lundi 17 juillet 2017

Les 46 anoblis du règne de Philippe Ier

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A l'occasion de la fête nationale 2017,  le Roi a donné le titre de baron(ne) à huit personnalités (deux femmes et six hommes) : 

1. Michèle Sioen, ancienne présidente de la Fédération des Entreprises de Belgique
2. Mariette Delahaut, fondatrice d'écoles d'enseignement spécialisé
3. Dries Van Noten, couturier
4. Edouard Vermeulen, couturier
5. Paul Stoffels, médecin, chercheur et chef d'entreprise pharmaceutique
6. Mark Waer, recteur honoraire de la KUL
7. Jean-Michel Froidart, co-fondateur de Mithra Pharmaceuticals SA
8. Emile Van Schaftingen, directeur de l'Institut de Duve

Qui sont les premiers Belges anoblis du règne de Philippe Ier?
Ils sont en tout 46, et leur nombre va en diminuant (16 en 2014, 14 en 2015, 8 en 2016, 8 en 2017). Les femmes sont clairement sous-représentées :  10 femmes anoblies (3 en 2014,  3 en 2015, 2 en 2016, 2 en 2017) contre 36 hommes anoblis.

Si on regarde par titre de noblesse, Philippe a titré 2 comtes, 40 baron(nes) et 4 chevaliers. Parmi les 46 anoblis, 42 l'ont reçu à titre personnel, et seuls quatre d'entre eux à titre héréditaire pour leurs descendants (le comte Paul Buysse, les barons Marc du Bois, Jean Charlent et Herman Daems).

Le Roi a élevé au titre de comte deux personnalités du nord du pays :  le baron Paul Buysse, patron de Bekaert, administrateur de sociétés, ancien président du Fonds Prince Philippe (ainsi qu'à ses descendants), et Herman Van Rompuy, premier président du Conseil Européen, ancien premier ministre belge.

Le titre de baron(ne) est celui qui est le plus attribué :   14 en 2014,  10 en 2015, 8 en 2016, 8 en 2017. Beaucoup de scientifiques et de professeurs l'ont reçu :  Georges de Leval (professeur émérite de l'ULG), Corinne Hubinont (gynécologue), Jean Bourgain (mathématicien), Peter Carmeliet (médecin et professeur à la KUL), Marc Henneaux (physicien), Koenraad Debackere (professeur à la KUL en sciences de gestion), Isabelle Salmon (professeur à l'ULB), François Cornelis (chimiste), Hilde Laga (professeur de droit à la KUL), Sophie De Schaepdrijver (spécialiste de la première guerre mondiale), Emile Van Schaftingen (directeur de l'Institut de Duve), Mark Waer (recteur honoraire de la KUL), p.ex.

Le monde des affaires est également bien représenté :  Marc du Bois (patron de Spa Monopole et manager de l'année 2013), Herman Daems (président de BNP Paribas Fortis), Jean De Cloedt (entrepreneur spécialisé dans le dragage), Jean-Pierre Hansen (ex-patron d'Electrabel), Pierre-Alain De Smedt et Michèle Sioen (anciens présidents de la FEB), Eddy Bruyninckx (patron du port d'Anvers), Jacques Delen (actif dans les milieux bancaires), Pierre Rion (patron de diverses sociétés), Joseph Martial (fondateur de la première spin-off liégeoise Eurogentec), Jean De Cloedt (administrateur-délégué de la firme de construction Burco), entre autres, ont reçu le titre de baron.

Deux anciens responsables politiques néerlandophones à la retraite ont été titrés :  le baron Karel Pinxten (Open VLD) et le comte Herman Van Rompuy (CD&V). Mais ils l'ont été car après la politique belge, ils ont été nommés dans des institutions européennes :  Karel Pinxten à la Cour des Comptes Européenne et Herman Van Rompuy au Conseil Européen.

La diplomatie a également droit à des titres de noblesse :   Ernest de Laminne de Bex (président du Cercle International Diplomatique Consulaire),  Johan Swinnen (ancien ambassadeur belge à Kigali et Kinshasa) et Bénédicte Frankinet (représentante permanente de la Belgique à l'ONU) ont reçu le titre de baron(ne).  Même titre pour le magistrat eupenois Serge Brammertz, procureur au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.

Dans le domaine culturel, la célèbre romancière Amélie Nothomb et le directeur du Koninklijke Concertgebouworkest d'Amsterdam Jan Raes ont été titrés baron(ne). Quatre autres personnalités du monde culturel ont reçu le titre de chevalier :  Thierry Bosquet (décorateur de théâtre), François Glorieux (pianiste, compositeur et chef d'orchestre), Albert Vandervelden (galeriste liégeois) et Jean Van Hamme (romancier et scénariste de bande dessinée).

Deux couturiers de la reine Mathilde ont reçu le titre de baron en 2017 :  Edouard Vermeulen et Dries Van Noten.

Le social est un peu oublié... On notera juste le titre de baronne pour Marie-Claire Léonard (pionnière de l'intégration), Jenny Vanlerberghe (journaliste et écrivain engagée pour les droits des femmes) et Mariette Delahaut (fondatrice d'écoles d'enseignement spécialisé). Et aucun représentant du monde sportif jusqu'à présent.

lundi 10 juillet 2017

Expo sur le prince Alexandre à Corroy-le-Château

                                             

Après avoir été présentée ce printemps à Bruges et Arlon, l'exposition "Alexandre de Belgique : dans l'intimité d'un prince" se trouve, durant tout l'été, au château de Corroy-le-Château. Elle a été inaugurée par la princesse Léa, le prince Lorenz (président d'honneur de l'Association des Demeures Historiques de Belgique, actuel propriétaire du château) et le marquis Olivier de Trazegnies (dernier membre de sa famille à habiter le château).

Rappelons que la princesse Léa est une amie proche du marquis Olivier de Trazegnies et de sa maman aujourd'hui décédée. C'est à Corroy-le-Château que le prince Alexandre et la princesse Léa ont organisé, en 1998, une réception pour officialiser leur mariage longtemps tenu secret, et ont posé pour la première fois ensemble pour la presse.

Il y a quelques semaines, elle a répondu aux questions de Nicolas Dewaelheyns pour les quotidiens du groupe Sud Presse, où elle est notamment revenue sur l'affaire du Kazakhgate où son nom a été cité :

"Madame, sur une photo à la montagne, où vous vous cachez derrière lui, le prince semble vous protéger?
- Il était protecteur. J'avais l'impression que rien ne pouvait nous arriver. Il émanait de lui une force tranquille et tellement discrète. Je n'avais jamais peur avec lui. J'espère de tout cœur qu'il veille sur moi. Je donnerais tout pour qu'il soit là à mes côtés, surtout en ce moment....

- Comment vivez-vous les soupçons qui pèsent contre vous?
- Ca me fait énormément de peine. Je ne veux pas qu'il y ait la moindre ombre sur le Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre parce qu'il n'y a aucune raison à cela. Nous avons reçu un don de 25.000 euros qui nous avait été annoncé par quelqu'un que j'estime beaucoup. Ce  don est entré au mois de janvier 2012 et est sorti en mars au profit de l'asbl Amitié et Fraternité Scoute. Nous en avons toutes les preuves. Tout le monde en dispose et en disposera.

- Vous êtes soupçonnée de complicité de corruption?
- Je n'avais pas de raison de ne pas faire confiance à la personne qui me destinait ce don...

- Vous serez auditionnée à la Cour d'Appel de Mons. Dans quel état d'esprit vous y rendrez-vous?
- Sereinement. Il n'y a pas de raison que je ne le sois pas. J'ai toutes les preuves. Je ferai ce que j'ai à faire.

- Le Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre a été créé en 2006 afin de pouvoir venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin?
- On essaie chaque année de tout donner pour aider ceux qui en ont besoin. Nous sommes trois bénévoles. Personne d'autre n'intervient dans le Fonds.

- Cette année, quel est le secteur que le Fonds soutient?
- Les soins palliatifs. Tous les dons comptent :  petits, moyens ou grands, même si nous recevons rarement de très grands dons.

- Comment aviez-vous rencontré le prince Alexandre?
- A Knokke grâce au ministre Mundeleer qui m'a emmenée chez des amis communs. A l'occasion de cette réception, nous avons parlé. Il m'a demandé si j'aimais le cinéma. Le lendemain, il m'a demandé si j'avais envie de dîner avec lui...et nous avons dîné pendant 23 ans.

- Qu'est-ce qui vous a séduit chez lui?
- La différence. Il est très rare de rencontrer quelqu'un qui s'adresse et s'intéresse uniquement à vous, de manière très authentique. Sa simplicité, sa modestie et sa façon vraie de m'aborder m'ont touchée. J'ai immédiatement senti sa souffrance, son énorme sensibilité.

- Vous l'avez épousé en Angleterre dans la plus stricte intimité?
- C'était son souhait. Il n'était pas prêt à révéler ce mariage à sa maman.

- Cette union sera tenue secrète jusqu'en 1998?
- Elle a été dévoilée au mariage de ma belle-soeur la princesse Esmeralda. Le roi Albert II s'est retourné et m'a embrassée. C'était une situation particulière.

- Des mots d'amour qu'il rédigeait à votre intention sont exposés. Le prince était un romantique?
- Oui, vous avez raison. Il écrivait merveilleusement bien. Il s'exprimait rarement mais quand il le faisait, c'était avec beaucoup de réflexion, de douceur et d'intelligence. Mais nous nous écrivions et c'était merveilleux. Moi, j'adore écrire.

- A l'exception de ces mots tendres et de missives d'enfant adressées à ses parents, peu d'écrits de la seconde partie de la vie du prince sont présentés.
- Je lui suggérais d'écrire. Je posais chaque jour une feuille sur un secrétaire en espérant qu'il consigne ses souvenirs, mais il n'a jamais répondu à cette demande. Il me disait :  "Tu es ma mémoire!". J'ai quelques textes merveilleux de lui, mais il avait cette pudeur et estimait ne pas avoir à laisser de trace.

- Le prince était devenu un beau-père pour votre fils et votre fille.
- Il a été un beau-père extrêmement attentif, fin, discret et intelligent. Il nous manque beaucoup à tous.

- Le prince était discret. Certains le surnomment "le prince méconnu". Quel homme était-il? Quelles étaient ses passions?
- Authentique, plein d'humour, de tendresse. Il lisait jour et nuit. C'était un grand insomniaque. Il lisait au moins un livre par nuit. Il me lisait Proust la nuit. Il était aussi passionné par les sciences. Tout l'intéressait.

- Le prince Alexandre s'est éteint en 2009. Comment vivez-vous son absence?
- Chaque jour, je pense à lui. Il me manque chaque jour encore plus".

lundi 3 juillet 2017

Activités royales en juin 2017

                                    

21 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel, le ministre des Classes Moyennes Willy Borsus, la ministre du Budget Sophie Wilmès, le premier ministre chinois Li Keqiang, le gouverneur-général de Nouvelle-Zélande Patsy Reddy, le président du Sénégal Macky Sall, le président de Bolivie Evo Morales, le président de Guinée Alpha Condé, le ministre de la Défense Steven Vandeput, la ministre francophone de la Culture Alda Greoli, le chef de la Défense Marc Compernol, le président du MR Olivier Chastel, la présidente de Groen Meyrem Almaci, les responsables des trois organisations ayant reçu le Prix Roi Baudouin, Marc Bogaerts et Fabienne L'Hoost (directeur général sortant et nouvelle directrice générale de l'Agence pour le Commerce Extérieur), le vice-premier ministre Kris Peeters, son aide de camp le général-major Michel Ocula, ainsi que les ambassadeurs de Corée, Tanzanie, Chypre et Bolivie.

21 activités officielles pour le Roi :  70ème anniversaire de l'Institut Egmont, visite de la station de radio MNM à Louvain, iftar dans une famille d'Evergem, remise du Prix Francqui 2017, déjeuner de travail avec dix personnalités du monde culturel, concert de clôture du Concours Musical Reine Elisabeth, déjeuner avec le président allemand Frank-Walter Steinmeier et son épouse, visite de l'exposition sur les 150 ans de Delhaize, réunion de travail avec le conseil exécutif de la Chambre de Commerce américaine auprès de l'UE, remise du Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique 2017, dîner avec l'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger, déjeuner avec le conseil d'administration du Global Covenant of Mayors for Climate and Energy, réception au château de Laeken pour les bourgmestres du pays, visite du Conseil Supérieur de la Justice, concert à Waterloo pour les 80 ans de la reine Paola       + 6 activités lors du voyage officiel en Suisse (rencontre avec la présidente de Suisse Doris Leuthard, dîner officiel à l'Hôtel Bellevue à Berne, visite d'ABB Turbo Systems AG, visite du Libs à Baden, déjeuner avec des étudiants et enseignants à Lucerne, table ronde à Lucerne sur l'enseignement en alternance).

23 activités officielles pour la Reine :  visite de la Croix Jaune et Blanche à Ledeberg, deux finales du Concours Musical International Reine Elisabeth, remise des prix aux lauréats du Concours Musical Reine Elisabeth, concert Voices4Development, cérémonie d'ouverture des Journées Européennes de Développement, déjeuner au château de Laeken avec des défenseurs des ODD, visite des stands des Journées Européennes de Développement, visite de la Ferme de Coux à Maillen, visite de la Ferme "La Petite Campagne" à Bovesse, concert des lauréats du Concours Musical Reine Elisabeth, table ronde avec les entreprises signataires de la Belgian SDG Charter, déjeuner de travail avec dix personnalités du monde culturel, concert de clôture du Concours Musical Reine Elisabeth, déjeuner avec le président allemand Frank-Walter Steinmeier et son épouse, remise du prix fédéral de lutte contre la pauvreté 2017, audience avec les responsables des trois organisations ayant reçu le Prix Roi Baudouin, remise du Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique 2017, dîner avec l'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger, journée d'étude organisée par Child Focus sur la fugue, rencontre avec le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial David Beasley, réception au château de Laeken pour les bourgmestres du pays, concert à Waterloo pour les 80 ans de la reine Paola.

3 activités officielles pour le roi Albert II :  inauguration du nouveau club-house du Royal Yacht Club de Belgique à Anvers, opéra "Otello" de Giuseppe Verdi à l'Opéra Royal de Liège, concert à Waterloo pour les 80 ans de la reine Paola.

2 activités officielles pour la reine Paola :  opéra "Otello" de Giuseppe Verdi à l'Opéra Royal de Liège, concert à Waterloo pour les 80 ans de la reine Paola

2 activités officielles pour la princesse Elisabeth :   finale du Concours Musical International Reine Elisabeth, concert à Waterloo pour les 80 ans de la reine Paola.

38 activités officielles pour la princesse Astrid :  commémoration du centenaire de la Bataille de Messines à Messines, commémoration du centenaire de la Bataille de Messines à Wijtschate, remise du Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique 2017, réception au château de Laeken pour les bourgmestres du pays, concert à Waterloo pour les 80 ans de la reine Paola          + 33 activités officielles lors de la mission économique en Corée du Sud (session d'information, déjeuner de travail avec le vice-président de Samsung et le CEO de Besix, ouverture du séminaire touristique "Welcome to Flanders-Belgium", rencontre avec le maire de Séoul, événement culinaire "A Taste of Belgium", dîner-conférence organisé par la Fédération des Entreprises de Belgique, remise des iTQi Superior Taste Awards 2017, visite du Hyundai Motorstudio Goyang, dîner entre acheteurs et producteurs de viandes belges, concert de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, petit-déjeuner organisé par la Fédération des Entreprises de Belgique, ouverture du séminaire "L'innovation, une clé pour le futur", visite des laboratoires du centre de recherche et d'innovation Solvay, visite de l'Université pour femmes Ewha, déjeuner à l'Université pour femmes Ewha, rencontre avec le président Jae-in Moon, rencontre avec le premier ministre Nak-yon Lee, dîner offert par le premier ministre Nak-yon Lee, visite de la zone coréenne démilitarisée, déjeuner d'affaires destiné à attirer en Belgique des investisseurs coréens, ouverture d'un séminaire sur les technologies de l'information et de la communication, rencontre avec le ministre sud-coréen du commerce, cérémonie de signatures de contrats, cérémonie officielle belge, déjeuner de travail entre l'Institut de Recherche Coréen pour l'énergie atomique et le Centre d'études belge de l'énergie nucléaire, ouverture du séminaire "Des atomes pour le développement durable", visite de Ghent University Global Campus, déjeuner de réseautage, activité avec Barco, cocktaïl "Created in Brussels", rencontre avec le maire de Busan, déjeuner d'affaires à Busan, visite de l'Autorité portuaire de Busan).

3 activités officielles pour le prince Lorenz :  inauguration de l'exposition sur le prince Alexandre au château de Corroy-le-Château, réception au château de Laeken pour les bourgmestres du pays, concert à Waterloo pour les 80 ans de la reine Paola.

10 activités officielles pour le prince Laurent :   finale du Concours Musical International Reine Elisabeth, visite de l'exposition "Paris tableau" à Bruxelles, soirée de gala à Saint-Trond au profit de la recherche sur la sclérose latérale, visite d'un refuge pour animaux de pré et de ferme à Pollare, 10ème anniversaire de Greenovate Europe, barbecue d'été de la Maison des Energies Renouvelables, 49ème jumping national Vivat à Duisburg, conseil d'administration de la Fondation Prince Laurent, dernière conférence de la saison organisée par Young Change Maker, concert à Waterloo pour les 80 ans de la reine Paola.

3 activités officielles pour la princesse Claire :   finale du Concours Musical International Reine Elisabeth, 49ème jumping national Vivat à Duisburg, concert à Waterloo pour les 80 ans de la reine Paola.

Récapitulatif des activités officielles durant le premier semestre (source :  www.monarchie.be) :

Roi :  103 activités officielles + 104 audiences

Reine :  124 activités officielles

Princesse Astrid :   57 activités officielles

Prince Laurent :   45 activités officielles

Princesse Claire :   14 activités officielles

Prince Lorenz :   10 activités officielles

Roi Albert II :   5 activités officielles

Reine Paola :   3 activités officielles

Princesse Elisabeth :   2 activités officielles

lundi 26 juin 2017

Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique

  

1° Prix International Roi Baudouin pour le Développement

Le Prix International Roi Baudouin pour le Développement (www.kbprize.org) est remis tous les deux ans à une personne ou une organisation qui apporte une contribution au développement des pays du sud, ou à la solidarité entre les pays développés et ceux en développement. D'une valeur de 200.000 euros, ce prix bénéficie d'une grande visibilité lors de sa remise solennelle au palais royal de Bruxelles devant la famille royale et les autorités du pays. De passage à Bruxelles en 2001, le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan rehausse de sa présence la cérémonie.

Parmi les anciens lauréats, citons le Dr Walter Plawright (développement d'un vaccin contre la peste bovine), Paulo Freire (alphabétisation au Brésil), la Grameen Bank du Bangladesh (micro-crédit), Aids Support Organisation (lutte contre le sida en Ouganda), le Mouvement des Paysans Sans Terre au Brésil, la commission des droits de l'homme au Pakistan, Ousmane Sy (gouvernance au Mali), l'agence de presse radiophonique indonésienne KBR68H, etc.

2° Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique

Depuis 2010, le prix est désormais uniquement consacré au continent africain, et est devenu le Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique. Il a été attribué :

- au Dr Denis Mukwege (Congo) en 2011 pour la mise en place d'un système de soins de santé dans l'est du Congo et pour plaider un retour à la paix.

- à Mme Bogaletch Gebre (Ethiopie) en 2013 pour renforcer la position des femmes d'Ethiopie et construire un véritable mouvement pour le changement social.

- à ADISCO / Appui au Développement Intégral et à la Solidarité sur les Collines (Burundi) en 2015 pour mobiliser les ressources des paysans burundais pour accroître leur autonomie et construire avec eux des modèles économiques viables.

- à trois entreprises technologiques en 2017 qui développent des solutions innovantes pour donner un meilleur accès à la connaissance, dans des domaines aussi divers que le droit (BarefootLaw en Ouganda), l'agriculture (Farmerline au Ghana) et l'éducation (Kytabu au Kenya).

lundi 19 juin 2017

Les missions économiques de la princesse Astrid

                              

1° Les missions économiques à l'étranger

Après son accession au trône, le roi Philippe reste président d'honneur de l'Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur, mais demande à sa sœur d'emmener les deux missions économiques annuelles à l'étranger. Son baptême du feu a lieu en octobre 2013 en Angola et en Afrique du Sud, et se passe bien. Elle confie à la presse :

"Je n'ai pas autant d'expérience que les ministres. J'appréhendais un peu la résistance à la fatigue au vu du nombre de choses à faire, et puis surtout l'appréhension de la nouveauté. C'est un rythme soutenu avec parfois une petite fatigue, mais c'est très dense. J'ai appris énormément de choses et je dois encore apprendre beaucoup de choses. J'ai aussi été très heureuse de voir qu'il y avait des aspects sociaux et de santé dans la mission".

Neuf missions économiques ont déjà été présidées par la princesse :  Afrique du Sud/Angola (octobre 2013), Inde (novembre 2013), Arabie Saoudite/Oman (mars 2014), Colombie/Pérou (octobre 2014), Qatar/Emirats Arabes Unis (mars 2015), Canada (octobre 2015), Indonésie (mars 2016), Texas (décembre 2016), Corée du Sud (juin 2017).

Tant les responsables politiques que les hommes d'affaires sont satisfaits de sa présence qui permet d'ouvrir des portes au plus haut sommet du pays visité. Aucune polémique à signaler. Il est vrai que la pression est moins forte que lors des missions économiques du prince héritier Philippe dont on guettait les moindres faits et gestes.

Astrid confie à la presse au Canada :   "Je me sens désormais beaucoup plus à mon aise que lors de ma première mission économique en Angola. Mon problème, c'est que je suis très curieuse. J'adore apprendre, j'étudie les dossiers des entreprises. Tout m'intéresse. Chaque mission que j'entreprends est fantastique. Je trouve que malgré le nombre de secteurs, de ministres, de régions, tout fonctionne admirablement. C'est une magie que de parvenir à mettre tout le monde ensemble. C'est le résultat de la bonne volonté et de l'implication de tous les intervenants. Ce qui est important, c'est d'aider les entreprises belges à l'étranger, et ainsi de soutenir la prospérité en Belgique. Je vois que cela vaut la peine de faire chaque fois ces déplacements lointains. Rien ne peut remplacer une présence personnelle sur place".

Une députée a demandé en 2016 au secrétaire d'Etat du Commerce Extérieur Pieter De Crem si la princesse recevait une indemnité journalière lors de ses missions. Il lui a répondu :   "Non. Depuis 2013, Son Altesse Royale la princesse Astrid a présidé sept missions économiques belges. Les dépenses pour le logement s'élevaient à 5.527 euros pour un total de 35 jours. Les dépenses pour les frais réels s'élevaient à 1.272 euros ; il s'agit de repas".

Lors de la mission économique en Corée du Sud en 2017, Astrid est faite citoyenne d'honneur de la ville de Séoul. Elle confie à la presse :   "J'ai été frappée par la chaleur de l'accueil, à tous niveaux. Ca aide aux relations politico-économiques. Je suis une personne curieuse, donc tout m'intéresse. J'essaie de rentrer dans le sujet au niveau politique et économique. J'ai été soutenue par les entrepreneurs et par les ministres ; ils ont été tellement gentils".

2° Le Fonds Prince Albert
Depuis le changement de règne, la princesse Astrid est également la nouvelle présidente d'honneur du Fonds Prince Albert, qui a été créé en 1984 par la Fédération des Entreprises Belges et la Fondation Roi Baudouin à l'occasion des 50 ans du prince Albert (il était à l'époque président d'honneur de l'Office Belge du Commerce Extérieur et a emmené une centaine de missions économiques belges à l'étranger de 1962 à 1993).

Le Fonds Prince Albert octroie, chaque année, une vingtaine de bourses à de jeunes Belges pour réaliser un projet d'un an à l'étranger pour le compte d'une entreprise belge. De retour au pays, les boursiers présentent un rapport d'activités. Le titre de lauréat du Fonds Prince Albert est attribué (ou non) par le comité de gestion après l'avis positif du comité de sélection. En trente ans, 362 jeunes ont bénéficié d'une bourse du Fonds Prince Albert qui disposait, en 2005, d'un capital de 6,5 millions d'euros.

jeudi 1 juin 2017

Activités royales en mai 2017

                      
                                   

21 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 5 fois), la conseillère d'Etat de Myanmar Aung San Suu Kyi, le président du parlement bruxellois Charles Picqué, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte, le CEO d'Adecco Alain Dehaze, la commissaire européenne Marianne Thyssen, le ministre des Finances Johan Van Overtveldt, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, le président des Etats-Unis Donald Trump et son épouse, les présidents sortant et entrant de la FEB, une délégation du Lions Club de Belgique, le président de Idate Digiworld François Barrault, ainsi que les ambassadeurs d'Estonie, Thaïlande, Bénin, Italie et Japon.

14 activités officielles pour le Roi :  rencontre avec la présidente de Lituanie Dalia Grybauskaite, visite du détachement militaire belge stationné en Lituanie, dîner de gala au palais royal d'Oslo pour les 80 ans du roi Harald et de la reine Sonja, déjeuner/croisière à bord du yacht royal pour les 80 ans du roi Harald et de la reine Sonja, dîner offert par le gouvernement norvégien pour les 80 ans du roi Harald et de la reine Sonja, 200ème anniversaire de l'entreprise Cockerill à Seraing, visite de l'Institut Cardinal Mercier à Schaerbeek, concert pour les 200 ans des universités de Liège et Gand, table ronde au palais royal avec les représentants des cultes et de la laïcité, inauguration du nouveau siège de l'Otan à Bruxelles, finale du Concours Musical International Reine Elisabeth, déjeuner offert au jury du Concours Musical International Reine Elisabeth, visite de l'incubateur MolenGeek à Molenbeek-Saint-Jean, visite de l'académie de quartier de Molenbeek-Saint-Jean

19 activités officielles pour la Reine :  rencontre à la Fondation Roi Baudouin avec les lauréats et membres du jury du Prix Reine Mathilde 2017, remise du Prix Reine Mathilde 2017 au palais royal, dîner de gala au palais royal d'Oslo pour les 80 ans du roi Harald et de la reine Sonja, déjeuner/croisière à bord du yacht royal pour les 80 ans du roi Harald et de la reine Sonja, dîner offert par le gouvernement norvégien pour les 80 ans du roi Harald et de la reine Sonja, session de clôture du Printemps de la Philanthropie de la Fondation Roi Baudouin, table ronde au palais royal sur les aidants proches, audience avec le président des Etats-Unis Donald Trump et son épouse, réunion de travail avec le centre Child Focus et Melania Trump, dîner au château de Laeken avec les conjoints des chefs d'Etat et de gouvernement participant au sommet de l'Otan, ainsi que trois épreuves de qualification, trois épreuves des demi-finales et deux finales du Concours Musical International Reine Elisabeth, déjeuner offert au jury du Concours Musical International Reine Elisabeth

0 activité officielle pour le roi Albert II

1 activité officielle pour la reine Paola :  remise des Prix Reine Paola pour l'Enseignement 2016-2017

0 activité officielle pour la princesse Elisabeth

7 activités officielles pour la princesse Astrid :  remise des prix scientifiques 2017 de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, 6ème symposium sur les radio-isotopes médicaux, cérémonie d'ouverture des Special Olympics Belgium à Lommel, coup d'envoi des 20km de Bruxelles, finale du Concours Musical International Reine Elisabeth, remise des Prix Reine Paola pour l'Enseignement 2016-2017, réunion préparatoire de la prochaine mission économique en Corée du Sud

3 activités officielles pour le prince Lorenz :  assemblée générale de l'Association Royale des Demeures Historiques et Jardins de Belgique, cérémonie d'ouverture des Special Olympics Belgium à Lommel, finale du Concours Musical International Reine Elisabeth

7 activités officielles pour le prince Laurent :   50 ans de l'asbl Wase Dierenbescherming à Haasdonk, Journée du Donneur à Heverlee, inauguration de l'exposition "My vision of Japan" à Bruxelles, Decarb Heat Forum à Bruxelles, course à Gand au profit de la Fondation pour le Cancer des Enfants, visite de la ferme du parc Maximilien à Bruxelles, dîner-débat du Harvard Club of Belgium

0 activité officielle pour la princesse Claire

Récapitulatif des activités officielles de janvier à mai (source : www.monarchie.be) :

Roi :    82 activités officielles + 83 audiences

Reine :   101 activités officielles

Prince Laurent :   35 activités officielles

Princesse Astrid :   19 activités officielles

Princesse Claire :   11 activités officielles

Prince Lorenz :  7 activités officielles

Roi Albert II :   2 activités officielles

Reine Paola :   1 activité officielle

Princesse Elisabeth :   0 activité officielle

lundi 8 mai 2017

Visite de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (8 juin 2017)

                                 

Inaugurée en 1939, la Chapelle Musicale a vu le jour à Waterloo grâce à l'initiative de deux personnalités partageant la même passion pour la musique :  la reine Elisabeth et le violoniste Eugène Ysaÿe. Un enseignement de haut niveau fut mis sur pied pour les jeunes musiciens dont plusieurs s'illustrèrent dans le cadre du concours musical international si intimement lié à la Chapelle. Véritable pépinière de talents, la Chapelle continue à se développer avec pour objectifs l'accent de plus en plus international, l'ouverture à un large public et la participation des élèves à de nombreux concerts. Le bâtiment vaut également le détour : superbe écrin Art Déco, entouré d'un parc, il vient d'être doté d'une nouvelle aile, où salle de concert et studios sont en symbiose avec la nature, tout en répondant au défi acoustique et fonctionnel indispensable pour élèves et maîtres en résidence des six branches enseignées (chant, violon, alto, violoncelle, musique de chambre et composition). C'est le comte Bernard de Launoit qui en est l'actuel président, tandis que la reine Paola en est la présidente d'honneur.

Le jeudi 8 juin 2017, l'asbl Dynastie et Patrimoine Culturel organise une après-midi à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (445, chaussée de Tervuren à Waterloo). Elle commencera à 14h par un récital de la classe de violoncelle, une discipline qui figure à nouveau au programme du concours depuis 2017, renouant avec la tradition des débuts. Ensuite, après un mot d'accueil de son président le comte Bernard de Launoit, visite guidée de la Chapelle et du parc en deux groupes (français / néerlandais).

Prix :  20 euros (pour les membres de l'asbl Dynastie et Patrimoine Culturel) - 25 euros (pour les non-membres) à verser avant le 25 mai 2017. Réservation obligatoire via musdyn@skynet.be .

Cliquez ci-dessous sur "Asbl Dynastie et Patrimoine" pour avoir plus d'infos sur les activités de cette association (ex-Amis du Musée de la Dynastie) dont le roi Philippe est le président d'honneur.

lundi 1 mai 2017

Activités royales en avril 2017

                                                  

14 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 2 fois), le ministre-président flamand Geert Bourgeois, les représentants de l'Institut Belge des Administrateurs (GUBERNA), le président de la NVA Bart De Wever, le ministre-président wallon Paul Magnette, le ministre-président germanophone Olivier Paasch, une délégation de l'asbl Aarbeicomite de Beveren, le Grand Mufti de la République Arabe d'Egypte, ainsi que les ambassadeurs de Swaziland, Mongolie, Chili, Bahamas et Salvador.

9 activités officielles pour le Roi :   déjeuner avec le secrétaire-général des Nations Unies Antonio Guterres, réception dans les serres royales de Laeken pour les ambassadeurs étrangers, visite du château de Wissekerke, visite des polders de Kruibeke, visite de Wase Werkplaats à Temse, visite du centre Fedasil à Termonde, visite de la Halle aux Draps rénovée de Termonde, déjeuner avec les gouverneurs de province au palais royal, visite de l'exposition Rik Wouters à Bruxelles.

10 activités officielles pour la Reine :  déjeuner avec le secrétaire-général des Nations Unies Antonio Guterres, remise du Prix Baillet Latour de la Santé 2017, réception dans les serres royales de Laeken pour les ambassadeurs étrangers, visite du château de Wissekerke, visite des polders de Kruibeke, visite de Wase Werkplaats à Temse, visite du centre Fedasil à Termonde, visite de la Halle aux Draps rénovée de Termonde, déjeuner avec les gouverneurs de province au palais royal, visite de l'exposition Rik Wouters à Bruxelles

0 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola

0 activité officielle pour la princesse Elisabeth

3 activités officielles pour la princesse Astrid :  spectacle de l'asbl Fistul Aid, remise des prix 2016 des fonds scientifiques et médicaux de la Fondation Roi Baudouin, remise des diplômes aux lauréats 2017 du Fonds Prince Albert.

1 activité officielle pour le prince Lorenz : remise des Prix du Patrimoine Belge à l'Etranger 2016.

5 activités officielles pour le prince Laurent :   ouverture officielle du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles, 4ème forum économique Africa-Belgium Business Week à Genval, visite de la Maison Josefa à Bruxelles, visite de la station d'épuration de la Vallée de la Dyle à Basse-Wavre, remise d'une ambulance Mercedes à la Fondation Prince Laurent.

0 activité officielle pour la princesse Claire

Récapitulatif des activités de janvier à avril 2017 (source : www.monarchie.be) :

Roi :  68 activités officielles + 62 audiences

Reine :  82 activités officielles

Prince Laurent :  28 activités officielles

Princesse Astrid :  12 activités officielles

Princesse Claire :   11 activités officielles

Prince Lorenz :  4 activités officielles

Roi Albert II :   2 activités officielles

Reine Paola et Princesse Elisabeth :   0 activité officielle

lundi 17 avril 2017

Bon anniversaire Sire !

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Ce 15 avril, le Roi fête son 57ème anniversaire. Aussi je vous propose de (re)lire des articles qui lui sont consacrés.

Sa vie de prince héritier :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/04/les-53-ans-du-prince-heritier-philippe.html

Ses origines belges :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/07/les-origines-belges-du-nouveau-roi.html

Les timbres à son effigie :  http://royalementblog.blogspot.be/2013/10/les-timbres-leffigie-du-roi-philippe.html

Ses conseillers :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/01/les-conseillers-du-roi-philippe.html

Ses premiers mois de règne :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2014/04/bon-anniversaire-au-roi-qui-fete-ses-54.html

Son rôle après les élections de 2014 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2014/05/le-role-du-roi-apres-les-elections.html

Les Belges anoblis par le Roi : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/07/les-38-anoblis-du-regne-de-philippe-ier.html

Ses voyages d'Etat :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/08/les-voyages-detat.html

Le Roi et le terrorisme :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/08/le-roi-et-le-terrorisme.html

Le Roi et le président Barack Obama :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/11/le-roi-philippe-et-le-president-barack.html

Le Roi, membre le plus actif de la famille royale depuis 2012 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/12/quel-membre-de-la-famille-royale-ete-le.html

Bon anniversaire Sire !

lundi 3 avril 2017

Activités royales en mars 2017

                                        

19 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 4 fois), le vice-président du gouvernement wallon Maxime Prevot, la ministre de l'Education en communauté française Marie-Martine Schyns, la ministre bruxelloise de l'Energie et du Logement Céline Frémault, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, le président du CD&V Wouter Beke, le président de Gambie Adama Barrow, Nidhi Chaphekar et son époux, le président du Portugal Marcelo Rebelo de Sousa, le membre du CA de Nestlé Paul Bulck, ainsi que les ambassadeurs du Japon, Pérou, Espagne, Tchad, Qatar, Corée.

26 activités officielles pour le Roi :  réception pour les lauréats 2012, 2014 et 2016 de Femmes de Paix, rencontre à Evere avec les lauréats du projet ID City du Fonds Prince Philippe, Tech Startup Day à Anderlecht, visite de l'entreprise Vondelmolen à Lebbeke, rencontre avec les personnes blessées lors des attentats de Bruxelles, table ronde sur la sécurité et l'antiterrorisme, commémoration des attentats à Brussels Airport, commémoration des attentats à la station de métro Maelbeek, commémoration des attentats à la Petite Rue de la Loi, réunion de travail avec les jeunes du magazine "Lueurs", visite du campus de la VUB à Etterbeek  + 15 activités officielles lors du voyage d'Etat au Danemark (accueil officiel et traversée en landau, réception au palais d'Amalienborg, rencontre avec le premier ministre danois, rencontre avec la présidente du parlement danois, promenade en bateau dans le port, rencontre avec les Belges résidant au Danemark, dîner de gala offert par la reine du Danemark, visite à l'hôtel de ville, ouverture d'un séminaire belgo-danois, visite du State of Green, déjeuner d'affaires, visite de l'organisme du réseau ferroviaire danois, visite de la Cinémathèque, dîner offert par les souverains belges, cérémonie officielle de départ).

28 activités officielles pour la Reine :  rencontre avec des femmes de différents secteurs de la province du Hainaut, réception pour les lauréats 2012, 2014 et 2016 de Femmes de Paix, remise du Prix Womed Award 2017, découverte d'un projet de tutorat à Anvers, concert des Young Belgian Strings à Flagey, visite de De Switch à Holsbeek, visite de l'asbl De Wissel à Rostelaar, rencontre avec les personnes blessées lors des attentats de Bruxelles, rencontre avec Nidhi Chaphekar et son époux, concert du Concours Musical Reine Elisabeth destiné aux jeunes, visite de l'exposition Marthe Wéry à Charleroi, commémoration des attentats à Brussels Airport, commémoration des attentats à la station de métro Maelbeek, commémoration des attentats à la Petite Rue de la Loi   + 14  activités officielles lors du voyage d'Etat au Danemark (accueil officiel et traversée en landau, réception au palais d'Amalienborg, rencontre avec le premier ministre danois, rencontre avec la présidente du parlement danois, promenade en bateau dans le port, rencontre avec les Belges résidant au Danemark, dîner de gala offert par la reine du Danemark, visite d'une école, visite au siège de l'ONU, réunion de travail à la Princess Mary Foundation, déjeuner de travail sur les objectifs de développement durable, visite de la Cinémathèque, dîner offert par les souverains belges, cérémonie officielle de départ).

2 activités officielles pour le roi Albert II :  concert de gala de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, visite des ateliers du constructeur automobile Gillet à Gembloux

0 activité officielle pour la reine Paola

0 activité officielle pour la princesse Elisabeth

3 activités officielles pour la princesse Astrid :  visite de laboratoires de l'Université d'Anvers ayant reçu un subside de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, visite du Centre d'Etude de l'Energie Nucléaire à Mol, Journée Mondiale de la Tuberculose au Musée de la Médecine

0 activité officielle pour le prince Lorenz

8 activités officielles pour le prince Laurent :  signature du Contrat de Rivière Meuse Aval, remise à Ostende du prix Leven vol muziek, Open Campus Day de l'Ecole Royale Militaire, soirée de gala au profit de la Fondation Prince Laurent, 60ème course cycliste Record Bank E3 Harelbeke, ouverture officielle de Comics Station à la gare d'Anvers, cortège du Laetare à Stavelot, visite de la rétrospective de Calisto Peretti à Soignies.

4 activités officielles pour la princesse Claire :  Open Campus Day de l'Ecole Royale Militaire, ouverture officielle de Comics Station à la gare d'Anvers, visite de l'exposition "Spray against cancer" à Bruxelles, cortège du Laetare à Stavelot.

Récapitulatif des activités officielles de janvier à mars (source :  www.monarchie.be) :

Roi :   59 activités officielles   + 48 audiences

Reine :  72 activités officielles

Prince Laurent :  23 activités officielles

Princesse Claire :   11 activités officielles

Princesse Astrid :  9 activités officielles

Prince Lorenz :   3 activités officielles

Roi Albert II :   2 activités officielles

Reine Paola et Princesse Elisabeth :   0 activité officielle

lundi 20 mars 2017

Le combat de la reine Mathilde pour la protection de l'enfance

                                                    
La princesse Mathilde commence son combat en faveur de l'enfance quelques semaines après son mariage :  le 8 février 2000, elle reçoit en audience Lieve Stappers, directrice du centre Child Focus pour enfants disparus et sexuellement exploités. En novembre, Philippe et Mathilde accueillent sur la place des Palais les participants à une marche en faveur de la protection des enfants. Le couple princier accorde son Haut Patronage à l'ONG Plan Belgique.

Durant le voyage d'Etat de la famille royale suédoise en mai 2001, les ducs de Brabant accompagnent la princesse héritière Viktoria au centre Child Focus, où ils rencontrent Jean-Denis Lejeune, le papa de la petite Julie enlevée avec son amie Mélissa en 1995 à Grâce-Hollogne. En septembre 2001, le prince Philippe, la princesse Mathilde et le chanteur Helmut Lotti (ambassadeur bénévole d'Unicef-Belgique) assistent à la remise à Bruxelles des résultats d'une campagne de pétitions de l'Unicef dans la perspective de la séance extraordinaire des Nations Unies en faveur de l'enfance. Prévue fin septembre, elle est annulée suite aux attentats du 11 septembre et reportée à 2002.

La princesse préside la délégation belge lors de ce 2ème Sommet Mondial de l'Enfance, organisé à New York par les Nations Unies du 8 au 10 mai 2002. Elle est accompagnée notamment du ministre des Affaires étrangères Louis Michel, du ministre de l'Enfance en communauté française Jean-Marc Nollet, des sénatrices Nathalie de T'Serclaes et Sabine de Béthune, ainsi que par des jeunes Belges participant au projet "What do you think?" d'Unicef-Belgique.

Durant son séjour à New York, Mathilde prend plusieurs fois la parole et déclare notamment :   "A chaque rencontre que j'ai avec des enfants, en Belgique ou de par le monde, je m'aperçois qu'un enfant ne demande pas beaucoup pour être heureux. Et que très peu est nécessaire pour les rendre heureux. Mais même ce très peu, on ne leur donne pas toujours.

Notre société attache beaucoup d'importance à la productivité. Elle a souvent moins de patience pour ceux qui ne sont pas productifs : les enfants et les personnes âgées. Pour les enfants, s'y ajoute encore une autre condition : ils sont innocents, sans voix, sans pouvoir de décision, on les écoute peu, leurs opinions ne comptent pas pour grand'chose. Et pourtant, quand on les écoute bien, ils ont beaucoup à dire. Malgré leur situation parfois difficile, les enfants veulent presque toujours faire passer un message positif. Ils cherchent de façon positive à être considérés comme acteurs dans notre société. Ils veulent participer aux changements qui les concernent directement. Ils veulent tout simplement être pris au sérieux.

Ce qui me semble important, c'est que l'enfant puisse être respecté pour ce qu'il est : un sujet de droit et qui a des droits. Les droits de l'enfant constituent une progression, un raffinement des droits de l'homme universels. Ces droits, il faut les promouvoir et les protéger. Les enfants sont une valeur pour la société, tout comme la famille et l'affection qu'ils y trouvent est une valeur pour les enfants. Mais nous, qui façonnons la société, nous avons le devoir de bien accompagner l'insertion des enfants dans cette société. C'est un devoir qui incombe en premier lieu aux parents, à la famille. Ensuite à nos dirigeants, aux responsables politiques et sociétaux. Mais c'est aussi le rôle fondamental de l'éducation".

Mêmes idées dans un autre discours prononcé à New York :    "A travers mon expérience avec des enfants vulnérables, je m'aperçois de plus en plus combien l'éducation joue un rôle fondamental. Et j'entends ici éducation dans le sens le plus large, non seulement à l'école mais aussi, et surtout, à travers les parents, la famille, l'environnement social de l'enfant. Mais en ce qui me concerne, je voudrais souligner ici combien je trouve important le rôle que joue la famille pour d'une part permettre à l'enfant de vivre pleinement son enfance et d'autre part contribuer à son épanouissement et à son développement affectif. Mais le rôle le plus fondamental des parents et de la famille, me semble être celui d'accompagner et de stimuler la progression d'un enfant vers un être humain autonome, responsable, ouvert sur le monde et respectueux d'autrui".

De retour en Belgique, la princesse Mathilde assiste au Sénat à un débriefing de la session spéciale des Nations Unies sur l'enfance. A l'occasion du 50ème anniversaire d'Unicef-Belgique, elle participe à Bastogne en septembre à la Journée des Volontaires de l'Unicef. En décembre 2002, elle rencontre les jeunes participants à la conférence "Enfants, acteurs de changement", organisée par Unicef.

Le 5 juin 2003, Mathilde reçoit en audience Kay Labate, la présidente de "Europe's Children - Our Concern". En décembre, la princesse est l'invitée d'honneur de la 11ème Nuit Internationale de l'Enfance au château de Versailles au profit de la Fondation pour l'Enfance (créée par Anne-Aymone Giscard d'Estaing, ancienne Première Dame de France), puis visite la consultation de nourrissons de l'O.N.E. au centre "Le Bon Lait" à Ixelles qui fête son centième anniversaire. Cette institution offre à des enfants d'âge préscolaire de plus de 40 nationalités différentes un accès à la médecine préventive, à l'éducation, à la santé et à l'aide aux familles. Par sa visite, la princesse souhaite souligner l'importance d'un bon suivi des nouveaux nés.

Une table ronde sur l'enlèvement parental a lieu le 31 mars 2004 au palais d'Egmont. Mathilde y écoute le témoignage de mères d'enfants enlevés, ainsi que les consuls belges à l'étranger qui sont chargés de trouver une solution acceptable pour les deux parents. En octobre, elle assiste à Bruxelles au lancement de la campagne "L'école, mon droit!" d'Unicef-Belgique qui a pour objectif de scolariser 150.000 enfants au Congo, au Niger et en Roumanie. Un mois plus tard, elle visite l'exposition "L'école, mon droit" aux Halles Saint-Géry. En décembre, la princesse participe à la conférence internationale "Child Abuse and Neglect" à Louvain, et se rend à Copenhague au Danemark pour découvrir l'entrepôt d'approvisionnement central de l'Unicef.

En mai 2005, Mathilde assiste à une réunion de travail au centre SOS Enfants pour enfants abusés et maltraités à Anvers (en 25 ans d'existence, il a traité 30.000 dossiers) et à la remise du titre de docteur honoris causa de l'Université d'Anvers à l'Unicef mondial.

Au cours de l'année 2006, elle préside une nouvelle table ronde à Bruxelles sur la maltraitance d'enfants, elle visite l'asbl De Stobbe (centre d'hébergement pour familles victimes de violence familiale) et elle assiste à Anvers à la Journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants.

En février 2007, la princesse reçoit en audience Sœur Jeanne Devos qu'elle avait déjà rencontrée lors d'une mission économique en Inde. Celle-ci était revenue en Belgique pour la création par la KUL du Fonds Jeanne Devos pour les droits des enfants. Il aura pour but d'accueillir des enfants victimes d'esclavage. En septembre, elle rencontre dans le domaine de Laeken les associations travaillant pour l'enfance invitées par la reine Paola à l'occasion de son 70ème anniversaire.

Trois activités officielles sur ce sujet sont à son agenda de 2008 en Belgique :   rencontre avec la vice-directrice exécutive d'Unicef Hilde F. Johnson, réunion de travail à Bertrix avec l'asbl SOS Enfants, et journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants organisée à Anvers par l'asbl De Stobbe que la princesse avait visitée deux ans plus tôt. En tant que représentante spéciale de l'Unicef et d'Onusida pour la problématique des enfants et du sida , la princesse, le directeur exécutif d'Onusida Peter Piot et la directrice du bureau régional d'Unicef pour l'Afrique occidentale et centrale se rendent au Sénégal pour des visites de terrain et la conférence internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique.

En 2009, Mathilde visite l'asbl Notre Abri à Uccle (qui accueille une cinquantaine d'enfants de 0 à 6 ans, victimes de malveillance, maltraitance ou de carences affectives profondes), assiste à une rencontre organisée par Plan Belgique sur le thème "La violence quotidienne à l'égard des enfants dans les pays en développement", devient présidente d'honneur d'Unicef-Belgique , et célèbre avec les princesses Astrid et Claire le 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant organisée par le commissaire flamand aux droits de l'enfant Bruno Vanobbergen et le délégué général aux droits de l'enfant en communauté française Bernard De Vos.

La princesse prononce le discours suivant :   "Lorsqu'Unicef-Belgique m'a invitée à la célébration du 20ème anniversaire de la convention relative aux droits de l'enfant, j'ai accepté avec plaisir. Il s'agit d'ailleurs d'un moment symbolique :  c'est en effet la première fois que je prends la parole en tant que présidente d'honneur d'Unicef-Belgique sur les droits de l'enfant et la participation des enfants. La mise en place de la convention relative aux droits de l'enfant doit être vue comme une étape décisive dans l'histoire du bien-être de l'enfant. Le 20 novembre 1989, les Nations Unies adoptaient la convention relative aux droits de l'enfant. Sa genèse n'a pourtant pas été évidente. Depuis, cette convention est devenue un instrument quasi universellement reconnu. Elle donne de la visibilité aux enfants et les reconnaît comme porteurs de droits.

Les enfants peuvent prendre leurs responsabilités pour les choses qui les concernent directement. Et c'est précisément ce qui se passe aujourd'hui avec la présentation du deuxième rapport relatif à l'enfance et à la jeunesse : les enfants ont eu l'occasion d'exprimer leurs problèmes, leurs convictions et leurs souhaits à propos de sujets qui leur tiennent à cœur. Le résultat final est à la hauteur des attentes.

Il est important que les enfants soient entendus et que les adultes les écoutent pour que leur opinion soit prise en compte. Il est important de montrer que les adultes les prennent au sérieux et que les enfants et les jeunes ont leur mot à dire dans le façonnement de leur propre milieu de vie. Les enfants ont droit à un environnement social stimulant qui les aide à se respecter et à développer des capacités sociales. Toutefois, cela ne signifie pas que les enfants peuvent toujours faire ce qui leur plaît. Les enfants doivent apprendre à collaborer, en accord avec leurs parents et leurs enseignants. Ils doivent apprendre à devenir des citoyens responsables au sein de la société. C'est un processus d'apprentissage important. Aussi bien les adultes que les enfants doivent parfois adapter leur pensée pour rapprocher encore plus leurs points de vue.

La convention relative aux droits de l'enfant représente aussi un progrès indéniable pour des millions d'enfants à travers le monde :  le nombre d'enfants scolarisés a augmenté, la mortalité infantile a diminué dans le monde, de plus en plus d'enfants ont accès à de meilleurs soins de santé et à une eau pure. En outre, ils reçoivent une protection particulière pendant les conflits et en situation d'urgence.

Au cours des 20 dernières années, des résultats impressionnants ont donc été obtenus. Ce ne sont cependant pas les défis qui manquent dans l'application de la convention. Aujourd'hui encore, 24.000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour des suites de maladies et de privations. Même dans notre pays, les enfants et les jeunes n'ont pas toujours la vie facile et il est donc important d'être à l'écoute de leurs préoccupations, de leurs questions et de leurs propositions. L'opinion des enfants vulnérables dans notre société doit continuer à retenir notre attention particulière".

En 2010, la princesse visite l'asbl SOS Villages d'Enfants - Belgique (à qui elle accorde son Haut Patronage)  en province de Luxembourg, et participe à une table ronde à Liège sur la maltraitance des enfants avec les équipes liégeoises de SOS Famille et de l'O.N.E. , à la conférence européenne sur la pauvreté des enfants (co-organisée par Unicef-Belgique), à une réunion du groupe intergouvernemental permanent Europe de l'Enfance, au colloque "La parole aux enfants" et à la conférence "Les enfants vulnérables en situation d'errance : un défi européen" organisée par la reine Paola au palais royal de Bruxelles.

En décembre 2012, Mathilde se rend trois jours en Haïti pour y découvrir les projets d'Unicef-Belgique. Elle accepte de répondre aux questions de la presse :

"Madame, s'il y a une seule image que vous conserverez d'Haïti, quelle serait-elle?
- Quelque chose qui m'a énormément frappée, c'est que toutes les personnes que j'ai rencontrées étaient souriantes, positives. Elles ne baissaient pas les bras, ne se plaignaient pas. Elles nous ont appris l'humilité, la modestie. J'ai aussi été frappée par le regard des gens. J'y ai senti de la souffrance.

- Comment vous préparez-vous à ce type de mission?
- Peut-on vraiment se préparer psychologiquement? Théoriquement, oui. J'ai rencontré le président d'Haïti et le responsable d'Unicef-Haïti à Bruxelles, j'ai lu beaucoup de livres, j'ai regardé des reportages...mais rien ne vaut la réalité du terrain. Il est difficile de s'y préparer. En tant que mère, j'ai reçu beaucoup d'émotions en voyant ces enfants qui partent déjà avec une faiblesse dans la vie. Dans l'école de mes propres enfants, ils font un projet sur Haïti. Le but est d'aider à la construction d'une école au nord-est de l'île, dans un endroit perdu. J'ai acheté des peintures haïtiennes que je leur montrerai. Si l'école me le demande, je suis prête à y donner un exposé en classe.

- Votre rôle de princesse est-il de montrer ce qui ne va pas dans le monde?
- Cette tâche, je l'ai commencée bien avant que je ne sois princesse. A 18 ans, j'ai passé six semaines dans un projet humanitaire en Egypte. C'était ma première expérience. Il est important que je puisse mettre ma fonction de princesse au profit d'organisations comme Unicef-Belgique".

Après l'accession au trône de son époux, la reine Mathilde continue son combat. Lors d'un de ses premiers déplacements officiels à l'étranger, à New York en septembre 2013, elle soutient le projet de sociétés belges qui se sont engagées à faire respecter les droits des enfants, et rencontre le directeur exécutif de l'Unicef Anthony Lake et le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon. Un mois plus tard, elle assiste à la représentation de la pièce "Heb jij ze wel alle vijf?" sur la pauvreté intergénérationnelle (Unicef-Belgique ayant été impliqué dans la réalisation du dossier pédagogique de cette pièce de théâtre).

A l'occasion de la Journée Internationale des Droits de l'Enfant 2013, la Reine participe à une table ronde organisée par Unicef-Belgique sur les mesures à mettre en place pour lutter contre les inégalités scolaires, le bien-être des élèves et le renforcement de l'enseignant, suite au rapport "L'égalité des chances à l'école? Voilà ce qu'ils en pensent". Le même jour, elle est aussi présente à un concert de la chorale bruxelloise d'enfants Shanti, réunissant des enfants de milieux socio-économiques et culturels différents, qui chante régulièrement pour des enfants malades.

En janvier 2014, la reine Mathilde succède à la reine Paola à la présidence d'honneur du centre Child Focus. Plusieurs activités officielles de son agenda 2014 sont liées à cette problématique :  journée d'étude de l'Université d'Anvers en février sur le cyber-harcèlement à l'égard d'enfants et d'adolescents, table ronde à Bruxelles en octobre sur la lutte contre la pornographie enfantine sur Internet, débat à la FEB en novembre sur l'intégration des droits de l'enfant dans les plans stratégiques des entreprises belges, 25ème anniversaire de la Convention des droits de l'enfant à Auderghem avec 400 élèves francophones et néerlandophones dont les écoles sont engagées avec Unicef-Belgique ("Les Classes du Monde") et Plan Belgique ("Les Ecoles des droits de l'enfant"), deux associations soutenues par la souveraine depuis plusieurs années.

A l'occasion du Safer Internet Day 2015 organisé par Child Focus, la Reine assiste à la projection du film "Disconnect" au cinéma Kinépolis à Bruxelles, suivie d'un débat sur l'utilisation responsable des médias sociaux. Son fils le prince Gabriel est présent dans la salle avec sa classe. Elle se rend également à Genève pour le High Level Event sur le thème Child Online Protection.

En voyage en Ethiopie avec l'Unicef-Belgique (dont elle est présidente d'honneur) en novembre 2015, Mathilde accepte de répondre aux questions de la presse :

"Quelles images garderez-vous de ces quatre jours passés en Ethiopie?
- Il y a eu plusieurs moments émouvants, comme la vision de cet enfant mal nourri. J'ai pu constater avec mes propres yeux à quel point la malnutrition avait des effets dévastateurs. Il y avait un enfant au stade 1, un autre au stade 2. Une dame a poussé sur le pied d'une fillette. Si l'empreinte restait, c'est que l'œdème n'était pas encore résorbé. J'ai été frappée par l'aspect atonique de cet autre enfant qui toussait, ne réagissait pas quand on le touchait. Ces images restent très fort dans la tête. Il y a aussi le témoignage de ce groupe de jeunes filles qui font tout pour changer les mentalités. C'est très courageux de leur part. Elles ont parlé des mariages forcés, de l'excision, tout en signalant l'importance que les garçons soient aussi impliqués.

- Comment avez-vous préparé cette mission?
- On peut le faire de différentes manières. J'ai rencontré beaucoup de personnes en Belgique qui travaillent dans des universités, des hôpitaux ou des ONG qui collaborent avec des Ethiopiens. J'ai aussi vu le film "Difret" qui parle du combat d'une jeune fille qui a tué son mari qu'elle avait dû épouser car il l'avait violée. J'ai rencontré lundi l'avocate qui l'a défendue et qui est l'héroïne du film. Par contre, on ne peut pas se préparer au niveau émotionnel. Pour avoir une image du pays, il faut rencontrer les gens sur place.

- Vos formations de logopède et de psychologue vous ont-elles aidée à passer de la théorie à la pratique sur le terrain?
- Vous savez, j'étais déjà dans la pratique bien avant de rencontrer mon époux. Mais, oui, c'est vrai, cela m'aide tous les jours. C'est une formation continue.

- A Haïti il y a trois ans, vous aviez dit que vous parliez de ce que vous voyiez avec vos enfants.
- Il est très important de pouvoir leur parler de ce que j'ai vu. Je le ferai dès mon retour. C'est aussi important qu'ils sachent que d'autres enfants, qui ont le même âge qu'eux, doivent vivre dans des conditions très difficiles. Et pourtant, avez-vous vu leur sourire? C'est un message que je veux faire passer à mes enfants. J'aimerais un jour les emmener avec moi, mais chaque chose en son temps.

- Qu'allez-vous faire de toutes ces images, de tous ces messages et appels que vous avez emmagasinés?
- On parle beaucoup de ce qu'on a vu dans le cadre de l'Unicef. On sait l'importance de continuer à montrer, en Belgique, ce qui est fait par l'organisation pour changer la vie des gens.

- D'où votre rôle de présidente d'honneur d'Unicef Belgique?
- Il est très important de donner de la visibilité aux projets de l'Unicef et de mobiliser le peuple belge afin de continuer l'aide aux plus démunis. Mon rôle est de pouvoir donner une voix aux plus démunis. J'ai toujours voulu agir en ce sens, depuis que je suis mariée.

- C'est un rôle un peu différent des pop stars, comme Axelle Red par exemple qui est ambassadrice d'Unicef Belgique?
- Heureusement que je ne chante pas!  C'est à vous d'estimer s'il y a une différence...mais Axelle Red fait du très bon travail".

La Reine poursuit en 2016 son combat pour la protection des enfants tant dans notre pays qu'à l'étranger :   visite du centre Child Focus avec l'épouse du président allemand, conférence "Children's rights matter : why Europe needs to invest in children", rencontre à New York avec le directeur-général de l'Unicef et les représentants spéciaux du secrétaire-général de l'ONU sur le sort des enfants dans les conflits armés et sur les violences contre les enfants, lancement du jeu "Dossier 116 000" par Child Focus, visite du centre de réfugiés Makani géré par l'Unicef en Jordanie, table ronde organisée par Child Focus à l'occasion de la Journée Européenne pour la protection des enfants contre l'exploitation sexuelle.

En février 2017, après avoir prononcé un discours à une conférence organisée à Bruxelles sur les enfants dans les conflits armés, Mathilde effectue un voyage avec Unicef Belgique au Laos, au cours duquel elle accepte de répondre aux questions des journalistes :

"Cela vous manque-t-il de ne plus pouvoir repartir du jour au lendemain, avec un sac à dos, sans protocole?
- J'ai beaucoup voyagé avec un sac à dos avant que je rencontre mon époux. C'était quelque chose d'intéressant, de fun. J'ai commencé très jeune mon engagement au niveau social. A l'âge de 18 ans, j'ai été volontaire pour une ONG en Egypte, où on a vécu quelques semaines dans les bidonvilles. Je me suis toujours engagée. J'ai même été en Syrie, en Inde ou encore en Bolivie. Chaque âge a ses avantages et ses limites. Dans le cadre de mon voyage au Laos, j'ai pu rencontrer des personnes merveilleuses. J'ai énormément de plaisir à participer à ce type de voyage. J'en garde des aventures uniques.

- Qu'est-ce qui vous a le plus frappée lors de ce voyage au Laos?
- J'ai été très impressionnée par l'hospitalité des personnes que nous avons pu rencontrer, de leur générosité. De leur calme aussi, parce que ce sont des personnes très patientes. J'ai été marquée par le projet qui vise à lutter contre la malnutrition, avec ce bébé de neuf mois qui donne l'impression de n'avoir qu'un mois. J'ai bien regardé la courbe de croissance de cet enfant, qui était en-dessous de la courbe la plus basse. Le retard est quasiment irrécupérable, d'autant que si vous êtes mal nourri, vous n'avez plus que la moitié du cerveau. Cet enfant, comme tant d'autres malheureusement, va porter les conséquences toute sa vie. Cette maman dépourvue avec son bébé est donc une image qui me marquera. J'ai aussi été interpellée par les jeunes volontaires qui s'engagent dans les écoles gardiennes pour leur fournir un enseignement avant d'entrer en primaire. Ce qui est marquant, c'est que ces volontaires formés par l'Unicef s'engageant pour leur communauté disposent de très peu d'instruments pour pouvoir interagir avec les enfants.

- Quel impact votre visite a-t-elle pu avoir pour le Laos?
- Les autorités que j'ai eu l'occasion de rencontrer sont sensibles à l'importance d'investir dans l'éducation. Ce que j'essaie de leur dire, c'est que chaque enfant a droit à un enseignement de qualité. Cela m'a frappée de voir qu'ils travaillent avec les communautés des différents villages. J'ai parlé avec le chef d'un village et tout ce qu'ils font pour éduquer les enfants m'a impressionnée. Tout un programme de prévention pour lutter contre la malnutrition commence à porter ses fruits. Il y a un vrai travail sur le terrain.

- Après un voyage humanitaire comme celui-ci, avez-vous un suivi du Laos?
- L'Unicef me briefe beaucoup. J'ai construit un lien avec la représentante de l'Unicef au Laos. Généralement, ils m'expliquent comment çà s'est passé.

- Vous ne vous lassez jamais de ce type de voyage?
- Rencontrer des personnes qui se battent pour survivre, on ne s'en lasse jamais. Je suis toujours étonnée que, malgré ce qu'elles traversent, elles gardent le sourire.

- Envisagez-vous de prendre vos enfants lors d'une prochaine visite?
- Je n'ai aucune crédibilité si j'emmène mes enfants avec moi dans un voyage humanitaire alors que je me bats pour que chaque enfant ait le droit à avoir un enseignement de qualité. Cela n'a pas de sens. Si un jour, j'en ai l'opportunité, mes enfants m'accompagneront, mais je souhaite d'abord qu'ils poursuivent leur scolarité. Et puis, mes enfants doivent avoir leurs propres expériences dans la vie privée. A l'époque, mes parents ont eu quelques cheveux gris quand je partais à l'étranger. Je pense que j'en aurai aussi avec mes enfants"
                  

lundi 13 mars 2017

Les villas de Léopold II à la Côte d'Azur

1° La villa "Les Cèdres"                           

                       

C'est au cours de l'hiver 1895-1896 que le roi Léopold II investit pour la première fois dans le sud de la France. Il s'intéresse particulièrement à la tranquille baie de Passable à l'entame de la presqu'île du Cap Ferrat, connue aujourd'hui sous le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Cette lande de terre sauvage ("ferus" en latin, d'où vient "Ferrat"), couverte d'herbes folles, appartient à la commune de Villefranche voisine qui en tire un modeste revenu à l'époque en louant des herbages pour y accueillir des troupeaux d'ovins. Au début du XXème siècle, la presqu'île ne compte qu'une vingtaine de villas et la plus grande partie de ses 250 hectares reste inoccupée. A l'est, le petit port de Saint-Jean accueille des barques de pêcheurs.

Dans la baie de Passable, Léopold II achète la modeste villa Vial qui surplombe la petite crique. Il la rebaptise "Radiana" et la transforme en un charmant petit palais pourvu de tout le confort de l'époque, et destiné à sa maîtresse Blanche Delacroix, baronne de Vaughan.

Les années suivantes, via divers prêtes-noms (son médecin personnel le Docteur Thiriar, le Domaine de la Couronne, l'Etat Indépendant du Congo ou la Société civile immobilière de séjour et d'exploitation horticole de la Côte d'Azur),  le Roi se porte acquéreur de dizaines d'hectares de terres peu prisées et cédées par des propriétaires qui n'avaient pas encore compris le futur et rapide développement touristique du Cap Ferrat. Il rachète aussi "Les Oiseaux", la propriété familiale de l'ancien maire de Villefranche Désiré Pollonais, qu'il rebaptise "Les Cèdres" et qui est voisine de la villa "Radiana".

Dans ses deux nouvelles propriétés "Radiana" et "Les Cèdres", Léopold II fait arracher la végétation autochtone de pins, caroubiers, oliviers et de garrigue pour y implanter des plantes et arbres exotiques, des palmiers, des magnolias, des bananiers qui se sont parfaitement acclimatés. Fort critiqués à l'époque, ils font aujourd'hui la fierté des Saint-Jeannois. Près du phare, il fait encore construire trois villas ("La Banana", "La Boma" et "La Matadi") qu'il destine comme maisons de repos pour ses fidèles officiers du Congo. Il finira par posséder un tiers de la superficie de la presqu'île!

En vacances à la Côte d'Azur, le roi Léopold II passe aussi beaucoup de temps à bord de son yacht (plus d'infos :   http://royalementblog.blogspot.be/2012/11/le-yacht-alberta-du-roi-leopold-ii.html).

Après son décès en décembre 1909,  ses propriétés françaises sont gérées par la Donation Royale. Durant la première guerre mondiale, le roi Albert Ier les fait transformer en hôpitaux militaires ou de convalescence pour les soldats belges évacués du front de l'Yser. Ils sont plusieurs dizaines, gazés à l'Ypérite, à avoir terminé leur existence au Cap Ferrat et à y reposer au cimetière militaire belge.

Albert Ier n'a pas hérité du sens des affaires de son oncle. Après la première guerre mondiale, il fait vendre à des prix très modestes les villas et les dizaines d'hectares acquis par Léopold II à la Côte d'Azur.

En ce qui concerne la Villa "les Cèdres", elle est rachetée en 1921 par la famille Marnier-Lapostolle qui trouve dans les serres de Léopold II l'endroit parfait pour faire pousser les herbes secrètes de sa liqueur (le grand Marnier) pendant des décennies. Cette marque a été rachetée par le groupe Campari-Cinzano qui n'a que faire de la propriété composée d'une dizaine de chambres, d'une salle des fêtes, d'un jardin d'hiver, d'une écurie, d'une conciergerie, d'une piscine et d'un parc botanique privé de 14 hectares dont 25 serres. Sa valeur est estimée à un milliard d'euros. Avis aux amateurs...

2° La villa "Leopolda"

                            

Parallèlement à ses achats à Saint-Jean-Cap-Ferrat, le roi Léopold II se prend aussi de passion pour les terres surplombant la commune voisine de Villefranche-sur-Mer. En haut du Col de Caire, il achète une quinzaine de parcelles de terres non exploitées pour former un promontoire de plusieurs hectares sur lequel il bâtit la Villa "Leopolda", grâce à l'aide de l'architecte Aaron Messiah. Elle est entourée d'un parc de huit hectares, planté de quelques 1.200 arbres d'essences les plus variées, qui nécessite l'occupation d'une cinquantaine de jardiniers!

Peu après, il parvient à acheter le domaine voisin, et y fait construire, avec le même architecte, la villa de Saint-Segond. Les deux domaines sont reliés par une passerelle au-dessus de l'avenue qui porte d'ailleurs depuis le nom de Léopold II.

En 1920, la Villa "Leopolda" est rachetée par la comtesse de Beauchamp qui la fait remodeler par l'architecte américain Ogden Codman pour lui donner son aspect actuel. Dans les années 50, un financier américain revend les lieux à Gianni Agnelli, le patron de Fiat, qui cède la propriété en 1985 à l'homme d'affaire libanais Edmond Safra. Sa veuve y réside toujours.

Un milliardaire russe Mikhaïl Prokhorov veut s'en porter acquéreur. En 2008, un compromis de vente est passé pour 390 millions d'euros. Il verse une garantie de 39 millions d'euros....avant de devoir renoncer à l'achat à cause de la crise financière de l'automne 2008. Lily Safra refuse de lui restituer les 39 millions d'euros, et les tribunaux lui donneront raison par trois fois. Elle a donné l'argent à des oeuvres caritatives, et continue d'habiter dans l'ancienne propriété du roi Léopold II.

Cliquez ci-dessous sur "Léopold II" pour retrouver mes autres articles consacrés au deuxième roi des Belges.

lundi 6 mars 2017

Activités royales en février 2017

                       
             
20 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 2 fois), le chef de la Défense Marc Compernol, le président d'Azerbaïdjan Ilham Aliyev, le vice-président de la Commission Européenne Jyrki Katainen, le président du Crisis Group Jean-Marie Guéhenno, la ministre du Budget Sophie Wilmès, le ministre d'Etat Frank Vandenbroucke, le président du Kirghistan Almazbek Atamboyev, le co-fondateur de l'entreprise Microsoft Bill Gates, le président de la Ligue Nationale Belge de la Sclérose en Plaques Charles van der Straten Waillet, le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine, le ministre flamand des Finances Bart Tommelein, le négociateur en chef du Brexit pour la Commission Européenne, la nouvelle secrétaire d'Etat à la Lutte contre la Pauvreté Zuhal Demir, ainsi que les ambassadeurs du Brésil, Grenade, Vatican, Afghanistan, Emirats Arabes Unis.

9 activités officielles pour le Roi :   visite de l'incubateur de start-ups "Leansquare" à Liège, visite du site d'Arcelor Mittal à Seraing, conférence sur la médiation internationale, visite du Télé-Services à Verviers, visite de l'incubateur The Faktory à Verviers, visite du centre de compétences ConstruForm à Verviers, messe à Laeken pour les défunts de la dynastie, visite de travail au parlement flamand, déjeuner de travail avec le commissaire européen Pierre Moscovici.

21 activités officielles pour la Reine :  visite du siège d'ATD Quart Monde à Etterbeek, visite du projet "Côte à Côte" de la Haute Ecole Libre Mosane à Liège, table ronde au palais royal avec les SDG Voices belges, visite du Télé-Services à Verviers, visite de l'incubateur The Faktory à Verviers, visite du centre de compétences ConstruForm à Verviers, Semaine contre le Harcèlement à Gand, audience pour le co-fondateur de l'entreprise Microsoft Bill Gates, inauguration de la conférence internationale "Les enfants et les conflits armés", messe à Laeken pour les défunts de la dynastie   + 11 activités officielles lors de son voyage au Laos avec l'Unicef (rencontre avec le vice-président du Laos, rencontre avec le vice-ministre des Affaires étrangères, rencontre avec la présidente de l'Union des Femmes du Laos, visite du health outreach à Lao Ngam, découverte à Tha Mueang de la formation offerte aux parents par l'Union des Femmes du Laos, visite du programme Youth Media à Saravane, dîner offert par le gouverneur de la province de Saravane, visite de l'école maternelle à Doub, visite d'un centre de soins à Tahouak, découverte d'un projet sensibilisant les enfants aux dangers des mines, visite du site du Vat Phou).

0 activité officielle pour le roi Albert II

0 activité officielle pour la reine Paola

0 activité officielle pour la princesse Elisabeth

1 activité officielle pour la princesse Astrid :  dîner de gala pour le lancement de "Road to Tokyo 2020" du Mouvement Paralympique.

0 activité officielle pour le prince Lorenz

8 activités officielles pour le prince Laurent :  10ème édition des Music Industry Awards, 7ème cérémonie de remise des Magritte du cinéma belge, réception pour le départ du secrétaire général du département Environnement de l'autorité flamande, célébration des 40 ans de vie politique de l'échevin d'Ixelles Yves de Jonghe d'Ardoye d'Erp, film "Vive la crise" au Festival International du Film d'Amour de Mons, première du film belgo-néerlandais "Storm : Letters van vuur", soirée des 80 ans de la Maison Roger au profit de la Maison d'Enfants Reine Marie-Henriette, journée européenne des maladies rares à Louvain.

4 activités officielles pour la princesse Claire :  7ème cérémonie de remise des Magritte du cinéma belge, première du film belgo-néerlandais "Storm : Letters van vuur", soirée des 80 ans de la Maison Roger au profit de la Maison d'Enfants Reine Marie-Henriette, conférence "De la joie" de Sir Michael Edwards à Bruxelles.

Récapitulatif des activités officielles de janvier et février (source : www.monarchie.be) :

Roi :   33 activités officielles + 29 audiences

Reine :   44 activités officielles

Prince Laurent :   15 activités officielles

Princesse Claire :   7 activités officielles

Princesse Astrid :   6 activités officielles

Prince Lorenz :   3 activités officielles

Roi Albert II, reine Paola et princesse Elisabeth :   0 activité officielle

lundi 27 février 2017

Mathilde et les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies

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En janvier 2016, le secrétaire-général des Nations Unies invite la reine Mathilde à faire partie, pour une durée de trois ans (2016-2018), du Groupe des défenseurs des Objectifs de développement durable des Nations Unies. Ce groupe d'une quinzaine de personnalités (dont fait également partie la princesse héritière Viktoria de Suède) est chargé d'aider l'ONU à mobiliser les énergies et l'action de la communauté internationale en vue de réaliser les Objectifs de Développement Durable d'ici 2030 (ces objectifs ont été adoptés par les Etats membres de l'ONU en septembre 2015).

Année 2016

La Reine commence par rencontrer en janvier le secrétaire-général des Nations Unies Ban Ki-Moon et le créateur du micro-crédit Mohammad Yunus lors du forum économique de Davos, et par recevoir en février au palais royal de Bruxelles le président de la 70ème session de l'assemblée général des Nations Unies et le ministre belge de la Coopération au Développement Alexander De Croo. Lors de sa visite du campus Diepenbeek de l'Université d'Hasselt, elle met l'accent sur les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) au cours de sa discussion avec les étudiants. Et le 7 avril, elle se rend au palais d'Egmont à Bruxelles pour prononcer le discours d'ouverture du forum 2016 de coopération pour le développement des Nations Unies.

En juin, Mathilde assiste aux 10èmes Journées Européennes de Développement organisées par la Commission Européenne à Bruxelles sur le thème "Le rôle de la femme dans le développement est au cœur des Objectifs de Développement Durable", participe à un déjeuner de travail avec des représentants des institutions européennes afin d'être informée sur la réalisation des ODD au sein de l'Union Européenne,  et reçoit au palais royal le secrétaire général des Nations Unies et le président de la Banque Mondiale.

Dans son discours aux Journées Européennes de Développement, elle déclare :   "Les Objectifs de Développement Durable nous rappellent que le développement nous concerne tous, collectivement et individuellement. D'une façon, ne sommes-nous pas tous des pays en développement? Les maîtres-mots qui distinguent les nouveaux objectifs de leurs prédécesseurs sont "inclusivité" et "universalité". Le développement ne concerne pas uniquement une relation nord-sud ou sud-sud. C'est à chacun des pays à tous les niveaux de développement, aux nombreuses dynamiques à l'intérieur de nos sociétés, à chacun de nous tous qu'il incombe de s'approprier les ambitions définies dans les objectifs. Les responsabilités sont dès lors partagées. Nous avons des engagements précis à prendre et à respecter. Il s'agit d'un véritable partenariat, où personne ne peut être laissé pour compte".

La Reine se rend deux jours en juillet au siège de l'ONU à New York avec le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders. Ils y enchaînent les réunions de travail sur la protection des enfants dans les conflits armés, les droits de l'homme, la problématique des maladies mentales ou la violence contre les enfants. Ils rencontrent également le secrétaire-général des Nations Unies et le directeur général de l'Unicef.

Dans un de ses discours prononcés lors de sa visite à l'ONU, Mathilde déclare :
"Dix mois après l'adoption des Objectifs de Développement Durable, cette assemblée générale est engagée dans une réflexion particulièrement bienvenue et opportune sur l'impact des droits humains sur les objectifs de développement, et inversement. En souscrivant à ces engagements, la communauté internationale a formulé une vision partagée d'un monde juste, pacifique et stable : un monde où le rôle central d'institutions efficaces et inclusives se trouve reconnu, et où sont promus l'état de droit, l'accès à la justice et les droits de l'homme. Le lien intrinsèque entre la poursuite des objectifs de développement durable et la promotion des droits humains se trouve donc clairement articulé. Mais le chemin vers cette paix durable, vers cette justice, vers ce bien-être est encore long et sera ardu.

C'est pourquoi le dialogue d'aujourd'hui et des jours à venir aurait tout son sens s'il parvenait à expliciter et à étayer encore davantage ce constat et cette ambition. Deux dynamiques (développement et droit humain) se légitiment et se renforcent mutuellement. Toutes deux sont nécessaires, l'une facilitant la réalisation de l'autre. J'ose espérer que les efforts seront poursuivis pour aboutir à une intégration harmonieuse de tous les leviers de développement, que ce soient les outils et instruments institutionnels, économiques ou juridiques, actionnés par nombre de stakeholders tels les autorités, la société civile, les entreprises, le monde académique et culturel.

J'ai reçu il y a quelques semaines un dessin d'une petite fille qu'elle m'avait adressé à l'occasion des Journées Européennes du Développement. Sur ce dessin, quelques mots éloquents pleins de sens, et je cite : "Pas de futur sans culture". La culture est, en effet, un levier de développement. Il n'est certes pas le seul, mais l'importance de ce levier culturel est prépondérante.

Sans tenter d'épuiser tous les aspects et conséquences de la complémentarité des actions à mener en faveur du développement et des droits de l'homme, je voudrais souligner trois principes, qui ne manqueront pas de nous inspirer.

Tout d'abord, la lutte contre la discrimination et contre les inégalités doit se poursuivre. Hier, j'ai participé à un débat sur la réhabilitation et la réintégration des enfants affectés par les conflits armés. Une fois de plus, on y a clairement condamné toute pratique discriminatoire. Par ailleurs, nous devons poursuivre les efforts pour garantir aux filles et aux femmes leur droit à la formation et à l'éducation. Je salue les propositions que le président du Conseil des Droits de l'Homme a formulées récemment à cet effet. Elles répondent au souci largement partagé de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte, that nobody should be left behind.

Ensuite, la stricte observance des droits de l'homme et des libertés fondamentales présuppose, tout comme les autres objectifs de développement, un fonctionnement correct des institutions et une bonne gouvernance.

Enfin, tous ces objectifs seront d'autant plus réalistes et réalisables qu'ils seront poursuivis en symbiose entre les nombreux acteurs concernés. De nombreuses dynamiques éclosent, au sein des gouvernements bien sûr, mais également dans la société civile, les milieux académiques, les organisations non gouvernementales, les médias, le monde culturel. C'est très encourageant. Il faut y ajouter le secteur privé, moteur de la croissance économique, mais aussi responsable de la protection des droits de l'homme. Un climat propice aux investissements, soutenu par un état de droit crédible, constitue un stimulant important du développement. Les initiatives doivent se multiplier visant l'incorporation, dans la gestion des entreprises, des objectifs de développement durable et d'une véritable culture de respect et de promotion des droits de l'homme.

Nous vivons en ce moment une dynamique importante. Notre monde est confronté à des turbulences mais il connaît également des développements positifs. La prise de conscience grandissante du changement climatique, de la dimension inclusive de notre développement et de la dignité de toute personne humaine génère des engagements nouveaux ainsi que des marques de confiance dans notre avenir. Je suis persuadée que les Nations Unies, fortes de 70 ans d'expérience et d'une ambition juvénile, relèveront ces grands défis avec une détermination renouvelée".

A New York, la Reine confie aux journalistes belges qui l'accompagnent :   "Je suis ici pour quelques heures seulement mais c'était très important d'être ici pour rencontrer des personnes importantes dont Ban Ki-Moon et le féliciter pour son engagement depuis huit ans dans la lutte contre la pauvreté et pour donner un monde meilleur, et qui se termine avec ces Objectifs de Développement Durable (ODD) que je suis enthousiaste de soutenir pour les prochaines années. Soutenir ces ODD, c'est la prolongation d'un travail que j'ai commencé avant mon mariage, car l'enfance et les personnes vulnérables étaient déjà au centre de mes préoccupations. J'avais à cœur de donner une voie aux plus vulnérables et d'investir dans l'éducation, car j'y crois profondément.

Je parle beaucoup à mes enfants. Je leur explique que c'est un luxe d'avoir accès à la culture, notamment musicale, et que des millions d'enfants n'ont pas la chance d'aller à un concert par exemple. Je leur ai expliqué l'histoire de ce petit garçon sous-alimenté enfant, et que cela impactera toute sa vie future. Que certaines filles ne peuvent pas aller à l'école. C'est un monde plein de défis où il y a certaines turbulences. En tant que mère, il faut y croire et vouloir donner un monde meilleur pour les générations futures. Et je pense que cela passe par l'éducation : il y a encore beaucoup trop d'enfants qui quittent l'école à 10-12 ans et qui ne savent pas lire".

Du 23 au 25 octobre, Mathilde se rend en Jordanie. Elle y rencontre la reine Rania, le premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Elle visite des centres de réfugiés gérés par l'ONU ou l'Unicef, ainsi que la Jordan River Foundation. La Belgique a versé 10 millions d'euros à la Jordanie pour l'aider à gérer l'afflux massif de réfugiés syriens.

Le Palais diffuse ce message de la reine Mathilde :    "Depuis la Jordanie, je souhaite à tous une belle journée des Nations Unies. Je souhaite en particulier remercier les nombreux collaborateurs des Nations Unies dans le monde entier pour leur engagement. En tant que défenseur des Objectifs de Développement Durable, j'ai pu me rendre compte de l'ampleur des besoins humanitaires en Jordanie et des efforts extrêmement importants que fournit le pays pour accueillir les nombreux réfugiés de la région. Tous les enfants réfugiés ont besoin d'un accès à l'enseignement et aux soins de santé de qualité. Je constate également que beaucoup d'enfants qui ont fui la guerre en Syrie nécessitent un accompagnement psychologique. C'est pourquoi je demande une attention spéciale pour l'enseignement, les soins de santé, et en particulier la santé mentale des réfugiés. Je félicite tous les travailleurs humanitaires pour leur engagement quotidien qui ne va pas sans risques. J'adresse également toute ma gratitude aux volontaires et familles jordaniennes qui accueillent ces personnes vulnérables, et je tiens à souligner leur engagement exceptionnel. Par ma présence sur le terrain, je souhaite donner une voix et un visage à ces personnes".

Le 20 décembre, Mathilde prononce le discours d'ouverture du High Level Policy Summit organisé par la Commission Européenne et consacré à la mise en oeuvre des objectifs de développement durable.

Année 2017