouse : 23 en 2009, 18 en 2010, 30 en 2011, 28 en 2012, 26 en 2013, 23 en 2014. Il est le président d'honneur de l'Association Royale des Demeures Historiques de Belgique et du Fonds du Patrimoine créé et géré par la Fondation Roi Baudouin. Il accorde son Haut Patronage à Europae Thesauri, l'association internationale des trésors et musées d'église, dont le siège est établi au Trésor de la cathédrale de Liège.

Dans le domaine social, il est le président d'honneur de l'asbl La Chaîne de l'Espoir. Grâce à cette association, une dizaine d'enfants viennent chaque année se faire opérer en Belgique, et des médecins belges bénévoles effectuent des opérations dans des pays en voie de développement (Congo, Bénin, Rwanda, Sénégal et Nicaragua) en binôme avec un médecin autochtone.

Outre l'Ordre de Léopold, il a reçu plusieurs décorations étrangères lors de visites officielles de chefs d'Etat en Belgique :  l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne en 1998, l'Ordre d'Alphonse de Nassau (Luxembourg) en 1999, l'Ordre Royal du Mérite de Norvège en 2003, l'Ordre de l'Infant Dom Henrique du Portugal en 2005, l'Ordre de la Couronne (Pays-Bas) en 2006, etc.


Peu d'informations filtrent sur sa vie privée :  on sait qu'il chasse, qu'il produit le vinaigre Aceto Sopraffino degli Estensi depuis une dizaine d'années avec sa sœur Isabelle et son beau-frère Andrea, qu'il possède un terrain en Italie et un châlet en Suisse. En novembre 2007, ce prince très discret a participé avec son fils Amedeo au marathon de New York qu'il a effectué en 4h39.


La veille du mariage de son fils Amedeo en juillet 2014, le prince Lorenz rencontre exceptionnellement la presse et confie :   "Je dois être le dernier à avoir appris que mon fils avait quelqu'un dans sa vie. Nous étions en vacances lui et moi en Afrique. Il venait de terminer ses études et je lui ai parlé de son avenir. Je lui ai demandé s'il comptait fonder une famille. Il m'a répondu :  "Quoi, tu ne sais pas? J'ai quelqu'un dans ma vie!".  J'en ai parlé à Astrid qui s'en doutait. Mes enfants étaient au courant. Lili était amie avec Maria-Laura, la sœur d'Amedeo. C'est elle qui les a présentés. C'est difficile pour un père de juger ses enfants. Il est l'aîné de la famille. C'est quelqu'un de responsable qui a le sens de l'humour. C'est un travailleur et un grand sportif. Il adore la montagne et pratique le ski et l'alpinisme. C'est un très bon étudiant. Il n'a pas hérité cela de moi!".

lundi 7 décembre 2015

Activités royales en novembre 2015

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13 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel (reçu 3 fois), le président de l'entreprise japonaise Nippon Shokubai, le CEO de Unilever, le vice-premier ministre Jan Jambon, le coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme Gilles de Kerchove, le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw, ainsi que les ambassadeurs de Norvège, Finlande, Mali, Soudan et France.


14 activités officielles pour le Roi :  championnat du monde de korfball à Anvers, visite de la Direction Specials Units de la Police Fédérale, commémoration de l'Armistice, table ronde au palais royal sur les changements climatiques, inauguration de la 4ème écluse de Lanaye, Summit Enterprise 2020, réception pour les personnes nouvellement anoblies, visite de l'Institut Technique Libre d'Ath, visite de la société Pollet à Tournai, réception à l'hôtel de ville de Tournai, table ronde au palais royal sur le burn out, visite du centre de crise du gouvernement, remise des prix scientifiques d'excellence du FNRS, cérémonie d'ouverture de la Coupe Davis.


23 activités officielles pour la Reine :  visite de l'exposition "L'Homme, le Dragon et la Mort" au Grand Hornu, réception pour les personnes nouvellement anoblies, remise du Chemistry for the Future Solvay Prize, visite de l'Institut Technique Libre d'Ath, visite de la société Pollet à Tournai, réception à l'hôtel de ville de Tournai, table ronde au palais royal sur le burn out, semaine de la lecture à haute voix, rencontre avec les responsables d'Up With People, cérémonie d'ouverture de la Coupe Davis, match de tennis de la dernière journée de la Coupe Davis  +  12 activités officielles lors de son voyage en Ethiopie avec Unicef-Belgique (rencontre avec le vice-président du comité exécutif de la région d'Oromia, visite de l'hôpital Yekatit 12, rencontre avec des femmes engagées pour les droits des femmes et filles, rencontre avec le président du comité exécutif de la région Somali, inauguration d'un point d'eau, visite de la ville d'Harar, visite d'un centre d'artisanat local à Harar, visite du Langae Health Center, visite du poste médical Oda Nagaya, rencontre avec le président de la République, visite du One Stop Centre, rencontre avec des femmes victimes de mutilation génitale).


4 activités officielles pour le roi Albert II et la reine Paola :   soirée de gala de la Fondation Reine Paola, Te Deum de la fête du Roi, cérémonie au parlement pour la fête du Roi, audience avec le patriarche oeucuménique de Constantinople.


7 activités officielles pour la princesse Astrid :  Te Deum de la fête du Roi, cérémonie au parlement pour la fête du Roi, remise des prix 2015 de la Fondation Antoine Faes, 14ème réunion des Etats parties à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnels, inauguration de l'exposition "Demining within the Belgian Defense Forces", session sur l'assistance aux victimes dans le cadre du plan d'action de Maputo, rencontre avec le directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève.


2 activités officielles pour le prince Lorenz :   Te Deum de la fête du Roi, cérémonie au parlement pour la fête du Roi.


0 activité officielle pour le prince Laurent et la princesse Claire


Récapitulatif des activités officielles de janvier à novembre (source : www.monarchie.be) :


Roi :   179 activités officielles + 145 audiences


Reine :   203 activités officielles


Princesse Astrid :   117 activités officielles


Prince Laurent :  68 activités officielles


Princesse Claire :   28 activités officielles


Prince Lorenz :  19 activités officielles


Reine Paola :   17 activités officielles


Roi Albert II :   15 activités officielles

lundi 30 novembre 2015

Les 64 ans de la princesse Léa de Belgique


                                                                                  
Née le 2 décembre 1951 à Etterbeek, Léa Wolman effectue dans notre capitale ses études secondaires, suivies d'un brevet commercial. Divorcée, elle a deux enfants : Laetitia Spetschinsky (née en 1976) et Renaud Bichara (né en 1983). Elle rencontre le prince Alexandre de Belgique en 1986 à la côte belge chez un ami commun avec le ministre Mundeleer. Ce qui l'a séduit? "Sa modestie, son intelligence hors du commun, sa gentillesse et son extrême courtoisie. J'avais l'impression de le connaître depuis toujours" m'a-t-elle confié. Plus d'infos sur le prince : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2010/11/le-prince-alexandre-de-belgique.html

Le couple se marie en toute discrétion le 14 mars 1991 près de Londres et part en voyage de noces en Inde. Leur union n'est pas rendue publique à la demande du prince. La princesse Léa expliquera en 2008 au magazine "Point de Vue" : "Je crois que mon mari n'a pas osé avouer à sa mère qu'il m'avait rencontrée. Il pensait que les questions se résolvent avec le temps. Lourde erreur. Notre union a été officialisée lors du mariage de ma belle-soeur Marie-Esméralda. Je n'en ai jamais voulu à ma belle-mère. Elle adorait son fils. Je n'ai pas de regrets. Je ne regarde pas en arrière. Il faut en finir avec le malheur. C'est le présent et l'avenir qui m'interpellent. Je sais que le roi Baudouin avait écrit à son frère une lettre magnifique où il se réjouissait de faire bientôt ma connaissance. Seule la mort l'en a empêché".

Surprise en octobre 1996 dans la nécrologie de plusieurs quotidiens : le nom du prince figure aux côtés de Léa Wolman sur le faire-part de décès de la mère de cette dernière. Discrètement, il tient à faire savoir qu'il n'était plus célibataire et que Mme Wolman est la femme qui partage sa vie dans leur maison de Rhode-Saint-Genèse qui a autrefois appartenu au premier ministre Paul-Emile Janson.

Nouvelle surprise en juillet 1998 : l'hebdomadaire satirique "Pan" révèle que le prince avait épousé Léa Wolman en 1991. Le Palais confirme l'information. Le 4 septembre 1998, le couple pose ensemble pour la presse et organise un dîner pour 150 convives (dont le prince Laurent) au château de Corroy-le-Château de leur ami le marquis Olivier de Trazegnies. La princesse Lilian n'y assiste pas.

Alexandre et Léa apparaissent aux côtés de toute la famille royale belge en 1999 lors des 65 ans du roi Albert II et lors du mariage du prince Philippe. Ils accompagnent le Roi et la Reine à une exposition de photos de leur père en 2000, et à l'inauguration de la Salle Léopold III au Musée de la Dynastie en 2001. La princesse Léa est une femme charmante, élégante et intelligente qui a incontestablement apporté le bonheur et la sérénité à son mari discret et réservé. Ce dernier s'est beaucoup occupé de ses beaux-enfants Laetitia et Renaud.

Le couple princier débute son action sociale publique en organisant un dîner de bienfaisance au profit de l'hôpital belge Rosales, fondé il y a cent ans au Salvador, puis un autre dîner au profit d'Aide Info Sida. La princesse accepte d'accorder son Haut Patronage à l'Association des Femmes d'Amérique Latine et à la soirée annuelle de bienfaisance "La Nuit des Neiges" à Crans-Montana. C'est dans cette station suisse que sa fille Laetitia épouse en 2006 Didier Nagant de Deuxchaines, ancien conseiller du prince Philippe.

Le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre est créé en 2006. Léa le présente à "La Libre Match" : "Cela fait de longues années et en toute discrétion que le prince et moi-même apportons notre contribution personnelle à des causes qui nous sont chères. En Belgique, beaucoup de personnes sont trop bien élevées pour faire parler d'elles mais nombreuses sont celles qui possèdent une valeur inestimable. Je porte leurs oeuvres dans mon coeur et je les soutiens dans la mesure de mes possibilités. J'aimerais citer à ce titre l'association La Fontaine qui accueille les sans abris, Aide Info Sida dont nous sommes un maillon de la chaîne de solidarité, et l'association Trempoline avec laquelle Mr Vanderstraeten s'occupe de la réinsertion sociale d'anciens toxicomanes. Puis j'ajouterai l'Association des Femmes d'Amérique Latine, le Zeepreventorium, L'Accueil, Kid's Hope et d'autres encore dont la liste devient de plus en plus longue, tant les gens que nous rencontrons sont extraordinaires dans leur dévouement. Il convient notamment de briser le tabou qui entoure le sida. A ce titre, nous avons organisé un dîner précédé d'un concert donné par la pianiste russe Irina Lankova au profit d'Aide Info Sida dont l'objectif est d'accompagner les personnes atteintes de cette maladie et de prévenir de nouvelles contaminations. L'importance de cette mission et le formidable dévouement de nombreux bénévoles m'ont beaucoup émue.

J'ai toujours considéré le dévouement social comme l'une des missions de ma vie. Or si ma devise que j'ai inscrite dans la vigne à Farinet en Suisse selon la coutume locale, est "Ne jamais dire, faire", il devenait utile d'avoir une structure ad hoc afin de respecter ce principe de transparence qui est important pour moi. Elle est réduite à sa plus simple expression car formée de quatre membres : mon époux le prince Alexandre, ma fille, mon fils et moi-même. Pour ce qui est de l'administration, nous avons un bureau comptable et un secrétariat bénévoles que je remercie par la même occasion. Cela diminue considérablement les frais de fonctionnement et permet d'intervenir au plus vite sans avoir un nombre considérable d'intermédiaires. Nous vivons dans un monde de solitude dans lequel la solidarité et le contact humain sont plus importants que jamais. Notre fonds d'entraide se veut une main tendue et chaleureuse à tous ceux que la vie a malmenés".

Le premier dîner au profit du Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre a lieu en novembre au Musée Ferrari de Bruxelles sur le thème "Léopold III et Ferrari, l'histoire d'une passion". 30.000 euros sont distribués en 2006 par le Fonds, notamment à l'opération Télévie au profit de la recherche contre la leucémie, et au projet de transformation de l'ancienne villa royale d'Ostende en centre de revalidation pour patients cancéreux.

En mars 2007, la princesse confie au magazine "Royals" : "Nous ne sommes pas des Mère Térésa ou des Abbé Pierre, nous sommes des gens ordinaires qui essaient de faire le bien autour d'eux. J'ai été éduquée dans l'esprit d'aider les autres, si du moins vous en avez la possibilité. Ma mère s'est fortement mais discrètement engagée dans la lutte contre la lèpre. Donc, je me suis toujours engagée aussi. Et maintenant que mon mariage avec un prince de Belgique me permet d'aider plus de gens, il serait dommage que je ne le fasse pas. Ce sont surtout les personnes qui se trouvent derrière les projets qui me convainquent ou non de soutenir leur projet. Lorsque quelqu'un me demande de l'aide, je vais voir sur le terrain, parfois à deux ou trois reprises. Mais dès que je suis persuadée du bien-fondé du projet, je fonce".

Elle évoque aussi son mari : "Je trouve malheureux de devoir souvent me déplacer seule dans le cadre de mes activités. Je préférerais accompagner mon époux plutôt que l'inverse. Mais vous savez, le prince est très discret. Il n'aime pas attirer l'attention. C'est d'ailleurs là un autre de mes chevaux de bataille : faire en sorte que les Belges n'oublient pas le prince Alexandre. Je fais de mon mieux, mais il préfère rester le nez dans ses bouquins, surtout les ouvrages scientifiques et littéraires, deux domaines qui le passionnent. Nous sommes vraiment à l'opposé l'un de l'autre. Ne dit-on pas que les contraires s'attirent?".

Et ses enfants : "Laetitia, mon petit rayon de soleil, a quitté la maison. Heureusement, mon fils Renaud est toujours là, ce qui n'est bien sûr pas pareil qu'une relation mère-fille. Il est davantage le compagnon de mon époux ; ils sont vraiment très liés. Mais comme ma fille habite dans les environs, cela nous permet de nous voir encore régulièrement".

A l'occasion du 65ème anniversaire du prince Alexandre en 2007, son épouse lui fait la surprise de faire publier un album-photos racontant sa vie et paru aux Editions de l'Arbre. Elle confie à "Point de Vue" : "Voici un an ou deux, à l'occasion d'une soirée, j'ai rencontré une dame d'un certain âge qui m'a dit dans un sourire : "Ah bon, votre mari est donc toujours vivant?". Ma réaction fut immédiate. Il fallait d'urgence le lui prouver, et montrer à tous que nous étions en effet toujours vivants. Avec mon éditrice, nous avons sélectionné des photos, ouvrant les malles du grenier et cherchant les documents qui pourraient le mieux traduire mon message. Il fallait sortir le livre très vite pour le 65ème anniversaire de mon mari. Nous publions ainsi des documents totalement inédits. Mon souhait n'a jamais été de prendre une place que je n'ai pas. Je voulais simplement restituer à mon mari sa place dans l'histoire. C'est un homme discret et modeste. J'ai souvent été triste de constater qu'il ne bénéficiait pas d'une véritable reconnaissance de ce qu'il était. Mais je dois dire aussi que les enfants du second lit du roi Léopold ont été élevés d'une manière bien particulière : prince et princesses de Belgique, bénéficiant du prédicat d'altesse royale, mais écartés de la succession au trône. Ils ont mené une vie discrète. Je lis chez mon mari une certaine nostalgie, même s'il ne l'exprime jamais. Alexandre a reçu une très solide formation intellectuelle. C'est un scientifique, doué d'une prodigieuse mémoire, d'un sens de l'analyse éminemment brillant. Lisant au minimum un livre par jour, capable de passer d'un ouvrage sur la physique quantique à un recueil de poésie. Il me stupéfie. Il attendait assumer des responsabilités officielles mais elles ne sont pas venues. Il voulait servir mieux encore son pays, mettre cette masse de connaissances et d'expériences au service du peuple belge. Les enfants ne sont pas responsables des choix de leurs parents. Ils sont libres d'être, d'assumer leur identité propre. Mon mari a été élevé en fils de roi ; il n'était pas prévu qu'il travaille. On peut juger cela absurde, rétrograde, mais c'est ainsi. Il est possible qu'un jour les mentalités évoluent dans une direction plus moderne. Son intelligence est très vive mais elle n'a pas été suffisamment utilisée". Plus d'infos sur cet album-photos : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/11/le-prince-alexandre-de-belgique-lea-de.html

Un an plus tard, la princesse Léa sort "Les amis de Valdi et Rush", un livre de contes qu'elle a écrits et qui sont illustrés par Vincent Wauthier. Un CD trilingue l'accompagne : Stéphane Bern a enregistré les contes en français, Helmut Lotti en néerlandais et la princesse en allemand. Les droits d'auteurs seront versés au Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre. Léa confie à la presse : "Ces contes correspondent aux histoires que je racontais à mes enfants. Je n'avais jamais rien osé publier, puis je me suis dit que j'aimerais en faire un livre dans les trois langues nationales, car çà manquait. Le CD qui accompagne le livre s'adresse aux enfants non voyants, mais aussi aux enfants qui n'ont pas de maman ou de papa pour leur lire des contes. Il y a sept contes, des histoires d'animaux qui racontent aussi les problèmes que les enfants peuvent connaître".

Le 29 novembre 2009, alors qu'il faisait sa gymnastique comme tous les jours dans leur résidence de Rhode-Saint-Genèse, le prince Alexandre (67 ans) est terrassé par une embolie pulmonaire foudroyante. C'est son beau-fils Renaud qui l'a retrouvé, allongé au sol entre le vélo d'appartement et le tapis roulant. Ayant reçu une formation de secouriste, il lui pratique immédiatement un massage cardiaque. Les secours arrivent rapidement, mais rien n'y fait. Ses funérailles ont lieu en l'église Notre-Dame de Laeken. Plus d'infos sur ce décès : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/12/le-deces-du-prince-alexandre-de.html

Que devient la princesse Léa depuis six ans? Après deux mois et demi de deuil, elle réapparaît aux côtés de toute la famille royale belge lors de la messe annuelle pour les défunts de la dynastie, puis reprend ses nombreuses activités. Elle poursuit le travail du Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre qui se consacre à un thème différent chaque année (le cancer en 2006, le handicap en 2007, les enfants hospitalisés et l'anorexie en 2008, la toxicomanie et Alzheimer en 2009, les sans abris en 2010, la maltraitance en 2011, la schizophrénie en 2012, les troubles cognitifs en 2013, la trisomie 21 en 2014, les enfants défavorisés en 2015). Un exemple concret : sensibilisés par leurs amis le peintre verviétois Léopold Baijot et son épouse qui ont un fils dans le centre pour handicapés "Le Chèvrefeuille" à Spa, le fonds d'entraide verse 5.000 euros au centre. La princesse continue d'assister à des soirées de bienfaisance en Belgique, mais aussi à l'étranger au profit de "La Nuit des Neiges" en Suisse et de l'Association pour la Vie-Espoir contre le Cancer du professeur David Khayat. En 2010, on l'a également vue servir bénévolement de la soupe aux sans abris de l'asbl La Maraude à Bruxelles et rencontrer des sinistrés des inondations à Tubize.


Léa est la présidente d'honneur du nouveau Musée des Lettres et Manuscrits à Bruxelles (qu'elle a inauguré en septembre 2011) et du Cercle International Diplomatique et Consulaire (avec lequel elle a effectué un premier voyage au grand-duché de Luxembourg en novembre 2015).



La princesse entretient toujours de bonnes relations avec sa belle-soeur la princesse Maria-Esméralda qui revient très souvent en Belgique, mais aussi avec les autres membres de la famille royale. Elle a confié qu'avant son décès, la reine Fabiola prenait très souvent de ses nouvelles, ce qui explique pourquoi elle a tenu à être présente à ses côtés en 2011 pour la messe célébrée pour le 18ème anniversaire du décès du roi Baudouin. Léa soutient depuis de nombreuses années le travail de la Fondation Prince Laurent. Ces deux dernières années, la princesse Léa est également apparue aux côtés des familles non régnantes d'Albanie, de Roumanie, d'Egypte et d'Autriche, ainsi qu'avec la cousine de son mari la princesse Marie-Gabrielle de Savoie pour faire les vendanges dans la plus petite vigne du monde dans le Valais suisse.

Défendre la mémoire du prince Alexandre est un autre de ses combats, notamment dans les interviews qu'elle donne. Pour marquer le premier anniversaire de son décès en 2010, elle organise une petite exposition en son honneur à Waterloo (photos de l'inauguration : www.noblesseetroyautes.com/nr01/2010/12/vernissage-de-lexposition-consacree-au-prince-alexandre-de-belgique-a-waterloo) et sort un petit livret intitulé "Une année sans toi" qu'elle dédicace à la Foire du Livre de Bruxelles (photos de cette séance : www.noblesseetroyautes.com/nr01/2011/02/la-princesse-lea-de-belgique-a-la-foire-du-livre-de-bruxelles).

Enfin, la princesse a la joie d'être trois fois grand-mère mais elle n'a jusqu'à présent pas posé avec ses petits-enfants afin de préserver leur anonymat. Ils vivent actuellement en Ethiopie où leur père est ambassadeur de Belgique, et viennent de recevoir la reine Mathilde en voyage dans ce pays avec l'Unicef Belgique.

lundi 16 novembre 2015

50ème anniversaire du décès de la reine Elisabeth


                                  


Née en 1876 au château de Possenhofen, Elisabeth est la fille du duc Charles-Théodore en Bavière, ophtalmologue de renom, et de l'infante Marie-José du Portugal. Sa marraine n'est autre que sa tante l'impératrice Elisabeth d'Autriche, la célèbre "Sissi". Elle effectue ses études au pensionnat Saint-Joseph à Zandberg, parle l'allemand, le français et l'anglais, et apprend le piano et le violon.

Lors des funérailles de sa tante la duchesse d'Alençon à Paris, Elisabeth rencontre le prince Albert de Belgique, neveu et héritier du roi Léopold II. Le mariage a lieu en 1900 en Bavière. Malgré la naissance de ses trois enfants (Léopold, Charles et Marie-José), la princesse s'ennuie en Belgique dans les premières années de son mariage, supporte mal le climat pluvieux et a des relations très froides avec ses beaux-parents le comte et la comtesse de Flandre. Elle connaît de nombreux problèmes de santé et fait de fréquents voyages à l'étranger, ce qui alimente les rumeurs de mésentente au sein du couple princier.

En 1909, le roi Léopold II décède. La veille de sa prestation de serment, Albert Ier a des doutes sur ses capacités et ne veut pas monter sur le trône. Son épouse usera de tout son pouvoir d'influence pour le faire changer d'avis. Elisabeth est fière d'être reine et son nouveau statut lui fait aimer la Belgique.

Durant la première guerre mondiale, ils choisissent de rester auprès de l'armée belge derrière les tranchées de l'Yser, ce qui les fait entrer dans la légende (le "Roi Chevalier" et la "Reine Infirmière"). Leurs enfants poursuivent leurs études en Grande-Bretagne et en Italie. Elisabeth apporte régulièrement son soutien aux soldats et blessés et fonde l'Orchestre symphonique de l'armée de campagne mais, contrairement à ce que prétend la littérature hagiographique de l'époque, elle ne travaillait pas tous les jours comme infirmière à La Panne. La Reine joue également un rôle politique : sous prétexte d'aller voir ses enfants, elle transmet des messages confidentiels de son époux aux autorités britanniques.

Après la guerre, la Reine multiplie seule ou avec son mari les voyages à travers le monde. Elle assiste en 1922 à l'ouverture du tombeau de Toutankhamon et soutient la création de la Fondation Egyptologique Reine Elisabeth (plus d'infos à ce sujet :  http://royalementblog.blogspot.be/2011/08/la-reine-elisabeth-et-legyptologie.html). Elle est aussi à l'origine de la Fondation Médicale Reine Elisabeth et du Fonds Reine Elisabeth pour l'Assistance médicale aux indigènes du Congo belge. Son intérêt pour la médecine lui vaut de se voir attribuer le titre de docteur honoris causa de plusieurs universités et de membre d'honneur de l'Académie Royale de Médecine de Belgique. La Reine convainc les responsables politiques de construire le palais des Beaux-Arts de Bruxelles, dû à l'architecte Victor Horta et inauguré en 1928.

Le roi Albert Ier fait une chute mortelle en 1934 lors d'une après-midi d'escalade à Marche-les-Dames. Elisabeth n'est plus la Première Dame de Belgique et se retire au profit de sa belle-fille. Suite au décès de la reine Astrid en août 1935, elle revient à l'avant-plan et reprend toutes ses activités. Elle consacre également plus de temps à ses petits-enfants orphelins (Joséphine-Charlotte, Baudouin et Albert) qu'elle n'en a accordé à ses propres enfants.

A la fin des années 30, elle soutient la création de l'Orchestre National de Belgique, du Concours Musical International Eugène Ysaye (rebaptisé plus tard du prénom de la souveraine), de la Bibliothèque Royale Albert Ier et de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, construite près d'Argenteuil sur un terrain offert par le baron de Launoit.

Durant la deuxième guerre mondiale, Elisabeth reste au château de Laeken. Elle est surveillée par les Allemands mais peut circuler librement en Belgique et à l'étranger. Elle appelle Lilian Baels pour distraire son fils le roi Léopold III déprimé après la capitulation. Le couple se marie en 1941. On a souvent écrit que la reine Elisabeth avait sauvé des prisonniers politiques et des juifs de la déportation, mais les différentes sources se contredisent et ne permettent pas d'affirmer avec certitude que ses protestations atteignaient leur but.

En juin 1944, le roi Léopold III, son épouse et leurs quatre enfants sont déportés en Allemagne. La reine Elisabeth reste en Belgique qui est libérée par les Alliés en septembre. Lors de la Question Royale, elle soutient son fils aîné, mais pas publiquement pour ne pas gêner l'action de son fils cadet Charles, régent du royaume, avec qui elle a des relations difficiles. En 1951, Léopold III abdique au profit de Baudouin, et Elisabeth s'installe au château du Stuyvenbergh jusqu'à sa mort (photos de l'intérieur à cette époque :  http://royalementblog.blogspot.be/2013/03/photos-de-linterieur-du-stuyvenberg.html).

Au cours de sa vie, la reine Elisabeth a été l'amie de nombreux artistes, scientifiques ou écrivains avec qui elle correspond régulièrement :   Jean Cocteau, Yehudi Menuhin, Albert Einstein, Pablo Casals, Albert Schweitzer, Colette, Emile Verhaeren, Eugène Ysaye, Maurice Maeterlinck, etc. Dans les années 50, elle assiste aux premiers mariages de ses petits-enfants et devient arrière-grand-mère. Ayant toujours eu de la sympathie pour les régimes de gauche, elle entreprend à la fin de sa vie des voyages officiels dans des pays communistes (Pologne, U.R.S.S., Yougoslavie et Chine) qui lui valent le surnom de "reine rouge" et la colère du gouvernement belge. Elle soutient différentes initiatives en faveur de la paix durant la guerre froide entre l'Ouest et l'Est.

La Reine décède d'une crise cardiaque en 1965 à l'âge de 89 ans au château du Stuyvenbergh.

A-t-elle marqué l' Histoire?
Oui, son souvenir est régulièrement évoqué. Deux de ses arrières-petits-fils sont sur le trône : le grand-duc Henri de Luxembourg et le roi Philippe des Belges. Et à la génération suivante, ce sera encore plus marquant car la nouvelle princesse héritière de Belgique porte le prénom de la reine Elisabeth. On parle aussi d'elle à travers son écrin (malheureusement très dispersé) :  son diadème Art Déco est porté par la reine Paola, et son diadème Cartier a été racheté par la Maison Cartier qui le montre au public lors d'expositions à travers le monde. Trois de ses initiatives sont toujours très actives et soutenues par la famille royale :   le Concours Musical International Reine Elisabeth (présidente d'honneur : reine Mathilde), la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (présidente d'honneur : reine Paola) et la Fondation Médicale Reine Elisabeth (présidente d'honneur : princesse Astrid). A Bruxelles, elle a droit à une statue au Mont des Arts et à un grand portrait dans un salon du Sénat.

Un sondage paru en mars 2013 demandait quelle était la plus marquante des reines de l'histoire de Belgique. La reine Astrid est arrivée première avec 32%, suivie par les reines Elisabeth et Fabiola à égalité à 27%. Plus loin, 7% des personnes interrogées ont cité la reine Paola, 4% la reine Marie-Henriette et 3% la reine Louise-Marie. Si on analyse plus en détail les résultats, ce sont surtout les 55-70 ans et les Bruxellois qui ont voté le plus en faveur de la reine Elisabeth.

En 2014, le souvenir de la reine Elisabeth a été évoqué à travers un documentaire et un livre réalisés par sa petite-fille la princesse Maria-Esméralda de Belgique, et les nombreuses commémorations de la première guerre mondiale ont rappelé sa présence aux côtés du roi Albert Ier et de l'armée belge derrière les tranchées de l'Yser.


Derniers livres parus sur la reine Elisabeth :


 - "Albert et Elisabeth" :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2014/11/interview-de-christophe-vachaudez-sur.html


- "Albert et Elisabeth : le film d'une vie" :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2014/08/albert-et-elisabeth-le-film-de-la-vie.html

lundi 2 novembre 2015

Activités royales en octobre 2015

                                                              
18 audiences pour le Roi : le premier ministre Charles Michel (reçu 4 fois), l'écrivain belge Geert Van Istendael, une délégation des anciens chefs de corps du Bataillon 12ème et 13ème Ligne, le vice-premier ministre Alexander De Croo, le président de Slovénie Borut Pahor, le président de All Nippon Airways Holdings, le président du comité militaire de l'UE Patrick De Rousiers, les présidents sortant et entrant du Voka, e ministre des Finances Johan Van Overtveldt, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, ainsi que les ambassadeurs d'Albanie, Autriche, Israel, Pays-Bas et Suisse.


31 activités officielles pour le Roi :  forum Young Talent in Action, remise du Prix des Lettres Néerlandaises, remise du Prix de l'Entreprise 2015, visite de travail à la Défense à Evere, rencontre avec des représentants des médias, concert d'automne au palais royal, table ronde de Friends of Europe, visite de la Cour de Cassation, conférence "La Belgique dans les Nations Unies", réunion du comité de gestion du Fonds Prince Philippe, dîner avec des jeunes professionnels de talent, visite du Service Public Fédéral Sécurité Sociale    + 16 activités officielles lors du voyage d'Etat en Pologne (accueil officiel par le couple présidentiel polonais, réunion de travail entre le président polonais et la délégation belge, hommage au Soldat Inconnu, rencontre avec le Maréchal de la Diète, visite de la Warsaw Spire, séminaire Innovation in Life Sciences, réception à l'ambassade belge, dîner de gala offert par le couple présidentiel, rencontre avec le maréchal du Sénat, visite de La Lorraine Bakkery Group, déjeuner avec des investisseurs polonais en Belgique, séminaire sur l'amélioration de la mobilité estudiantine, séminaire sur les partenariats renforcés entre acteurs économiques, visite d'un projet belgo-polonais pour la protection des hêtraies en Europe, dîner offert par le couple royal, visite du Musée de l'Insurrection à Varsovie) + 3 activités officielles lors du voyage d'Etat du couple présidentiel turc (accueil officiel sur la place des Palais, déjeuner officiel au château de Laeken, lancement d'Europalia Turquie).




25 activités officielles pour la Reine :  projet pilote Wikifin à Landen, remise du Prix des Lettres Néerlandaises, 100ème anniversaire à Namur des Guides Catholiques de Belgique, European Microfinance Day à Bruxelles, rencontre avec des représentants des médias, concert d'automne au palais royal, conférence "La Belgique dans les Nations Unies", dîner avec des jeunes professionnels de talent, visite du centre La Braise à Anderlecht    + 13 activités officielles lors du voyage d'Etat en Pologne (accueil officiel par le couple présidentiel polonais, visite d'une exposition d'art contemporain au palais présidentiel, hommage au Soldat Inconnu, visite du Musée Chopin, réception à l'ambassade belge, dîner de gala offert par le couple présidentiel, séminaire sur l'accueil de la petite enfance, visite d'une école germanophone, visite du Musée de l'Histoire des Juifs Polonais, déjeuner de travail sur le thème "Famille et vie professionnelle", visite d'un projet belgo-polonais pour la protection des hêtraies européennes, dîner offert par le couple royal, visite du Musée de l'Insurrection à Varsovie) + 3 activités officielles lors du voyage d'Etat du couple présidentiel turc (accueil officiel sur la place des Palais, déjeuner officiel au château de Laeken, lancement d'Europalia Turquie).




0 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola




35 activités officielles pour la princesse Astrid :  réunion à la FEB à l'occasion du voyage d'Etat du président turc, inauguration d'un buste d'Edith Cavell à Uccle, hommage au Sénat à Edith Cavell, remise des Prix Terre d'Avenir de la Fondation Reine Paola  +  31 activités officielles lors de la mission économique au Canada  (accueil par la ministre des Relations Internationales et de la Francophonie de Québec, session d'information, rencontre avec le ministre des Finances de Colombie britannique, ouverture du séminaire The Canada-EU trade deal, visite du Vancouver Aquarium, cocktaïl de clôture de deux séminaires belges, investment power lunch "Invest in Belgium", cérémonie de signature de contrats, présentation des activités d'Exmar en Colombie britannique, réception officielle belge, petit-déjeuner organisé par la FEB, ouverture du séminaire "The Agro-food sector in Belgium", présentation des activités de Ballard Power Systems, cocktaïl chez Alpha Technologies, power lunch organisé par Biopharma, rencontre avec le maire de Vancouver, inauguration d'un nouvel investissement technologique chez ASCO, dîner donné par le ministre de l'Enseignement supérieur de Colombie britannique, petit-déjeuner donné par le lieutenant-gouverneur de Colombie britannique, ouverture de la session d'information "Doing Business in Alberto", présentation de Cofely Fabricom, cérémonie en mémoire de la première guerre mondiale, réception au musée naval d'Alberta, petit-déjeuner avec le lieutenant-gouverneur d'Alberta, rencontre avec le conseiller de la Ville de Calgory, ouverture du Agrifood Business Event, power lunch sur le thème Oil, Glas and Energy, ouverture du séminaire "Belgium, the best Partner for oïl", visite de la faculté de médecine de l'Université de Calgory, dîner donné par le président de l'assemblée législative d'Alberta, inauguration de "Watt a Kiosk").






0 activité officielle pour le prince Lorenz.




11 activités officielles pour le prince Laurent :  30ème anniversaire de la Société du Logement de la Région Bruxelloise, 150ème anniversaire de la fête de la Jeunesse de Saint-Rémy à Blegny, visite de Soft Kinetic à Ixelles, 25ème anniversaire du centre pour handicapés Le Gardian à Ciney, concours du plus beau zinneke organisé par la Fondation Prince Laurent, Fun Rallye Fiat 500 de la Fondation Justine for Kids à Limelette, départ du Stars Rallye Télévie au Cinquantenaire, voyage en Ukraine (rencontre avec le député Oleksands Vilkul, visite de l'Université Nationale de Dnipropetrovak, réunion avec l'entreprise D Tek, visite d'une école pour enfants ayant des problèmes auditifs).




4 activités officielles pour la princesse Claire :  30ème anniversaire de la Société du Logement de la Région Bruxelloise, 25ème anniversaire du centre pour handicapés Le Gardian à Ciney, concours du plus beau zinneke organisé par la Fondation Prince Laurent, soirée théâtrale au profit de la Maison d'Enfants Reine Marie-Henriette.


Récapitulatif des activités officielles de janvier à octobre (source : www.monarchie.be) :


Roi :  165 activités officielles + 132 audiences


Reine :  180 activités officielles


Princesse Astrid :   110 activités officielles


Prince Laurent :  68 activités officielles


Princesse Claire :   28 activités officielles


Prince Lorenz :   17 activités officielles


Reine Paola :   13 activités officielles


Roi Albert II :   11 activités officielles


(Merci à Royalement Blog pour son aide pour la préparation de cet article)

lundi 26 octobre 2015

Le combat d'Astrid contre la malaria de 2007 à 2015

                                          




                                  PPE15121433


En août 2007, Astrid devient représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership, créé par l'Organisation Mondiale de la Santé, le programme des Nations-Unies pour le Développement et l'Unicef, afin de lutter contre la malaria. Chaque année, 1 à 2 million(s) de personnes décédaient dans le monde des suites de la malaria. La princesse effectue un voyage en Tanzanie en octobre 2007 pour se rendre compte des ravages de cette maladie. Elle confie à la journaliste Françoise Gilson pour les quotidiens du groupe Sud Presse :


"Je suis heureuse de m'être engagée dans ce combat. La malaria est une maladie horrible dont les conséquences sont dramatiques. Comme le sida, c'est une maladie de la pauvreté. Mais on peut la soigner et la guérir. Pour cela, je me mettrai à disposition du Roll Back Malaria Partnership. Franchement, moi, je me sens une petite chose. Mais je suis très contente car c'est un combat qui me correspond. J'aime cette idée de travail d'équipe : le monde est un "global village" et on doit tous faire quelque chose. Mon rôle?  Notamment médiatiser cette problématique, vous parler à vous, la presse. Naturellement, çà ne m'est pas facile mais je suis décidée à le faire. On ne peut pas s'endurcir quand on voit ces femmes tristes et résignées face à la maladie, ces enfants qui souffrent. Les enfants, c'est ce qu'il y a de plus vulnérable. En tant que maman de cinq enfants, ce que je vois me touche encore plus".


De retour en Belgique, elle visite l'entreprise pharmaceutique Glaxo Smith Kline Biologicals à Rixensart afin d'être informée des derniers développements dans la recherche de vaccins contre la malaria.


En avril 2008, la princesse Astrid se rend en Zambie, un pays où 73% des 10 millions d'habitants vivent sous le seuil de la pauvreté. Sa visite coïncide avec la première journée mondiale de lutte contre la malaria (25 avril) qui est célébrée à Livingstone en présence de 14 ministres de la Santé africains et du vice-président zambien.


Dans le village de Katambora, Astrid rencontre les membres de l'expédition "Faire du Zambèze un fleuve de vie" qui a pour objectif de toucher les villages les plus reculés et inaccessibles par une autre voie que fluviale et distribuer des moustiquaires. Entre le 26 avril et le 10 mai 2008, cette expédition parcourt 2.500 km le long du Zambèze et traverse six pays (Angola, Zambie, Namibie, Botswana, Zimbabwe et Mozambique). Elle est coordonnée depuis Genève par le Belge Hervé Verhoosel, qui propose à la princesse de monter à bord d'un Zodiac de l'équipe.


En compagnie du Docteur Awa Marie Coll-Seck, directrice du programme RBM, et de la chanteuse sud-africaine Yvonne Chaka Chaka, Astrid assiste dans le village de Katambora à une distribution de moustiquaires qui restent, à ce jour, le moyen le plus sûr de lutter contre le paludisme. Elles se rendent ensuite à l'hôpital de Livingstone et à la cérémonie officielle organisée pour la journée mondiale. Son voyage reçoit beaucoup d'échos positifs, notamment auprès des journalistes belges qui l'accompagnent en Zambie et ont pu l'interviewer :


"On a trop longtemps laissé tomber cette terrible maladie, comme si c'était une fatalité. Savez-vous qu'un enfant peut en mourir en à peine six heures? J'aime pouvoir aider mais je ne suis pas une superwoman. Mon rôle est en quelque sorte d'attirer l'attention, faire en sorte que vous veniez avec moi, vous les médias. Moi, je peux aider à promouvoir des actions comme celles-ci. Si ma venue en Zambie a permis de sauver la vie d'une seule personne, ce voyage aura déjà été une réussite. Je suis une fille très terre à terre. Pour moi, l'objectif à atteindre est le plus important.


Mme Awa Marie Coll-Seck est venue me voir à Bruxelles. Elle a notamment été ministre de la Santé au Sénégal et a travaillé pour l'Organisation Mondiale de la Santé. Le courant est passé immédiatement. Elle a dû se dire que je pouvais faire l'affaire!  Il y a urgence et ce combat me tient à cœur. Un vaccin pourrait voir le jour d'ici 2012. Il est essentiel que les Africains y aient accès, d'un point de vue économique notamment. Quand je vois ces malheureux qui n'ont rien, qui fuient leur pays pour tenter leur chance en Europe, quand je vois ces réfugiés à Gibraltar, aux Canaries, on ne peut pas rester les bras croisés. Pour nous Européens, il est important que ces gens puissent rester chez eux mais avec un vrai avenir. Celui-ci passe notamment par la santé. Mon discours n'a rien de politique".


La Malaria Foundation International - dont le siège est basé à Atlanta aux Etats-Unis - a désigné fin 2008 la princesse Astrid comme le membre de toutes les familles royales du monde qui s'engage le plus contre la malaria.


Au cours d'une conférence de presse à Bruxelles en mars 2009, elle annonce qu'elle accepte de prolonger de deux ans son mandat de représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership, et qu'elle effectuera à ce titre un voyage dans le Golfe (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis et Qatar) du 27 mars au 3 avril. En novembre, la princesse, le Docteur Awa Coll-Seck et le ministre belge de la Coopération au Développement Charles Michel assistent à Bruxelles à la présentation d'United Against Malaria qui veut profiter de la Coupe du Monde de football 2010 en Afrique du Sud pour attirer l'attention sur la malaria.


Après avoir effectué des voyages en Tanzanie (2007), Zambie (2008) et dans les pays du Golfe (2009), la princesse Astrid se rend en Amérique du Nord du 15 au 21 avril 2010 dans le cadre de la Semaine Mondiale contre la Malaria aux côtés du Docteur Awa Marie Coll-Seck et d'Hervé Verhoosel, respectivement directrice et porte-parole du RBM. A Ottawa, ils incitent les organisateurs du G8 à mettre le sujet du paludisme à l'agenda de la réunion des chefs d'Etat en juin. A New York, ils se rendent au siège de l'Unicef et à la Bourse afin de sensibiliser les secteurs privés à la lutte contre la malaria. Ils rencontrent également le président tanzanien pour le féliciter de la création de l'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme. A Washington, ils sont allés à la Fondation des Nations Unies, à la librairie du Congrès et au bureau régional de l'OMS où la princesse Astrid a demandé à obtenir un bilan de la maladie en Amérique du Sud et en Haïti. De retour à Bruxelles, elle assiste au Parlement Européen à la présentation du nouveau rapport "Malaria and Children", co-écrit par Roll Back Malaria et l'Unicef.


Le 30 septembre 2010, la princesse est présente à l'avant-première du documentaire "The Motherland Tour : a Journey of African Woman", suivi d'une discussion sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement, notamment la lutte contre la malaria.


Un an plus tard, Astrid est à New York pour participer au dixième anniversaire du Roll Back Malaria Partnership dont elle est la représentante spéciale. Elle reçoit au palais royal l'ancien président américain Jimmy Carter afin de parler de la malaria. Et en novembre, elle se rend aux Emirats Arabes Unis, au Koweït et au Qatar avec le directeur exécutif du Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose afin d'inciter ces trois pays à accroître leurs efforts pour lutter contre la malaria.


Lors de son voyage en Indonésie du 12 au 15 avril 2012, Astrid rencontre la presse :
"Pourquoi avez-vous souhaité que l'Indonésie entre dans le Roll Back Malaria Partnership?
- Il est vrai que 90% de cette pandémie touche l'Afrique, contre 10% pour l'Asie. Mais l'Indonésie est un acteur clef, membre du G20, de l'Organisation des Pays de la Coopération Islamique et de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est. Elle a le pouvoir de mettre la question de la malaria à l'ordre du jour au plan international. D'ailleurs, les réunions que j'ai pu avoir avec la Première Dame, le vice-président, le ministre des Affaires étrangères et le secrétaire général de l'ANASE ont donné lieu à des avancées prometteuses.


- Quelles sont les rencontres qui vous ont le plus impressionnée ici à Sumatra?
- Les enfants médecins!  Ces tout jeunes garçons et filles qui servent de relais dans les communautés, les villages, pour rappeler à chacun avec une fraîcheur, une conviction extraordinaire, les mesures de prévention et les comportements qui permettent de limiter la prolifération de la pandémie. C'est une initiative très belle. Une approche éducationnelle qui contribuera à rompre le cercle vicieux de la maladie pour entrer dans un cercle vertueux. A l'hôpital Abdul Moeloek, j'ai rencontré plusieurs patients atteints de malaria. Le troisième était atteint d'une forme cérébrale sévère. Il a 22 ans, comme mes enfants, il a attendu un peu trop longtemps pour aller à l'hôpital, mais il va s'en sortir. On va le suivre et on va aussi procéder à une distribution de moustiquaires dans son village.


- Vous êtes représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership depuis 2007. Qu'est-ce qui vous a incité à épouser cette cause?
- Le fait que cette maladie frappe d'abord les plus vulnérables, les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Et puis, il s'agit, avec la tuberculose et le sida, d'une des trois maladies globales constituant un frein au développement économique et social des populations. La perte de productivité engendrée par la malaria en Afrique est de douze milliards de dollars par an. Il en faudrait à peine plus de trois pour éradiquer ce fléau sur l'ensemble du continent. Vous ne croyez pas que ce serait une bonne affaire de se soucier des hommes?


- Pourquoi avez-vous toujours choisi d'axer votre action sur les questions de santé?
- J'aurais aimé être médecin, essayer de comprendre les maladies, de soulager les gens au mieux. Ce qui me motive, c'est l'espoir d'apporter ma petite contribution pour que les choses s'améliorent.


- Comment concevez-vous votre rôle de princesse?
- Ce titre correspond à une forme de hasard. Je le vois comme un service au profit de la population, de mon pays, comme beaucoup de personnes servent leur pays. Au-delà, je crois aussi en une responsabilité universelle. Quand on se dit développé, et même s'il y a une pauvreté grandissante dans nos pays occidentaux, on doit rester ouverts à l'extrême-pauvreté. Surtout de nos jours. Le global rejaillit sur le national.


- Que représente à vos yeux le prix que va vous remettre le secrétaire-général de l'ONU Ban-Ki Moon au nom de votre lutte contre la malaria?
- Je suis infiniment honorée. C'est extrêmement prestigieux. Je ne le mérite pas, j'effectue des visites éclair. Ce sont les gens sur le terrain qui font un travail exceptionnel. En tant que Belge, je suis fière de pouvoir ainsi représenter mon pays. Cette récompense est une façon de mettre en avant la Belgique et Roll Back Malaria".


A l'occasion des 50 ans de la faculté de médecine des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur en novembre 2012, la princesse assiste à l'exposé "La découverte du vaccin de la malaria : une aventure humaine et scientifique" du Docteur Joe Cohen, vice-président de GSK Biologicals, co-inventeur du vaccin, à qui sera remis le titre de docteur honoris causa. Le même mois, Astrid visite l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers avec le Docteur Fatoumata Nafo-Traoré, la nouvelle directrice du Roll Back Malaria Partnership.


En janvier 2013, elle se rend en Suisse au forum économique de Davos et au siège de la FIFA à Zürich pour mobiliser les personnalités présentes à la lutte contre la malaria. Après avoir rencontré le président de la FIFA Joseph S. Blatter, la princesse a répondu aux questions du site Internet FIFA.com :


"Quel est l'objet de votre visite à Zürich?
- En tant que représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership (RBM), je suis très honorée d'avoir eu l'occasion de me rendre dans les bureaux de la FIFA à Zürich. J'y ai rencontré le président Blatter pour discuter de l'engagement de la FIFA dans le domaine de la santé et plus particulièrement de la lutte contre la malaria. Ces dernières années, la FIFA a apporté un soutien précieux à RBM. J'étais très heureuse de pouvoir exprimer personnellement ma gratitude à Mr Blatter. Nous avons également évoqué d'autres collaborations possibles entre la FIFA et RBM, notamment à travers les campagnes que nous proposons.


- Quel rapport entretenez-vous avec le football? Comment voyez-vous ce sport?
- J'aime regarder le football à la télévision. Je suis contente que mes deux fils pratiquent ce sport. Le football est bien plus qu'un jeu. Il développe l'esprit critique, il influence les comportements et il a le pouvoir de provoquer de grands changements dans nos sociétés, partout dans le monde. Des personnes d'origines sociales ou géographiques très diverses se trouvent des points communs sur le terrain. Ils oublient ainsi leurs différences. Indépendamment des opinions de chacun, le football est capable de rapprocher les communautés. Notre objectif est donc de canaliser cette énergie pour encourager le changement social et faire passer un message d'espoir.


- Qu'espérez-vous accomplir en tant que représentante spéciale de RBM?
- A travers mon action au sein du RBM, j'espère être en mesure d'inscrire cette maladie sur l'agenda international. Je suis la voix de tous ceux et celles qui luttent contre la malaria. Je souhaite encourager les pouvoirs publics à agir dans ce domaine. Grâce à l'action conjuguée des partenaires de RBM, nous avons accompli des choses extraordinaires en l'espace de quelques années. J'espère contribuer à faire avancer cette cause. Il faut que le nombre de malades diminue, jusqu'à ce que ce fléau appartienne définitivement au passé.


- Où en est-on dans la lutte contre la malaria au niveau mondial?
- Ces dernières années, nous avons réalisé des progrès importants dans la lutte contre la malaria. Le nombre de décès causés par cette maladie a reculé de 25% depuis 2001. Au cours de cette période, 43 pays à travers le monde ont vu leur nombre de cas diminuer d'au moins 50%. A la fin de l'année 2010, nous avions distribué suffisamment de moustiquaires traitées aux insecticides pour couvrir les besoins de 80% de la population à risque en Afrique. Néanmoins, ces succès restent fragiles. Près de la moitié de la population mondiale reste menacée par la malaria. En dépit de nos avancées dans le domaine de la prévention, du diagnostic et du traitement,  219 millions de personnes contractent la maladie chaque année. On dénombre encore plus de 650.000 décès annuels. Nous devons travailler dans toutes les régions où sévit la malaria. Nous devons également œuvrer pour des solutions durables, afin que la malaria ne soit pas en mesure de faire son retour dans les zones où elle avait été éradiquée.


- En quoi la FIFA peut-elle vous aider à résoudre ce grave problème de santé?
- En tant qu'instance dirigeante d'un sport pratiqué par des millions de personnes, je crois que la FIFA a la responsabilité et l'opportunité de mettre le pouvoir du football au service de la promotion de messages positifs et du changement social. J'ai été très impressionnée par les programmes Football for Health et 11 pour la Santé mis en place par la FIFA. Ces initiatives s'appuient sur le football pour encourager des comportements sains et transmettre un message d'espoir aux communautés confrontées à des maladies comme la malaria ou le sida. J'espère que la FIFA et RBM seront en mesure de collaborer sur de nouveaux projets, qui contribueront à améliorer la santé de chacun.


- Le président de la FIFA rappelle souvent que le football joue un rôle social et culturel. Etes-vous de ceux qui pensent que le football est plus qu'un jeu?
- Tout à fait! Je crois que le football a le pouvoir de rapprocher les communautés, de faire passer des messages d'espoir et de contribuer au changement social. La campagne Unis contre la Malaria lancée par les partenaires de RBM s'est appuyée sur la popularité du football pour toucher plus d'un milliard d'individus, grâce à des annonces et des publicités diffusées pendant la Coupe du Monde 2010. Pendant la Coupe d'Afrique des Nations, des joueurs comme Samuel Eto'o ou Didier Drogba relaient le message dans plus de dix pays africains. A travers cet engagement, le football s'adresse à des passionnés qui vivent au sein de communautés vulnérables. Ces messages vont sauver des vies.


- Pourquoi avez-vous choisi de vous engager auprès du RBM?
- J'ai décidé de devenir la représentante spéciale du RBM parce que je trouvais inacceptable que tant de gens souffrent et meurent à cause d'une maladie que l'on sait prévenir et traiter, comme la malaria. Dans le cadre des mes fonctions, j'ai eu l'occasion de me rendre en Zambie, en Tanzanie et en Indonésie. J'ai pu voir par moi-même les dégâts que cause la malaria :  des mères marchent pendant des heures, accompagnées de leurs enfants malades, en quête d'un traitement indisponible ou trop cher ; des classes se retrouvent désertées ; des pères enterrent leurs enfants bien trop jeunes. Mais j'ai également pu constater que des solutions simples et peu coûteuses pouvaient être porteuses d'espoir :  des moustiquaires traitées, des insecticides, des diagnostics fiables et des traitements appropriés. Ces outils ont fait leurs preuves. Ils sont efficaces, ils ne coûtent pas cher et ils peuvent changer le cours de l'histoire pour des générations. Plus que jamais, nous devons travailler ensemble pour protéger ces outils.


- Pour quelle raison vous passionnez-vous pour cette cause?
- La malaria revêt une importance particulière à mes yeux car elle s'attaque aux personnes les plus vulnérables : les femmes enceintes et les enfants. Malgré les formidables progrès de la médecine, cette maladie tue encore aujourd'hui un enfant à chaque minute. Je ne vous parle pas de statistiques. Il s'agit de vies humaines et de destins qui ne s'accompliront jamais. Ces décès ont un impact économique significatif dans des régions souvent déjà durement éprouvées. En Afrique, qui concentre 90% des décès liés à la malaria, on estime que cette maladie entraîne une perte de productivité de 12 milliards de dollars par an. La malaria est une maladie que l'on sait traiter et prévenir. Pourtant, elle plonge des pays entiers dans la pauvreté. Je veux voir des mères donner naissance à des enfants en bonne santé, qui fêteront leur cinquième anniversaire et dont els études ne seront pas perturbées par la malaria. Ce n'est pas une utopie, mais pour réaliser cet objectif, nous aurons besoin de l'aide et de l'engagement de nombreuses personnes. Je crois qu'il est de notre devoir de trouver toutes les ressources nécessaires pour que tout le monde puisse vivre une vie saine et productive, sans craindre la malaria".


Quelques mois plus tard, la princesse se rend au Japon et au Cambodge en tant que représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership, et y est reçue notamment par les deux familles royales. Au Japon, elle lance un appel pour accroître les investissements asiatiques dans la lutte contre la malaria en vue de la future Conférence internationale de Tokyo sur le développement en Afrique.


Astrid en profite aussi pour rencontrer les journalistes belges qui l'accompagnent :
"Alors que la malaria n'est plus tellement une maladie médiatique, pourquoi cette visite au Japon et au Cambodge?
- Je me suis rendue au Japon pour plaider le maintien de la problématique de la malaria à l'agenda des priorités de ce pays donateur, comme des autres pays donateurs dans le monde entier. Malgré les succès obtenus (un quart de décès en moins dans le monde depuis le début de l'action de Roll Back Malaria), ce fléau reste encore actif dans le monde, avec 90% de cas qui touchent l'Afrique et près de 10% l'Asie. Il faut donc plus que jamais reconscientiser au plus haut niveau sur l'intérêt de cette lutte. Je suis aussi venue au Cambodge non seulement pour féliciter les autorités des succès déjà obtenus dans cette lutte contre la maladie. Leur plan de lutte national est un exemple à montrer au monde entier. Mais je suis aussi venue ici pour attirer l'attention sur une nouvelle problématique :  dans la région du Mékong, le parasite devient résistant aux meilleurs traitements. Il faut donc plus que jamais maintenir les efforts pour éradiquer la maladie, mais aussi encourager comme ils le font ici un dépistage systématique dans les villages au cœur même des régions endémiques. Ce qui permet un meilleur diagnostic et donc l'application d'un traitement approprié. Car l'application de traitements préventifs parfois à mauvais escient a permis malheureusement au parasite de trouver la parade aux médicaments.


- Pourquoi avoir accepté de soutenir la lutte contre la malaria? Qu'est-ce qui vous motive encore six ans plus tard?
- La malaria, la tuberculose et le sida touchent particulièrement les personnes les plus vulnérables de la société :  les enfants, les femmes enceintes et les pauvres en général. Il y a une pauvreté extrême dans le monde. En 2000, le secrétaire général de l'ONU de l'époque, Kofi Annan, s'est dit que cela ne pouvait plus durer et a initié des actions précises en ce sens. Moi, vous le savez peut-être, j'ai beaucoup de mal à voir la pauvreté qui règne dans notre pays et dans le monde. Nous avons tout intérêt, tous, à ce que le monde aille mieux. C'est ma principale motivation. Chaque fois que j'en parle, cela me touche, excusez-moi.


- Comment concevez-vous votre rôle de princesse? Attirer l'attention sur des causes et ouvrir des portes par votre titre ou votre notoriété?
- Vous savez, je me sens non seulement une citoyenne belge, mais aussi une citoyenne mondiale. Et face à des thématiques comme la pauvreté et des maladies, la Belgique est peut-être un petit pays, mais elle s'implique! Elle est présente à tous les niveaux. On peut tous aider, chacun à notre place, à notre niveau. Moi, je ne suis qu'un instrument. Mais je pense que je peux exercer un plaidoyer que ce soit auprès des autorités ou directement sur le terrain en visitant des projets. Je peux peut-être aussi apporter des contacts et une certaine médiatisation. Mais vous savez, on m'a proposé de faire ce travail et c'est à vous de juger de l'efficacité de mon implication. Je n'oserais pas en parler moi-même. Si on me dit que je ne suis plus utile, je me retirerai. Je ne veux surtout pas m'imposer".


En mai 2014, la princesse Astrid, le prince Lorenz, le Docteur Fatoumata Nafo-Traoré et Hervé Verhoosel se rendent à Abu Dhabi pour rencontrer la sheikha Lubna bint Khalid bin Sultan Al Qasini (ministre de la Coopération internationale et du développement des Emirats Arabes Unis) et inaugurer l'exposition "Malaria :  Blood, Sweat and Tears".


Le mandat de représentante spéciale du RBM de la princesse a pris fin en 2015.

lundi 12 octobre 2015

1er Salon du Livre d'Histoire de Bruxelles

                              


Cliquez ci dessous sur "Marie-Esméralda" et "Weber Patrick" pour retrouver mes articles sur ces deux auteurs.

lundi 5 octobre 2015

Activités royales en septembre 2015

                                
Photo ci-dessus : le Roi et le prince Emmanuel avec des athlètes paralympiques à la Journée Sans Voitures en septembre à Bruxelles.


30 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 4 fois), le secrétaire d'Etat au Commerce Extérieur Pieter De Crem, le ministre d'Etat Frank Vandenbroucke, le président du SPA John Crombez, les présidents de Vlamingen van de Wereld et de l'Union Francophone des Belges à l'étranger, une délégation de l'Association Royale des Ordres Nationaux créés par Léopold II, le président du parlement wallon André Antoine, le ministre-président de la communauté française Rudy Demotte, la ministre des Finances Sophie Wilmes (prestation de serment), le président du parlement de la communauté française Philippe Courard, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon, les présidents sortant et entrant de l'Union Wallone des Entreprises, le ministre de la Justice Koen Geens, le lauréat de l'Epée du Roi 2015, le secrétaire d'Etat Théo Francken, le président de l'Union des Associations Laïques Sylvain Peeters, ainsi que les ambassadeurs du Malawi, Equateur, Irak, Laos, Cambodge, Grèce, Burundi, Andorre, Allemagne, France et Iran (remise de lettres de créance ou audience de congé).


18 activités officielles pour le Roi :   match de football Belgique/Bosnie-Herzégovine, 8ème soirée de gala du comité de soutien de Flandre Orientale de la Fondation Roi Baudouin, visite de Corda In Campus à Hasselt, visite de la maison de vacances Reine Fabiola à Maasmechelen, visite du centre Connecterra à Maasmechelen, réception à l'hôtel de ville de Maasmechelen, journée nationale de Chirojeugd Vlaanderen, déjeuner avec l'Asian Society, 12ème réunion des chefs d'Etat germanophones à Vaduz, déjeuner offert par le prince-régent au château de Vaduz, visite du Musée des Arts du Liechtenstein, rencontre avec les autorités politiques du Liechtenstein, 50ème anniversaire de Volvo Car Gent, visite d'un campus à Eupen, visite de l'entreprise Karl Hugo à Amblève, inauguration du Musée du Train à Schaerbeek, visite du centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Belgrade, visite de Mediafin à Bruxelles.


16 activités officielles pour la Reine :  réunion des National Immunization Programme Managers à Anvers, 20ème anniversaire de la Cellule Personnes Disparues de la Police Fédérale, 8ème soirée de gala du comité de soutien de Flandre Orientale de la Fondation Roi Baudouin, visite de Corda In Campus à Hasselt, visite de la maison de vacances Reine Fabiola à Maasmechelen, session du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU à Genève, High Level Event à Genève sur le thème Child Online Protection, réunion de travail avec l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés et l'Organisation Internationale pour la Migration, visite d'un atelier de charpenterie à Vaduz, visite de l'association Neues Lernen à Vaduz, déjeuner offert par le prince-régent au château de Vaduz, visite du Musée des Arts du Liechtenstein, rencontre avec les autorités politiques du Liechtenstein, table ronde sur le thème Par les jeunes/Pour les jeunes, visite de Mediafin à Bruxelles, visite de l'Institut Sainte-Marie de Bouillon.


0 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola


4 activités officielles pour la princesse Astrid :   cérémonie d'ouverture du congrès mondial de l'ISNA, visite de laboratoires de l'Université de Gand soutenus par la Fondation Médicale Reine Elisabeth, remise du Prix Fondation Simone et Pierre Clerdent, démonstration de nouvelles techniques de déminage des mines antipersonnels.


3 activités officielles pour le prince Lorenz :  inauguration du vitrail de Léon d'Oultre à la cathédrale Saint-Paul de Liège, gala annuel de la Société Nationale de la Croix-Rouge roumaine, dîner en son honneur au château de Peles.


4 activités officielles pour le prince Laurent :   déjeuner-conférence du premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel au Cercle de Lorraine, 14ème Congrès Forestier Mondial à Durban, inauguration à Gembloux des Journées du Patrimoine Wallon, avant-première du film "Deux au Carré"


2 activités officielles pour la princesse Claire :  inauguration à Gembloux des Journées du Patrimoine Wallon, avant-première du film "Deux au Carré".


Récapitulatif des activités officielles de janvier à septembre (source :  www.monarchie.be) :


Roi :   134 activités officielles + 114 audiences


Reine :  155 activités officielles


Princesse Astrid :  75 activités officielles


Prince Laurent :   57 activités officielles


Princesse Claire :  24 activités officielles


Prince Lorenz :  17 activités officielles


Reine Paola :   13 activités officielles


Roi Albert II :   11 activités officielles

lundi 28 septembre 2015

Nouvelles de la reine Paola

             
Après l'annulation de ses activités officielles de début septembre pour raison de santé, le Palais a annoncé que la reine Paola souffrait de problèmes de rythme cardiaque, mais qu'elle allait mieux. La carte de remerciements qu'elle a fait envoyer aux personnes lui ayant souhaité un bon anniversaire ou/et rétablissement, circule également depuis quelques jours sur les réseaux sociaux.


Pour plus d'infos sur sa vie, je vous renvoie à l'article biographique que je lui avais consacré pour ses 76 ans :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/09/les-76-ans-de-la-reine-paola.html


Ou cliquez ci-dessous sur "Paola" pour retrouver tous mes autres articles qui la concernent.

lundi 7 septembre 2015

Activités royales en août 2015

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1 activité officielle pour le Roi :  cérémonie à Küssnacht pour les 80 ans du décès de la reine Astrid (voir photo ci-dessus en compagnie de son fils le prince Gabriel).


0 activité officielle pour la Reine


0 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola


0 activité officielle pour la princesse Astrid et le prince Lorenz


2 activités officielles pour le prince Laurent et la princesse Claire :  concours de saut international d'obstacles à Lierre et 20ème festival de théâtre de rue à Herve.


Récapitulatif des activités officielles de janvier à août 2015 (source : www.monarchie.be) :


Roi :   116 activités officielles + 84 audiences


Reine :   139 activités officielles


Princesse Astrid :   71 activités officielles


Prince Laurent :  53 activités officielles


Princesse Claire :   22 activités officielles


Prince Lorenz :   14 activités officielles


Reine Paola :   13 activités officielles


Roi Albert II :   11 activités officielles

lundi 31 août 2015

80ème anniversaire du décès de la reine Astrid

                                             


Ce 29 août, on commémorait le 80ème anniversaire du décès de la reine Astrid (grand-mère du roi Philippe), décédée en Suisse en 1935 à l'âge de 30 ans. Plus d'infos sur sa vie :   www.noblesseetroyautes.com/2010/08/portrait-astrid-reine-des-belges


Deux chapelles ont été construites en sa mémoire :
- à Küssnacht en Suisse :   http://royalementblog.blogspot.be/2015/08/chapelle-astrid-kussnacht-suisse.html
- à Briquemont en province de Namur :  http://royalementblog.blogspot.be/2014/01/la-chapelle-reine-astrid-de-briquemont.html


Un mémorial a été édifié à Laeken :  www.noblesseetroyautes.com/2010/08/le-memorial-reine-astrid


Il existe des statues ou bustes de la reine Astrid aux quatre coins du pays. Pour la province du Hainaut, citons le cas de Mons (http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/08/pro-belgica-mons-le-23-aout.html) et Maurage (http://probelgicahainaut.blogspot.be/2012/10/le-nouveau-buste-de-la-reine-astrid.html).


En France, on peut voir un buste de la reine Astrid à Paris (http://probelgicahainaut.blogspot.be/2012/01/monuments-belges-paris.html) et Toufflers (www.noblesseetroyautes.com/2015/08/lhommage-de-toufflers-a-astrid-reine-des-belges).

lundi 3 août 2015

Activités royales en juillet 2015

                 


5 audiences pour le Roi :  le président du parlement flamand Jan Peumans, la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant, le président du comité militaire de l'Otan Petr Pavel, le premier ministre Charles Michel, ainsi que les participants de Worldskills 2015.


9 activités officielles pour le Roi :  visite de travail à la KUL sur le postgraduat en entreprise innovante pour ingénieurs, départ de la 4ème étape du Tour de France, déjeuner de travail sur l'emploi et la formation des jeunes, inauguration des expositions estivales du palais royal, concert de l'Orchestre National de Belgique pour la fête nationale, Te Deum de la fête nationale, défilé militaire et civil, visite de la Fête au Parc, feu d'artifice de la fête nationale.


13 activités officielles pour la Reine :  remise du Prix Fédéral de Lutte contre la Pauvreté 2015, 30.000ème Last Post à Ypres, bénédiction de la mer à Blankenberghe, rencontre avec l'organisation Te Gek, visite de l'exposition Boltanski au MAC's, visite de l'exposition Piano&Co à Gand, visite de l'exposition A votre service au palais d'Egmont, inauguration des expositions estivales du palais royal, concert de l'Orchestre National de Belgique pour la fête nationale, Te Deum de la fête nationale, défilé militaire et civil, visite de la Fête au Parc, feu d'artifice de la fête nationale.


0 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola


4 activités officielles pour la princesse Astrid et le prince Lorenz :  concert de l'Orchestre National de Belgique pour la fête nationale, Te Deum à Anvers, défilé militaire et civil, visite de la Fête au Parc.


3 activités officielles pour le prince Laurent et la princesse Claire :  Te Deum à Mons, défilé militaire et civil, visite de la Fête au Parc.


Récapitulatif des activités officielles de janvier à juillet 2015 (source :  www.monarchie.be) :


Roi :   115 activités officielles + 84 audiences


Reine :  139 activités officielles


Princesse Astrid :   71 activités officielles


Prince Laurent :  51 activités officielles


Princesse Claire :  20 activités officielles


Prince Lorenz :  14 activités officielles


Reine Paola :   13 activités officielles


Roi Albert II :   11 activités officielles

lundi 20 juillet 2015

Le prince Charles de Belgique sous l'Occupation (1940-1944)

Colonel à l'état-major de la Cavalerie, le prince Charles participe modestement du 10 au 28 mai 1940 à la campagne contre l'invasion allemande. Il n'exerce pas de commandement mais effectue des missions. Il parcourt 4.800 km en auto en 18 jours. Il a notamment cherché des survivants sous les ruines de maisons bombardées dans sa chère ville d'Ostende. Il était présent le 21 mai 1940 à l'hôtel de ville d'Ypres lors de la rencontre entre le général Weygand, commandant en chef des forces françaises, et le roi Léopold III. Après la capitulation de l'armée belge, il est transféré de Bruges à Bruxelles avec la reine Elisabeth sous escorte allemande. Pendant la guerre, il peut circuler librement en Belgique et tente d'améliorer le sort des soldats prisonniers. D'après Gunnar Riebs, il aurait caché pendant quelque temps au palais royal Adrien Goffinet, le neveu de Robert, qui n'avait pas répondu à l'ordre d'aller travailler en Allemagne.


L'historien Jo Gérard demanda un jour au prince pourquoi il n'était pas parti à Londres en 1940. Il lui répondit :   "Parce que la Belgique m'a toujours collé aux semelles, comme elle colle aux chansons de Brel. C'est la même chose, comprenez-vous?".


C'est au début des années 40 que le comte de Flandre devient l'ami du peintre belge Alfred Bastien (1873-1955). Sa famille est originaire de Welden près d'Audenaerde mais les parents d'Alfred se sont installés avec leurs neuf enfants à Ixelles. Doué et intelligent, il effectue ses études à l'Athénée de Gand, aux Académies des Beaux-Arts de Gand et Bruxelles. Il devient ensuite le modèle et l'ami du sculpteur Jef Lambeaux, l'auteur de la célèbre fontaine de la Grand-Place d'Anvers. Après un premier mariage raté avec la cantatrice Georgette Leblanc, il effectue un long voyage en 1903 (France, Espagne, Angleterre, Algérie et Maroc). En 1911, à la demande d'Albert Ier, le gouvernement belge commande à Alfred Bastien et Paul Mathieu l'édification d'un Panorama du Congo destiné à l'Exposition Universelle de Gand de 1913. Durant la première guerre mondiale, il est volontaire de guerre au sein de la Section Artistique de l'armée belge, ce qui lui permet de côtoyer régulièrement le roi Albert et la reine Elisabeth derrière les tranchées. Après la guerre, Alfred Bastien peint le Panorama de la Bataille de l'Yser et revoit régulièrement les souverains lors d'événements artistiques. Son deuxième mariage avec Alice Johns, surnommée Johnnie, sera beaucoup plus heureux. Il sera ensuite élu membre de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Cinquante après sa mort, la publication en 2005 de son journal intime offre aux historiens de nombreux renseignements sur la famille royale et les artistes de son époque.




Dans son journal intime du dimanche 16 mars 1941, Alfred Bastien raconte :   "Johnnie me met tous mes beaux atours pour que je rencontre le prince Charles qui m'a fait l'honneur de m'inviter à déjeuner au palais royal avec le baron Robert Goffinet. Ce fut tout simplement cordial et discret. Il a tout des manières affables et délicates de sa douce mère, la reine Elisabeth. Il a ses bons yeux et sa voix.


La chambre où il se tient est un peu celle d'un musicien. Il y a un grand et très vilain orgue dont les flûtes ont été dorées. Un grand et un petit piano. Et des radios gramophones. Certes, la musique doit être un hobby. Il a dans une vitrine des reproductions en plomb de toutes les unités de guerre sur lesquelles il a fait son éducation de marin en Angleterre et nous avons souri en touchant ce "Renown" que les boches ont déjà si souvent touché, brûlé, coulé... Si tout le reste est aussi vrai... Il y a du bon pour la marine du Roy!


Pas de peinture moderne, mais deux beaux petits Antonio Moro, le portrait d'homme surtout. Une belle copie d'un Van Dyck. Une chanoinesse célèbre. Et je vois avec plaisir des reproductions de célèbres Géricault. Nous sommes en bonne société.


Le prince aime bricoler lui-même. Il furète aussi aux ventes. Fait des trouvailles parfois de toiles sans cadre qui témoignent de son goût sûr. Il a entrepris de remembrer toute une aile du palais royal qui lui est dévolue avec tout ce qu'il a trouvé de meilleur dans les anciennes acquisitions de ses ancêtres. Et il a décroché les modernistes qui iront ailleurs. Je remarque en passant que le sinistre Henry Van de Velde avait apporté déjà ses ravages dans le palais royal, mais le prince en a désormais le commandement et a repris le goût léopoldien qui est ici tout à fait à sa place.


Autour d'un vieux poêle en faïence blanche, nous buvons un cocktaïl debout et il entre en propos. Il me fait l'amitié de dire qu'il a gardé et encadré un croquis de lancier que j'ai fait un jour au banquet de l'Ecole Royale Militaire lors d'un joyeux "Pampon" de l'école d'application, où nous étions voisins de table et où il chanta à pleine gorge avec les bleus fraîchement promus. De la guerre, pas un mot, mais en ces termes énergiques et en bloc, il est de notre avis : cela ne peut plus durer longtemps.


Le déjeuner servi sur une petite table dans une salle attenante fut cordial et frugal. Le même pain noir que tout le monde et je crois que Johnnie fait une meilleure soupe au poireau que le chef du Roi! Le soufflé au fromage était une croûte noire qu'il a bravement dégustée comme nous et il ne boit même pas de vin. Aucun fruit. Mais après le repas, un rubis de Porto, du café noir et une fine royale. Le prince m'a fait l'hommage de m'offrir encore un cigare de son père, notre illustre roi Albert...qui n'a pas de portrait au palais.


Nous visitons ensuite tous les grands salons que le prince a entrepris de remettre en ordre depuis deux ans. Ah! Le roi Léopold Ier aimait les peintres et il avait bien commencé... Il y a là des effigies superbes dans le style pompeux de Winterhalter, Gallait, De Keyser, De Winne, de toute la famille royale et les plus touchants sont celles de l'impératrice Charlotte, si belle, si résolue, si malheureuse aussi. Un admirable tableau. La reine Louise-Marie de France et un admirable portrait de grand apparat de Marie-Thérèse d'Autriche par Robert. Un très beau tableau...


Le prince s'intéresse à tout. Le moindre détail d'étoffe, du mobilier ou de textile l'inquiète et il me demande de lui trouver un homme sûr pour réparer certains tableaux mal retouchés. Il veut venir voir avec moi chez Hendrickx. Il sera ravi. A la fin de la visite, nous avons fait le ferme propos de nous revoir et je crois bien que nous n'en resterons pas là".


Alfred Bastien avait raison :  le prince Charles l'invite à nouveau à déjeuner avec Robert Goffinet le 16 avril 1941 au palais royal. Il veut montrer au peintre l'endroit où il a accroché un de ses tableaux offert par Robert Goffinet. Le menu est frugal ; le cuisinier n'avait pas trouvé de viande. Les trois hommes ont discuté de peinture, d'Afrique et de la théorie de Brück enseignée à l'Ecole Royale Militaire.


Début juillet 1941, Alfred Bastien reçoit la visite du comte de Flandre :    "Le baron Goffinet me téléphone pour nous prier de le recevoir avec un ami vers cinq heures... Cette visite imprévue fut assez drôle au début. Le chauffeur du prince avait sonné à la porte de mon voisin, la nôtre garde toujours les marques de l'agression du 10 mai 1940. Alors, comme j'avais entendu une auto s'arrêter à notre porte, je l'ouvre et je vois le prince qui s'affuble d'énormes lunettes bleues. Il m'aborde et me dit : j'ai dû mettre ma fausse barbe pour cette bonne femme ahurie qui était à sa porte par erreur... Il a de ces gamineries de collège anglais.


Et, tout de suite, il me demande à voir Mme Bastien. C'est gentil de voir ce bon géant se pencher vers elle et qui lui parle en anglais tout bas. Robert Goffinet est radieux. Il montre la maison comme un bon guide et le prince Charles contemple en connaisseur. Il prend les petits tableaux en main, comme dans un curiosity shop. Il aime la façon homely nest et la profusion des fauteuils, des vieux meubles, du feu ouvert, des bûches et de maints objets. Il a connu le ménage Gardon qui fut si bon pour moi, le Tavistock Square et il aime les choses que nous aimons.


Il blague des frontaises qui ont été si déplorablement à la mode et ne ménage pas les grotesques :  "J'ai définitivement rompu avec toute cette racaille de Laethem-Saint-Martin qui a fait tant de mal à ma mère". Et il nous raconte des histoires de meubles de Courtrai payés 25.000 francs qui n'ont pas résisté au soleil d'un seul été. Et les tapis de De Saedeleer et les tableaux de Servaes, Saverys et Permeke :  "J'ai mis tout çà à la porte et au grenier. Mon père déjà ne pouvait plus les voir".


Il me prie d'accepter un tableau de guerre qu'il a retrouvé au palais royal. C'est une scène de 1870. Il veut que je lui fasse un portrait de son ami Robert Goffinet en tenue - et le sien aussi - un autre portrait de grand apparat du roi Albert Ier qui manque au palais".


C'est le début de la collaboration et de l'amitié entre Alfred Bastien et Charles. Ce dernier vit dans une aile du palais royal de Bruxelles sous la surveillance de soldats allemands et n'a plus droit à aucune activité publique. Il consacre son temps à sa passion pour la peinture et la décoration. De leur côté, le roi Léopold III et sa mère la reine Elisabeth habitaient au domaine de Laeken.


Sa passion pour la décoration est confirmée par son secrétaire André de Staercke dans ses mémoires :   "Arranger un appartement, peindre des boiseries ou des portes en couleurs vives, déménager des meubles, pendre des cadres étaient ses passe-temps favoris. Il avait une véritable disposition pour la profession d'ensemblier, avec de grands et de petits moyens et en mélangeant, avec un goût inné mais non formé, les plus belles choses avec les horreurs".


Le dimanche 7 décembre 1941, les curés de toutes les paroisses de Belgique annoncent à leurs fidèles le remariage du roi Léopold III avec Lilian Baels, la fille du gouverneur de Flandre occidentale. Le message du cardinal Van Roey stipulait que la nouvelle épouse renonçait au titre de reine et que les futurs enfants du couple n'entreraient pas dans l'ordre de succession au trône. On a souvent écrit que le comte de Flandre aurait été furieux que son frère épouse une roturière alors que le souverain le lui aurait interdit dans les années 30. On n'a pas encore trouvé de document prouvant ce refus. Rien ne permet non plus d'affirmer que Charles souhaitait se marier avec la mère de sa fille Isabelle.


Le lendemain du débarquement des Alliés en Normandie, Hitler ordonne le 7 juin 1944 la déportation du roi Léopold III en Allemagne. Après le départ du souverain, le major SS Bünting avertit la princesse Lilian qu'elle allait être emmenée également avec les quatre enfants royaux (Joséphine-Charlotte, Baudouin, Albert et Alexandre).


Quant au prince Charles, il avait choisi de partir dans la clandestinité afin de ne pas être arrêté par les soldats allemands. D'après Gunnar Riebs, après avoir quitté discrètement le palais royal, il aurait suivi une formation de premiers soins à la clinique Edith Cavell et aurait ensuite passé cinq semaines avec des bûcherons dans la forêt de Soignes, avant de rejoindre les Ardennes.


Après avoir séjourné quelques semaines à Spa, il s'avèra plus prudent de trouver un endroit plus retiré. Le 28 juin 1944, il arriva à vélo à Sart-lez-Spa en compagnie de son ami Paul Charlier, pâtissier à Waremme. Le prince va vivre pendant un peu plus de deux mois sous le nom de Mr Richard dans la maison louée par Melle Fettweis. Parfaitement intégré dans ce petit village ardennais, il bavarde avec les habitants, il assiste le dimanche à la messe, il nage dans la rivière toute proche et il fait des promenades à vélo. Chaque semaine, il reçoit un colis de nourriture venu de Bruxelles. Personne ne se doute de l'identité royale de Charles.


Dans la soirée du 31 juillet 1944, le premier ministre belge Hubert Pierlot est averti que les Allemands recherchent activement Charles, le frère du Roi. Il prend aussitôt contact avec la section belge du Special Operations Executive pour envisager l'enlèvement du prince par les airs. Le gouvernement belge en exil à Londres et le Foreign Office donnent leur accord pour sa venue en Angleterre. L'intérêt politique de la démarche est évident :  il pourrait assurer la Régence en l'absence du souverain déporté en Allemagne et son éducation le pousse à être plutôt favorable aux Anglais. Le plan consiste à conduire le prince et son aide de camp Robert Goffinet de Sart-lez-Spa au château d'Halloy chez le baron Walther de Selys Longchamps. Ils auraient été ensuite pris par un avion sur le terrain d'aviation de Sovet, situé non loin de là. Mais l'opération sera rendue inutile suite à la libération de la Belgique.


Un soir de septembre 1944, "Mr Richard" écoute la BBC au Café des Hauts Egrès et apprend que suite à la libération de Bruxelles, les Allemands battent en retraite et approchent de la région de Spa. Il se lève aussitôt, salue ses hôtes et quitte le village. S'il n'avait pas pris la fuite, le comte de Flandre aurait peut-être été arrêté...
(à suivre)


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