lundi 17 avril 2017

Bon anniversaire Sire !

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Ce 15 avril, le Roi fête son 57ème anniversaire. Aussi je vous propose de (re)lire des articles qui lui sont consacrés.

Sa vie de prince héritier :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/04/les-53-ans-du-prince-heritier-philippe.html

Ses origines belges :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/07/les-origines-belges-du-nouveau-roi.html

Les timbres à son effigie :  http://royalementblog.blogspot.be/2013/10/les-timbres-leffigie-du-roi-philippe.html

Ses conseillers :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/01/les-conseillers-du-roi-philippe.html

Ses premiers mois de règne :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2014/04/bon-anniversaire-au-roi-qui-fete-ses-54.html

Son rôle après les élections de 2014 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2014/05/le-role-du-roi-apres-les-elections.html

Les Belges anoblis par le Roi : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/07/les-38-anoblis-du-regne-de-philippe-ier.html

Ses voyages d'Etat :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/08/les-voyages-detat.html

Le Roi et le terrorisme :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/08/le-roi-et-le-terrorisme.html

Le Roi et le président Barack Obama :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/11/le-roi-philippe-et-le-president-barack.html

Le Roi, membre le plus actif de la famille royale depuis 2012 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/12/quel-membre-de-la-famille-royale-ete-le.html

Bon anniversaire Sire !

lundi 3 avril 2017

Activités royales en mars 2017

                                        

19 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 4 fois), le vice-président du gouvernement wallon Maxime Prevot, la ministre de l'Education en communauté française Marie-Martine Schyns, la ministre bruxelloise de l'Energie et du Logement Céline Frémault, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, le président du CD&V Wouter Beke, le président de Gambie Adama Barrow, Nidhi Chaphekar et son époux, le président du Portugal Marcelo Rebelo de Sousa, le membre du CA de Nestlé Paul Bulck, ainsi que les ambassadeurs du Japon, Pérou, Espagne, Tchad, Qatar, Corée.

26 activités officielles pour le Roi :  réception pour les lauréats 2012, 2014 et 2016 de Femmes de Paix, rencontre à Evere avec les lauréats du projet ID City du Fonds Prince Philippe, Tech Startup Day à Anderlecht, visite de l'entreprise Vondelmolen à Lebbeke, rencontre avec les personnes blessées lors des attentats de Bruxelles, table ronde sur la sécurité et l'antiterrorisme, commémoration des attentats à Brussels Airport, commémoration des attentats à la station de métro Maelbeek, commémoration des attentats à la Petite Rue de la Loi, réunion de travail avec les jeunes du magazine "Lueurs", visite du campus de la VUB à Etterbeek  + 15 activités officielles lors du voyage d'Etat au Danemark (accueil officiel et traversée en landau, réception au palais d'Amalienborg, rencontre avec le premier ministre danois, rencontre avec la présidente du parlement danois, promenade en bateau dans le port, rencontre avec les Belges résidant au Danemark, dîner de gala offert par la reine du Danemark, visite à l'hôtel de ville, ouverture d'un séminaire belgo-danois, visite du State of Green, déjeuner d'affaires, visite de l'organisme du réseau ferroviaire danois, visite de la Cinémathèque, dîner offert par les souverains belges, cérémonie officielle de départ).

28 activités officielles pour la Reine :  rencontre avec des femmes de différents secteurs de la province du Hainaut, réception pour les lauréats 2012, 2014 et 2016 de Femmes de Paix, remise du Prix Womed Award 2017, découverte d'un projet de tutorat à Anvers, concert des Young Belgian Strings à Flagey, visite de De Switch à Holsbeek, visite de l'asbl De Wissel à Rostelaar, rencontre avec les personnes blessées lors des attentats de Bruxelles, rencontre avec Nidhi Chaphekar et son époux, concert du Concours Musical Reine Elisabeth destiné aux jeunes, visite de l'exposition Marthe Wéry à Charleroi, commémoration des attentats à Brussels Airport, commémoration des attentats à la station de métro Maelbeek, commémoration des attentats à la Petite Rue de la Loi   + 14  activités officielles lors du voyage d'Etat au Danemark (accueil officiel et traversée en landau, réception au palais d'Amalienborg, rencontre avec le premier ministre danois, rencontre avec la présidente du parlement danois, promenade en bateau dans le port, rencontre avec les Belges résidant au Danemark, dîner de gala offert par la reine du Danemark, visite d'une école, visite au siège de l'ONU, réunion de travail à la Princess Mary Foundation, déjeuner de travail sur les objectifs de développement durable, visite de la Cinémathèque, dîner offert par les souverains belges, cérémonie officielle de départ).

2 activités officielles pour le roi Albert II :  concert de gala de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, visite des ateliers du constructeur automobile Gillet à Gembloux

0 activité officielle pour la reine Paola

0 activité officielle pour la princesse Elisabeth

3 activités officielles pour la princesse Astrid :  visite de laboratoires de l'Université d'Anvers ayant reçu un subside de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, visite du Centre d'Etude de l'Energie Nucléaire à Mol, Journée Mondiale de la Tuberculose au Musée de la Médecine

0 activité officielle pour le prince Lorenz

8 activités officielles pour le prince Laurent :  signature du Contrat de Rivière Meuse Aval, remise à Ostende du prix Leven vol muziek, Open Campus Day de l'Ecole Royale Militaire, soirée de gala au profit de la Fondation Prince Laurent, 60ème course cycliste Record Bank E3 Harelbeke, ouverture officielle de Comics Station à la gare d'Anvers, cortège du Laetare à Stavelot, visite de la rétrospective de Calisto Peretti à Soignies.

4 activités officielles pour la princesse Claire :  Open Campus Day de l'Ecole Royale Militaire, ouverture officielle de Comics Station à la gare d'Anvers, visite de l'exposition "Spray against cancer" à Bruxelles, cortège du Laetare à Stavelot.

Récapitulatif des activités officielles de janvier à mars (source :  www.monarchie.be) :

Roi :   59 activités officielles   + 48 audiences

Reine :  72 activités officielles

Prince Laurent :  23 activités officielles

Princesse Claire :   11 activités officielles

Princesse Astrid :  9 activités officielles

Prince Lorenz :   3 activités officielles

Roi Albert II :   2 activités officielles

Reine Paola et Princesse Elisabeth :   0 activité officielle

lundi 20 mars 2017

Le combat de la reine Mathilde pour la protection de l'enfance

                                                    
La princesse Mathilde commence son combat en faveur de l'enfance quelques semaines après son mariage :  le 8 février 2000, elle reçoit en audience Lieve Stappers, directrice du centre Child Focus pour enfants disparus et sexuellement exploités. En novembre, Philippe et Mathilde accueillent sur la place des Palais les participants à une marche en faveur de la protection des enfants. Le couple princier accorde son Haut Patronage à l'ONG Plan Belgique.

Durant le voyage d'Etat de la famille royale suédoise en mai 2001, les ducs de Brabant accompagnent la princesse héritière Viktoria au centre Child Focus, où ils rencontrent Jean-Denis Lejeune, le papa de la petite Julie enlevée avec son amie Mélissa en 1995 à Grâce-Hollogne. En septembre 2001, le prince Philippe, la princesse Mathilde et le chanteur Helmut Lotti (ambassadeur bénévole d'Unicef-Belgique) assistent à la remise à Bruxelles des résultats d'une campagne de pétitions de l'Unicef dans la perspective de la séance extraordinaire des Nations Unies en faveur de l'enfance. Prévue fin septembre, elle est annulée suite aux attentats du 11 septembre et reportée à 2002.

La princesse préside la délégation belge lors de ce 2ème Sommet Mondial de l'Enfance, organisé à New York par les Nations Unies du 8 au 10 mai 2002. Elle est accompagnée notamment du ministre des Affaires étrangères Louis Michel, du ministre de l'Enfance en communauté française Jean-Marc Nollet, des sénatrices Nathalie de T'Serclaes et Sabine de Béthune, ainsi que par des jeunes Belges participant au projet "What do you think?" d'Unicef-Belgique.

Durant son séjour à New York, Mathilde prend plusieurs fois la parole et déclare notamment :   "A chaque rencontre que j'ai avec des enfants, en Belgique ou de par le monde, je m'aperçois qu'un enfant ne demande pas beaucoup pour être heureux. Et que très peu est nécessaire pour les rendre heureux. Mais même ce très peu, on ne leur donne pas toujours.

Notre société attache beaucoup d'importance à la productivité. Elle a souvent moins de patience pour ceux qui ne sont pas productifs : les enfants et les personnes âgées. Pour les enfants, s'y ajoute encore une autre condition : ils sont innocents, sans voix, sans pouvoir de décision, on les écoute peu, leurs opinions ne comptent pas pour grand'chose. Et pourtant, quand on les écoute bien, ils ont beaucoup à dire. Malgré leur situation parfois difficile, les enfants veulent presque toujours faire passer un message positif. Ils cherchent de façon positive à être considérés comme acteurs dans notre société. Ils veulent participer aux changements qui les concernent directement. Ils veulent tout simplement être pris au sérieux.

Ce qui me semble important, c'est que l'enfant puisse être respecté pour ce qu'il est : un sujet de droit et qui a des droits. Les droits de l'enfant constituent une progression, un raffinement des droits de l'homme universels. Ces droits, il faut les promouvoir et les protéger. Les enfants sont une valeur pour la société, tout comme la famille et l'affection qu'ils y trouvent est une valeur pour les enfants. Mais nous, qui façonnons la société, nous avons le devoir de bien accompagner l'insertion des enfants dans cette société. C'est un devoir qui incombe en premier lieu aux parents, à la famille. Ensuite à nos dirigeants, aux responsables politiques et sociétaux. Mais c'est aussi le rôle fondamental de l'éducation".

Mêmes idées dans un autre discours prononcé à New York :    "A travers mon expérience avec des enfants vulnérables, je m'aperçois de plus en plus combien l'éducation joue un rôle fondamental. Et j'entends ici éducation dans le sens le plus large, non seulement à l'école mais aussi, et surtout, à travers les parents, la famille, l'environnement social de l'enfant. Mais en ce qui me concerne, je voudrais souligner ici combien je trouve important le rôle que joue la famille pour d'une part permettre à l'enfant de vivre pleinement son enfance et d'autre part contribuer à son épanouissement et à son développement affectif. Mais le rôle le plus fondamental des parents et de la famille, me semble être celui d'accompagner et de stimuler la progression d'un enfant vers un être humain autonome, responsable, ouvert sur le monde et respectueux d'autrui".

De retour en Belgique, la princesse Mathilde assiste au Sénat à un débriefing de la session spéciale des Nations Unies sur l'enfance. A l'occasion du 50ème anniversaire d'Unicef-Belgique, elle participe à Bastogne en septembre à la Journée des Volontaires de l'Unicef. En décembre 2002, elle rencontre les jeunes participants à la conférence "Enfants, acteurs de changement", organisée par Unicef.

Le 5 juin 2003, Mathilde reçoit en audience Kay Labate, la présidente de "Europe's Children - Our Concern". En décembre, la princesse est l'invitée d'honneur de la 11ème Nuit Internationale de l'Enfance au château de Versailles au profit de la Fondation pour l'Enfance (créée par Anne-Aymone Giscard d'Estaing, ancienne Première Dame de France), puis visite la consultation de nourrissons de l'O.N.E. au centre "Le Bon Lait" à Ixelles qui fête son centième anniversaire. Cette institution offre à des enfants d'âge préscolaire de plus de 40 nationalités différentes un accès à la médecine préventive, à l'éducation, à la santé et à l'aide aux familles. Par sa visite, la princesse souhaite souligner l'importance d'un bon suivi des nouveaux nés.

Une table ronde sur l'enlèvement parental a lieu le 31 mars 2004 au palais d'Egmont. Mathilde y écoute le témoignage de mères d'enfants enlevés, ainsi que les consuls belges à l'étranger qui sont chargés de trouver une solution acceptable pour les deux parents. En octobre, elle assiste à Bruxelles au lancement de la campagne "L'école, mon droit!" d'Unicef-Belgique qui a pour objectif de scolariser 150.000 enfants au Congo, au Niger et en Roumanie. Un mois plus tard, elle visite l'exposition "L'école, mon droit" aux Halles Saint-Géry. En décembre, la princesse participe à la conférence internationale "Child Abuse and Neglect" à Louvain, et se rend à Copenhague au Danemark pour découvrir l'entrepôt d'approvisionnement central de l'Unicef.

En mai 2005, Mathilde assiste à une réunion de travail au centre SOS Enfants pour enfants abusés et maltraités à Anvers (en 25 ans d'existence, il a traité 30.000 dossiers) et à la remise du titre de docteur honoris causa de l'Université d'Anvers à l'Unicef mondial.

Au cours de l'année 2006, elle préside une nouvelle table ronde à Bruxelles sur la maltraitance d'enfants, elle visite l'asbl De Stobbe (centre d'hébergement pour familles victimes de violence familiale) et elle assiste à Anvers à la Journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants.

En février 2007, la princesse reçoit en audience Sœur Jeanne Devos qu'elle avait déjà rencontrée lors d'une mission économique en Inde. Celle-ci était revenue en Belgique pour la création par la KUL du Fonds Jeanne Devos pour les droits des enfants. Il aura pour but d'accueillir des enfants victimes d'esclavage. En septembre, elle rencontre dans le domaine de Laeken les associations travaillant pour l'enfance invitées par la reine Paola à l'occasion de son 70ème anniversaire.

Trois activités officielles sur ce sujet sont à son agenda de 2008 en Belgique :   rencontre avec la vice-directrice exécutive d'Unicef Hilde F. Johnson, réunion de travail à Bertrix avec l'asbl SOS Enfants, et journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants organisée à Anvers par l'asbl De Stobbe que la princesse avait visitée deux ans plus tôt. En tant que représentante spéciale de l'Unicef et d'Onusida pour la problématique des enfants et du sida , la princesse, le directeur exécutif d'Onusida Peter Piot et la directrice du bureau régional d'Unicef pour l'Afrique occidentale et centrale se rendent au Sénégal pour des visites de terrain et la conférence internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique.

En 2009, Mathilde visite l'asbl Notre Abri à Uccle (qui accueille une cinquantaine d'enfants de 0 à 6 ans, victimes de malveillance, maltraitance ou de carences affectives profondes), assiste à une rencontre organisée par Plan Belgique sur le thème "La violence quotidienne à l'égard des enfants dans les pays en développement", devient présidente d'honneur d'Unicef-Belgique , et célèbre avec les princesses Astrid et Claire le 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant organisée par le commissaire flamand aux droits de l'enfant Bruno Vanobbergen et le délégué général aux droits de l'enfant en communauté française Bernard De Vos.

La princesse prononce le discours suivant :   "Lorsqu'Unicef-Belgique m'a invitée à la célébration du 20ème anniversaire de la convention relative aux droits de l'enfant, j'ai accepté avec plaisir. Il s'agit d'ailleurs d'un moment symbolique :  c'est en effet la première fois que je prends la parole en tant que présidente d'honneur d'Unicef-Belgique sur les droits de l'enfant et la participation des enfants. La mise en place de la convention relative aux droits de l'enfant doit être vue comme une étape décisive dans l'histoire du bien-être de l'enfant. Le 20 novembre 1989, les Nations Unies adoptaient la convention relative aux droits de l'enfant. Sa genèse n'a pourtant pas été évidente. Depuis, cette convention est devenue un instrument quasi universellement reconnu. Elle donne de la visibilité aux enfants et les reconnaît comme porteurs de droits.

Les enfants peuvent prendre leurs responsabilités pour les choses qui les concernent directement. Et c'est précisément ce qui se passe aujourd'hui avec la présentation du deuxième rapport relatif à l'enfance et à la jeunesse : les enfants ont eu l'occasion d'exprimer leurs problèmes, leurs convictions et leurs souhaits à propos de sujets qui leur tiennent à cœur. Le résultat final est à la hauteur des attentes.

Il est important que les enfants soient entendus et que les adultes les écoutent pour que leur opinion soit prise en compte. Il est important de montrer que les adultes les prennent au sérieux et que les enfants et les jeunes ont leur mot à dire dans le façonnement de leur propre milieu de vie. Les enfants ont droit à un environnement social stimulant qui les aide à se respecter et à développer des capacités sociales. Toutefois, cela ne signifie pas que les enfants peuvent toujours faire ce qui leur plaît. Les enfants doivent apprendre à collaborer, en accord avec leurs parents et leurs enseignants. Ils doivent apprendre à devenir des citoyens responsables au sein de la société. C'est un processus d'apprentissage important. Aussi bien les adultes que les enfants doivent parfois adapter leur pensée pour rapprocher encore plus leurs points de vue.

La convention relative aux droits de l'enfant représente aussi un progrès indéniable pour des millions d'enfants à travers le monde :  le nombre d'enfants scolarisés a augmenté, la mortalité infantile a diminué dans le monde, de plus en plus d'enfants ont accès à de meilleurs soins de santé et à une eau pure. En outre, ils reçoivent une protection particulière pendant les conflits et en situation d'urgence.

Au cours des 20 dernières années, des résultats impressionnants ont donc été obtenus. Ce ne sont cependant pas les défis qui manquent dans l'application de la convention. Aujourd'hui encore, 24.000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour des suites de maladies et de privations. Même dans notre pays, les enfants et les jeunes n'ont pas toujours la vie facile et il est donc important d'être à l'écoute de leurs préoccupations, de leurs questions et de leurs propositions. L'opinion des enfants vulnérables dans notre société doit continuer à retenir notre attention particulière".

En 2010, la princesse visite l'asbl SOS Villages d'Enfants - Belgique (à qui elle accorde son Haut Patronage)  en province de Luxembourg, et participe à une table ronde à Liège sur la maltraitance des enfants avec les équipes liégeoises de SOS Famille et de l'O.N.E. , à la conférence européenne sur la pauvreté des enfants (co-organisée par Unicef-Belgique), à une réunion du groupe intergouvernemental permanent Europe de l'Enfance, au colloque "La parole aux enfants" et à la conférence "Les enfants vulnérables en situation d'errance : un défi européen" organisée par la reine Paola au palais royal de Bruxelles.

En décembre 2012, Mathilde se rend trois jours en Haïti pour y découvrir les projets d'Unicef-Belgique. Elle accepte de répondre aux questions de la presse :

"Madame, s'il y a une seule image que vous conserverez d'Haïti, quelle serait-elle?
- Quelque chose qui m'a énormément frappée, c'est que toutes les personnes que j'ai rencontrées étaient souriantes, positives. Elles ne baissaient pas les bras, ne se plaignaient pas. Elles nous ont appris l'humilité, la modestie. J'ai aussi été frappée par le regard des gens. J'y ai senti de la souffrance.

- Comment vous préparez-vous à ce type de mission?
- Peut-on vraiment se préparer psychologiquement? Théoriquement, oui. J'ai rencontré le président d'Haïti et le responsable d'Unicef-Haïti à Bruxelles, j'ai lu beaucoup de livres, j'ai regardé des reportages...mais rien ne vaut la réalité du terrain. Il est difficile de s'y préparer. En tant que mère, j'ai reçu beaucoup d'émotions en voyant ces enfants qui partent déjà avec une faiblesse dans la vie. Dans l'école de mes propres enfants, ils font un projet sur Haïti. Le but est d'aider à la construction d'une école au nord-est de l'île, dans un endroit perdu. J'ai acheté des peintures haïtiennes que je leur montrerai. Si l'école me le demande, je suis prête à y donner un exposé en classe.

- Votre rôle de princesse est-il de montrer ce qui ne va pas dans le monde?
- Cette tâche, je l'ai commencée bien avant que je ne sois princesse. A 18 ans, j'ai passé six semaines dans un projet humanitaire en Egypte. C'était ma première expérience. Il est important que je puisse mettre ma fonction de princesse au profit d'organisations comme Unicef-Belgique".

Après l'accession au trône de son époux, la reine Mathilde continue son combat. Lors d'un de ses premiers déplacements officiels à l'étranger, à New York en septembre 2013, elle soutient le projet de sociétés belges qui se sont engagées à faire respecter les droits des enfants, et rencontre le directeur exécutif de l'Unicef Anthony Lake et le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon. Un mois plus tard, elle assiste à la représentation de la pièce "Heb jij ze wel alle vijf?" sur la pauvreté intergénérationnelle (Unicef-Belgique ayant été impliqué dans la réalisation du dossier pédagogique de cette pièce de théâtre).

A l'occasion de la Journée Internationale des Droits de l'Enfant 2013, la Reine participe à une table ronde organisée par Unicef-Belgique sur les mesures à mettre en place pour lutter contre les inégalités scolaires, le bien-être des élèves et le renforcement de l'enseignant, suite au rapport "L'égalité des chances à l'école? Voilà ce qu'ils en pensent". Le même jour, elle est aussi présente à un concert de la chorale bruxelloise d'enfants Shanti, réunissant des enfants de milieux socio-économiques et culturels différents, qui chante régulièrement pour des enfants malades.

En janvier 2014, la reine Mathilde succède à la reine Paola à la présidence d'honneur du centre Child Focus. Plusieurs activités officielles de son agenda 2014 sont liées à cette problématique :  journée d'étude de l'Université d'Anvers en février sur le cyber-harcèlement à l'égard d'enfants et d'adolescents, table ronde à Bruxelles en octobre sur la lutte contre la pornographie enfantine sur Internet, débat à la FEB en novembre sur l'intégration des droits de l'enfant dans les plans stratégiques des entreprises belges, 25ème anniversaire de la Convention des droits de l'enfant à Auderghem avec 400 élèves francophones et néerlandophones dont les écoles sont engagées avec Unicef-Belgique ("Les Classes du Monde") et Plan Belgique ("Les Ecoles des droits de l'enfant"), deux associations soutenues par la souveraine depuis plusieurs années.

A l'occasion du Safer Internet Day 2015 organisé par Child Focus, la Reine assiste à la projection du film "Disconnect" au cinéma Kinépolis à Bruxelles, suivie d'un débat sur l'utilisation responsable des médias sociaux. Son fils le prince Gabriel est présent dans la salle avec sa classe. Elle se rend également à Genève pour le High Level Event sur le thème Child Online Protection.

En voyage en Ethiopie avec l'Unicef-Belgique (dont elle est présidente d'honneur) en novembre 2015, Mathilde accepte de répondre aux questions de la presse :

"Quelles images garderez-vous de ces quatre jours passés en Ethiopie?
- Il y a eu plusieurs moments émouvants, comme la vision de cet enfant mal nourri. J'ai pu constater avec mes propres yeux à quel point la malnutrition avait des effets dévastateurs. Il y avait un enfant au stade 1, un autre au stade 2. Une dame a poussé sur le pied d'une fillette. Si l'empreinte restait, c'est que l'œdème n'était pas encore résorbé. J'ai été frappée par l'aspect atonique de cet autre enfant qui toussait, ne réagissait pas quand on le touchait. Ces images restent très fort dans la tête. Il y a aussi le témoignage de ce groupe de jeunes filles qui font tout pour changer les mentalités. C'est très courageux de leur part. Elles ont parlé des mariages forcés, de l'excision, tout en signalant l'importance que les garçons soient aussi impliqués.

- Comment avez-vous préparé cette mission?
- On peut le faire de différentes manières. J'ai rencontré beaucoup de personnes en Belgique qui travaillent dans des universités, des hôpitaux ou des ONG qui collaborent avec des Ethiopiens. J'ai aussi vu le film "Difret" qui parle du combat d'une jeune fille qui a tué son mari qu'elle avait dû épouser car il l'avait violée. J'ai rencontré lundi l'avocate qui l'a défendue et qui est l'héroïne du film. Par contre, on ne peut pas se préparer au niveau émotionnel. Pour avoir une image du pays, il faut rencontrer les gens sur place.

- Vos formations de logopède et de psychologue vous ont-elles aidée à passer de la théorie à la pratique sur le terrain?
- Vous savez, j'étais déjà dans la pratique bien avant de rencontrer mon époux. Mais, oui, c'est vrai, cela m'aide tous les jours. C'est une formation continue.

- A Haïti il y a trois ans, vous aviez dit que vous parliez de ce que vous voyiez avec vos enfants.
- Il est très important de pouvoir leur parler de ce que j'ai vu. Je le ferai dès mon retour. C'est aussi important qu'ils sachent que d'autres enfants, qui ont le même âge qu'eux, doivent vivre dans des conditions très difficiles. Et pourtant, avez-vous vu leur sourire? C'est un message que je veux faire passer à mes enfants. J'aimerais un jour les emmener avec moi, mais chaque chose en son temps.

- Qu'allez-vous faire de toutes ces images, de tous ces messages et appels que vous avez emmagasinés?
- On parle beaucoup de ce qu'on a vu dans le cadre de l'Unicef. On sait l'importance de continuer à montrer, en Belgique, ce qui est fait par l'organisation pour changer la vie des gens.

- D'où votre rôle de présidente d'honneur d'Unicef Belgique?
- Il est très important de donner de la visibilité aux projets de l'Unicef et de mobiliser le peuple belge afin de continuer l'aide aux plus démunis. Mon rôle est de pouvoir donner une voix aux plus démunis. J'ai toujours voulu agir en ce sens, depuis que je suis mariée.

- C'est un rôle un peu différent des pop stars, comme Axelle Red par exemple qui est ambassadrice d'Unicef Belgique?
- Heureusement que je ne chante pas!  C'est à vous d'estimer s'il y a une différence...mais Axelle Red fait du très bon travail".

La Reine poursuit en 2016 son combat pour la protection des enfants tant dans notre pays qu'à l'étranger :   visite du centre Child Focus avec l'épouse du président allemand, conférence "Children's rights matter : why Europe needs to invest in children", rencontre à New York avec le directeur-général de l'Unicef et les représentants spéciaux du secrétaire-général de l'ONU sur le sort des enfants dans les conflits armés et sur les violences contre les enfants, lancement du jeu "Dossier 116 000" par Child Focus, visite du centre de réfugiés Makani géré par l'Unicef en Jordanie, table ronde organisée par Child Focus à l'occasion de la Journée Européenne pour la protection des enfants contre l'exploitation sexuelle.

En février 2017, après avoir prononcé un discours à une conférence organisée à Bruxelles sur les enfants dans les conflits armés, Mathilde effectue un voyage avec Unicef Belgique au Laos, au cours duquel elle accepte de répondre aux questions des journalistes :

"Cela vous manque-t-il de ne plus pouvoir repartir du jour au lendemain, avec un sac à dos, sans protocole?
- J'ai beaucoup voyagé avec un sac à dos avant que je rencontre mon époux. C'était quelque chose d'intéressant, de fun. J'ai commencé très jeune mon engagement au niveau social. A l'âge de 18 ans, j'ai été volontaire pour une ONG en Egypte, où on a vécu quelques semaines dans les bidonvilles. Je me suis toujours engagée. J'ai même été en Syrie, en Inde ou encore en Bolivie. Chaque âge a ses avantages et ses limites. Dans le cadre de mon voyage au Laos, j'ai pu rencontrer des personnes merveilleuses. J'ai énormément de plaisir à participer à ce type de voyage. J'en garde des aventures uniques.

- Qu'est-ce qui vous a le plus frappée lors de ce voyage au Laos?
- J'ai été très impressionnée par l'hospitalité des personnes que nous avons pu rencontrer, de leur générosité. De leur calme aussi, parce que ce sont des personnes très patientes. J'ai été marquée par le projet qui vise à lutter contre la malnutrition, avec ce bébé de neuf mois qui donne l'impression de n'avoir qu'un mois. J'ai bien regardé la courbe de croissance de cet enfant, qui était en-dessous de la courbe la plus basse. Le retard est quasiment irrécupérable, d'autant que si vous êtes mal nourri, vous n'avez plus que la moitié du cerveau. Cet enfant, comme tant d'autres malheureusement, va porter les conséquences toute sa vie. Cette maman dépourvue avec son bébé est donc une image qui me marquera. J'ai aussi été interpellée par les jeunes volontaires qui s'engagent dans les écoles gardiennes pour leur fournir un enseignement avant d'entrer en primaire. Ce qui est marquant, c'est que ces volontaires formés par l'Unicef s'engageant pour leur communauté disposent de très peu d'instruments pour pouvoir interagir avec les enfants.

- Quel impact votre visite a-t-elle pu avoir pour le Laos?
- Les autorités que j'ai eu l'occasion de rencontrer sont sensibles à l'importance d'investir dans l'éducation. Ce que j'essaie de leur dire, c'est que chaque enfant a droit à un enseignement de qualité. Cela m'a frappée de voir qu'ils travaillent avec les communautés des différents villages. J'ai parlé avec le chef d'un village et tout ce qu'ils font pour éduquer les enfants m'a impressionnée. Tout un programme de prévention pour lutter contre la malnutrition commence à porter ses fruits. Il y a un vrai travail sur le terrain.

- Après un voyage humanitaire comme celui-ci, avez-vous un suivi du Laos?
- L'Unicef me briefe beaucoup. J'ai construit un lien avec la représentante de l'Unicef au Laos. Généralement, ils m'expliquent comment çà s'est passé.

- Vous ne vous lassez jamais de ce type de voyage?
- Rencontrer des personnes qui se battent pour survivre, on ne s'en lasse jamais. Je suis toujours étonnée que, malgré ce qu'elles traversent, elles gardent le sourire.

- Envisagez-vous de prendre vos enfants lors d'une prochaine visite?
- Je n'ai aucune crédibilité si j'emmène mes enfants avec moi dans un voyage humanitaire alors que je me bats pour que chaque enfant ait le droit à avoir un enseignement de qualité. Cela n'a pas de sens. Si un jour, j'en ai l'opportunité, mes enfants m'accompagneront, mais je souhaite d'abord qu'ils poursuivent leur scolarité. Et puis, mes enfants doivent avoir leurs propres expériences dans la vie privée. A l'époque, mes parents ont eu quelques cheveux gris quand je partais à l'étranger. Je pense que j'en aurai aussi avec mes enfants"
                  

lundi 13 mars 2017

Les villas de Léopold II à la Côte d'Azur

1° La villa "Les Cèdres"                           

                       

C'est au cours de l'hiver 1895-1896 que le roi Léopold II investit pour la première fois dans le sud de la France. Il s'intéresse particulièrement à la tranquille baie de Passable à l'entame de la presqu'île du Cap Ferrat, connue aujourd'hui sous le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Cette lande de terre sauvage ("ferus" en latin, d'où vient "Ferrat"), couverte d'herbes folles, appartient à la commune de Villefranche voisine qui en tire un modeste revenu à l'époque en louant des herbages pour y accueillir des troupeaux d'ovins. Au début du XXème siècle, la presqu'île ne compte qu'une vingtaine de villas et la plus grande partie de ses 250 hectares reste inoccupée. A l'est, le petit port de Saint-Jean accueille des barques de pêcheurs.

Dans la baie de Passable, Léopold II achète la modeste villa Vial qui surplombe la petite crique. Il la rebaptise "Radiana" et la transforme en un charmant petit palais pourvu de tout le confort de l'époque, et destiné à sa maîtresse Blanche Delacroix, baronne de Vaughan.

Les années suivantes, via divers prêtes-noms (son médecin personnel le Docteur Thiriar, le Domaine de la Couronne, l'Etat Indépendant du Congo ou la Société civile immobilière de séjour et d'exploitation horticole de la Côte d'Azur),  le Roi se porte acquéreur de dizaines d'hectares de terres peu prisées et cédées par des propriétaires qui n'avaient pas encore compris le futur et rapide développement touristique du Cap Ferrat. Il rachète aussi "Les Oiseaux", la propriété familiale de l'ancien maire de Villefranche Désiré Pollonais, qu'il rebaptise "Les Cèdres" et qui est voisine de la villa "Radiana".

Dans ses deux nouvelles propriétés "Radiana" et "Les Cèdres", Léopold II fait arracher la végétation autochtone de pins, caroubiers, oliviers et de garrigue pour y implanter des plantes et arbres exotiques, des palmiers, des magnolias, des bananiers qui se sont parfaitement acclimatés. Fort critiqués à l'époque, ils font aujourd'hui la fierté des Saint-Jeannois. Près du phare, il fait encore construire trois villas ("La Banana", "La Boma" et "La Matadi") qu'il destine comme maisons de repos pour ses fidèles officiers du Congo. Il finira par posséder un tiers de la superficie de la presqu'île!

En vacances à la Côte d'Azur, le roi Léopold II passe aussi beaucoup de temps à bord de son yacht (plus d'infos :   http://royalementblog.blogspot.be/2012/11/le-yacht-alberta-du-roi-leopold-ii.html).

Après son décès en décembre 1909,  ses propriétés françaises sont gérées par la Donation Royale. Durant la première guerre mondiale, le roi Albert Ier les fait transformer en hôpitaux militaires ou de convalescence pour les soldats belges évacués du front de l'Yser. Ils sont plusieurs dizaines, gazés à l'Ypérite, à avoir terminé leur existence au Cap Ferrat et à y reposer au cimetière militaire belge.

Albert Ier n'a pas hérité du sens des affaires de son oncle. Après la première guerre mondiale, il fait vendre à des prix très modestes les villas et les dizaines d'hectares acquis par Léopold II à la Côte d'Azur.

En ce qui concerne la Villa "les Cèdres", elle est rachetée en 1921 par la famille Marnier-Lapostolle qui trouve dans les serres de Léopold II l'endroit parfait pour faire pousser les herbes secrètes de sa liqueur (le grand Marnier) pendant des décennies. Cette marque a été rachetée par le groupe Campari-Cinzano qui n'a que faire de la propriété composée d'une dizaine de chambres, d'une salle des fêtes, d'un jardin d'hiver, d'une écurie, d'une conciergerie, d'une piscine et d'un parc botanique privé de 14 hectares dont 25 serres. Sa valeur est estimée à un milliard d'euros. Avis aux amateurs...

2° La villa "Leopolda"

                            

Parallèlement à ses achats à Saint-Jean-Cap-Ferrat, le roi Léopold II se prend aussi de passion pour les terres surplombant la commune voisine de Villefranche-sur-Mer. En haut du Col de Caire, il achète une quinzaine de parcelles de terres non exploitées pour former un promontoire de plusieurs hectares sur lequel il bâtit la Villa "Leopolda", grâce à l'aide de l'architecte Aaron Messiah. Elle est entourée d'un parc de huit hectares, planté de quelques 1.200 arbres d'essences les plus variées, qui nécessite l'occupation d'une cinquantaine de jardiniers!

Peu après, il parvient à acheter le domaine voisin, et y fait construire, avec le même architecte, la villa de Saint-Segond. Les deux domaines sont reliés par une passerelle au-dessus de l'avenue qui porte d'ailleurs depuis le nom de Léopold II.

En 1920, la Villa "Leopolda" est rachetée par la comtesse de Beauchamp qui la fait remodeler par l'architecte américain Ogden Codman pour lui donner son aspect actuel. Dans les années 50, un financier américain revend les lieux à Gianni Agnelli, le patron de Fiat, qui cède la propriété en 1985 à l'homme d'affaire libanais Edmond Safra. Sa veuve y réside toujours.

Un milliardaire russe Mikhaïl Prokhorov veut s'en porter acquéreur. En 2008, un compromis de vente est passé pour 390 millions d'euros. Il verse une garantie de 39 millions d'euros....avant de devoir renoncer à l'achat à cause de la crise financière de l'automne 2008. Lily Safra refuse de lui restituer les 39 millions d'euros, et les tribunaux lui donneront raison par trois fois. Elle a donné l'argent à des oeuvres caritatives, et continue d'habiter dans l'ancienne propriété du roi Léopold II.

Cliquez ci-dessous sur "Léopold II" pour retrouver mes autres articles consacrés au deuxième roi des Belges.

lundi 6 mars 2017

Activités royales en février 2017

                       
             
20 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 2 fois), le chef de la Défense Marc Compernol, le président d'Azerbaïdjan Ilham Aliyev, le vice-président de la Commission Européenne Jyrki Katainen, le président du Crisis Group Jean-Marie Guéhenno, la ministre du Budget Sophie Wilmès, le ministre d'Etat Frank Vandenbroucke, le président du Kirghistan Almazbek Atamboyev, le co-fondateur de l'entreprise Microsoft Bill Gates, le président de la Ligue Nationale Belge de la Sclérose en Plaques Charles van der Straten Waillet, le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine, le ministre flamand des Finances Bart Tommelein, le négociateur en chef du Brexit pour la Commission Européenne, la nouvelle secrétaire d'Etat à la Lutte contre la Pauvreté Zuhal Demir, ainsi que les ambassadeurs du Brésil, Grenade, Vatican, Afghanistan, Emirats Arabes Unis.

9 activités officielles pour le Roi :   visite de l'incubateur de start-ups "Leansquare" à Liège, visite du site d'Arcelor Mittal à Seraing, conférence sur la médiation internationale, visite du Télé-Services à Verviers, visite de l'incubateur The Faktory à Verviers, visite du centre de compétences ConstruForm à Verviers, messe à Laeken pour les défunts de la dynastie, visite de travail au parlement flamand, déjeuner de travail avec le commissaire européen Pierre Moscovici.

21 activités officielles pour la Reine :  visite du siège d'ATD Quart Monde à Etterbeek, visite du projet "Côte à Côte" de la Haute Ecole Libre Mosane à Liège, table ronde au palais royal avec les SDG Voices belges, visite du Télé-Services à Verviers, visite de l'incubateur The Faktory à Verviers, visite du centre de compétences ConstruForm à Verviers, Semaine contre le Harcèlement à Gand, audience pour le co-fondateur de l'entreprise Microsoft Bill Gates, inauguration de la conférence internationale "Les enfants et les conflits armés", messe à Laeken pour les défunts de la dynastie   + 11 activités officielles lors de son voyage au Laos avec l'Unicef (rencontre avec le vice-président du Laos, rencontre avec le vice-ministre des Affaires étrangères, rencontre avec la présidente de l'Union des Femmes du Laos, visite du health outreach à Lao Ngam, découverte à Tha Mueang de la formation offerte aux parents par l'Union des Femmes du Laos, visite du programme Youth Media à Saravane, dîner offert par le gouverneur de la province de Saravane, visite de l'école maternelle à Doub, visite d'un centre de soins à Tahouak, découverte d'un projet sensibilisant les enfants aux dangers des mines, visite du site du Vat Phou).

0 activité officielle pour le roi Albert II

0 activité officielle pour la reine Paola

0 activité officielle pour la princesse Elisabeth

1 activité officielle pour la princesse Astrid :  dîner de gala pour le lancement de "Road to Tokyo 2020" du Mouvement Paralympique.

0 activité officielle pour le prince Lorenz

8 activités officielles pour le prince Laurent :  10ème édition des Music Industry Awards, 7ème cérémonie de remise des Magritte du cinéma belge, réception pour le départ du secrétaire général du département Environnement de l'autorité flamande, célébration des 40 ans de vie politique de l'échevin d'Ixelles Yves de Jonghe d'Ardoye d'Erp, film "Vive la crise" au Festival International du Film d'Amour de Mons, première du film belgo-néerlandais "Storm : Letters van vuur", soirée des 80 ans de la Maison Roger au profit de la Maison d'Enfants Reine Marie-Henriette, journée européenne des maladies rares à Louvain.

4 activités officielles pour la princesse Claire :  7ème cérémonie de remise des Magritte du cinéma belge, première du film belgo-néerlandais "Storm : Letters van vuur", soirée des 80 ans de la Maison Roger au profit de la Maison d'Enfants Reine Marie-Henriette, conférence "De la joie" de Sir Michael Edwards à Bruxelles.

Récapitulatif des activités officielles de janvier et février (source : www.monarchie.be) :

Roi :   33 activités officielles + 29 audiences

Reine :   44 activités officielles

Prince Laurent :   15 activités officielles

Princesse Claire :   7 activités officielles

Princesse Astrid :   6 activités officielles

Prince Lorenz :   3 activités officielles

Roi Albert II, reine Paola et princesse Elisabeth :   0 activité officielle

lundi 27 février 2017

Mathilde et les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies

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En janvier 2016, le secrétaire-général des Nations Unies invite la reine Mathilde à faire partie, pour une durée de trois ans (2016-2018), du Groupe des défenseurs des Objectifs de développement durable des Nations Unies. Ce groupe d'une quinzaine de personnalités (dont fait également partie la princesse héritière Viktoria de Suède) est chargé d'aider l'ONU à mobiliser les énergies et l'action de la communauté internationale en vue de réaliser les Objectifs de Développement Durable d'ici 2030 (ces objectifs ont été adoptés par les Etats membres de l'ONU en septembre 2015).

Année 2016

La Reine commence par rencontrer en janvier le secrétaire-général des Nations Unies Ban Ki-Moon et le créateur du micro-crédit Mohammad Yunus lors du forum économique de Davos, et par recevoir en février au palais royal de Bruxelles le président de la 70ème session de l'assemblée général des Nations Unies et le ministre belge de la Coopération au Développement Alexander De Croo. Lors de sa visite du campus Diepenbeek de l'Université d'Hasselt, elle met l'accent sur les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) au cours de sa discussion avec les étudiants. Et le 7 avril, elle se rend au palais d'Egmont à Bruxelles pour prononcer le discours d'ouverture du forum 2016 de coopération pour le développement des Nations Unies.

En juin, Mathilde assiste aux 10èmes Journées Européennes de Développement organisées par la Commission Européenne à Bruxelles sur le thème "Le rôle de la femme dans le développement est au cœur des Objectifs de Développement Durable", participe à un déjeuner de travail avec des représentants des institutions européennes afin d'être informée sur la réalisation des ODD au sein de l'Union Européenne,  et reçoit au palais royal le secrétaire général des Nations Unies et le président de la Banque Mondiale.

Dans son discours aux Journées Européennes de Développement, elle déclare :   "Les Objectifs de Développement Durable nous rappellent que le développement nous concerne tous, collectivement et individuellement. D'une façon, ne sommes-nous pas tous des pays en développement? Les maîtres-mots qui distinguent les nouveaux objectifs de leurs prédécesseurs sont "inclusivité" et "universalité". Le développement ne concerne pas uniquement une relation nord-sud ou sud-sud. C'est à chacun des pays à tous les niveaux de développement, aux nombreuses dynamiques à l'intérieur de nos sociétés, à chacun de nous tous qu'il incombe de s'approprier les ambitions définies dans les objectifs. Les responsabilités sont dès lors partagées. Nous avons des engagements précis à prendre et à respecter. Il s'agit d'un véritable partenariat, où personne ne peut être laissé pour compte".

La Reine se rend deux jours en juillet au siège de l'ONU à New York avec le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders. Ils y enchaînent les réunions de travail sur la protection des enfants dans les conflits armés, les droits de l'homme, la problématique des maladies mentales ou la violence contre les enfants. Ils rencontrent également le secrétaire-général des Nations Unies et le directeur général de l'Unicef.

Dans un de ses discours prononcés lors de sa visite à l'ONU, Mathilde déclare :
"Dix mois après l'adoption des Objectifs de Développement Durable, cette assemblée générale est engagée dans une réflexion particulièrement bienvenue et opportune sur l'impact des droits humains sur les objectifs de développement, et inversement. En souscrivant à ces engagements, la communauté internationale a formulé une vision partagée d'un monde juste, pacifique et stable : un monde où le rôle central d'institutions efficaces et inclusives se trouve reconnu, et où sont promus l'état de droit, l'accès à la justice et les droits de l'homme. Le lien intrinsèque entre la poursuite des objectifs de développement durable et la promotion des droits humains se trouve donc clairement articulé. Mais le chemin vers cette paix durable, vers cette justice, vers ce bien-être est encore long et sera ardu.

C'est pourquoi le dialogue d'aujourd'hui et des jours à venir aurait tout son sens s'il parvenait à expliciter et à étayer encore davantage ce constat et cette ambition. Deux dynamiques (développement et droit humain) se légitiment et se renforcent mutuellement. Toutes deux sont nécessaires, l'une facilitant la réalisation de l'autre. J'ose espérer que les efforts seront poursuivis pour aboutir à une intégration harmonieuse de tous les leviers de développement, que ce soient les outils et instruments institutionnels, économiques ou juridiques, actionnés par nombre de stakeholders tels les autorités, la société civile, les entreprises, le monde académique et culturel.

J'ai reçu il y a quelques semaines un dessin d'une petite fille qu'elle m'avait adressé à l'occasion des Journées Européennes du Développement. Sur ce dessin, quelques mots éloquents pleins de sens, et je cite : "Pas de futur sans culture". La culture est, en effet, un levier de développement. Il n'est certes pas le seul, mais l'importance de ce levier culturel est prépondérante.

Sans tenter d'épuiser tous les aspects et conséquences de la complémentarité des actions à mener en faveur du développement et des droits de l'homme, je voudrais souligner trois principes, qui ne manqueront pas de nous inspirer.

Tout d'abord, la lutte contre la discrimination et contre les inégalités doit se poursuivre. Hier, j'ai participé à un débat sur la réhabilitation et la réintégration des enfants affectés par les conflits armés. Une fois de plus, on y a clairement condamné toute pratique discriminatoire. Par ailleurs, nous devons poursuivre les efforts pour garantir aux filles et aux femmes leur droit à la formation et à l'éducation. Je salue les propositions que le président du Conseil des Droits de l'Homme a formulées récemment à cet effet. Elles répondent au souci largement partagé de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte, that nobody should be left behind.

Ensuite, la stricte observance des droits de l'homme et des libertés fondamentales présuppose, tout comme les autres objectifs de développement, un fonctionnement correct des institutions et une bonne gouvernance.

Enfin, tous ces objectifs seront d'autant plus réalistes et réalisables qu'ils seront poursuivis en symbiose entre les nombreux acteurs concernés. De nombreuses dynamiques éclosent, au sein des gouvernements bien sûr, mais également dans la société civile, les milieux académiques, les organisations non gouvernementales, les médias, le monde culturel. C'est très encourageant. Il faut y ajouter le secteur privé, moteur de la croissance économique, mais aussi responsable de la protection des droits de l'homme. Un climat propice aux investissements, soutenu par un état de droit crédible, constitue un stimulant important du développement. Les initiatives doivent se multiplier visant l'incorporation, dans la gestion des entreprises, des objectifs de développement durable et d'une véritable culture de respect et de promotion des droits de l'homme.

Nous vivons en ce moment une dynamique importante. Notre monde est confronté à des turbulences mais il connaît également des développements positifs. La prise de conscience grandissante du changement climatique, de la dimension inclusive de notre développement et de la dignité de toute personne humaine génère des engagements nouveaux ainsi que des marques de confiance dans notre avenir. Je suis persuadée que les Nations Unies, fortes de 70 ans d'expérience et d'une ambition juvénile, relèveront ces grands défis avec une détermination renouvelée".

A New York, la Reine confie aux journalistes belges qui l'accompagnent :   "Je suis ici pour quelques heures seulement mais c'était très important d'être ici pour rencontrer des personnes importantes dont Ban Ki-Moon et le féliciter pour son engagement depuis huit ans dans la lutte contre la pauvreté et pour donner un monde meilleur, et qui se termine avec ces Objectifs de Développement Durable (ODD) que je suis enthousiaste de soutenir pour les prochaines années. Soutenir ces ODD, c'est la prolongation d'un travail que j'ai commencé avant mon mariage, car l'enfance et les personnes vulnérables étaient déjà au centre de mes préoccupations. J'avais à cœur de donner une voie aux plus vulnérables et d'investir dans l'éducation, car j'y crois profondément.

Je parle beaucoup à mes enfants. Je leur explique que c'est un luxe d'avoir accès à la culture, notamment musicale, et que des millions d'enfants n'ont pas la chance d'aller à un concert par exemple. Je leur ai expliqué l'histoire de ce petit garçon sous-alimenté enfant, et que cela impactera toute sa vie future. Que certaines filles ne peuvent pas aller à l'école. C'est un monde plein de défis où il y a certaines turbulences. En tant que mère, il faut y croire et vouloir donner un monde meilleur pour les générations futures. Et je pense que cela passe par l'éducation : il y a encore beaucoup trop d'enfants qui quittent l'école à 10-12 ans et qui ne savent pas lire".

Du 23 au 25 octobre, Mathilde se rend en Jordanie. Elle y rencontre la reine Rania, le premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Elle visite des centres de réfugiés gérés par l'ONU ou l'Unicef, ainsi que la Jordan River Foundation. La Belgique a versé 10 millions d'euros à la Jordanie pour l'aider à gérer l'afflux massif de réfugiés syriens.

Le Palais diffuse ce message de la reine Mathilde :    "Depuis la Jordanie, je souhaite à tous une belle journée des Nations Unies. Je souhaite en particulier remercier les nombreux collaborateurs des Nations Unies dans le monde entier pour leur engagement. En tant que défenseur des Objectifs de Développement Durable, j'ai pu me rendre compte de l'ampleur des besoins humanitaires en Jordanie et des efforts extrêmement importants que fournit le pays pour accueillir les nombreux réfugiés de la région. Tous les enfants réfugiés ont besoin d'un accès à l'enseignement et aux soins de santé de qualité. Je constate également que beaucoup d'enfants qui ont fui la guerre en Syrie nécessitent un accompagnement psychologique. C'est pourquoi je demande une attention spéciale pour l'enseignement, les soins de santé, et en particulier la santé mentale des réfugiés. Je félicite tous les travailleurs humanitaires pour leur engagement quotidien qui ne va pas sans risques. J'adresse également toute ma gratitude aux volontaires et familles jordaniennes qui accueillent ces personnes vulnérables, et je tiens à souligner leur engagement exceptionnel. Par ma présence sur le terrain, je souhaite donner une voix et un visage à ces personnes".

Le 20 décembre, Mathilde prononce le discours d'ouverture du High Level Policy Summit organisé par la Commission Européenne et consacré à la mise en oeuvre des objectifs de développement durable.

Année 2017

lundi 6 février 2017

Prochaines activités de l'asbl Dynastie et Patrimoine Culturel

Samedi 18 février 2017 : visite guidée du Musée Bellevue à Bruxelles
Les collections du Musée Bellevue ont été entièrement renouvelées avec une présentation tournée vers le jeune public. Les grilles de lecture sont multiples : la ligne du temps illustre au moyen d'environ 200 objets les plus divers, l'évolution technologique, scientifique et artistique du pays. De beaux exemples des créations d'artistes célèbres ou des principales manufactures y côtoient des objets tirés du quotidien mais emblématiques de l'image de marque belge.

Parallèlement, des salles thématiques abordent des sujets de société qui ont marqué de leur empreinte l'évolution de la vie politique et de la société belge au sens large : l'élaboration du nouvel Etat et ses souverains, la révolution industrielle en marche, l'expansion économique sur fond de crise social, la naissance de la solidarité, la question linguistique, celle des migrations, le pluralisme, la neutralité remplacée par l'ouverture à l'Europe et au monde, comptent parmi les sujets principaux abordés.

Visite guidée le 18 février à 14h par Catherine Lanneau (professeur à l'Université de Liège) pour la visite en français, ou par Gustaaf Janssens (archiviste honoraire du palais royal) pour la visite en néerlandais. Rendez-vous à 13h45 au Musée Bellevue, place des Palais à Bruxelles. Inscriptions jusqu'au 11 février. Gratuit pour les membres de l'asbl ; 5 euros pour les non-membres.

Samedi 4 mars 2017 :  visite guidée de la Fondation Médicale Reine Elisabeth
Son directeur actuel, le professeur Jean-Marie Maloteaux, nous y accueillera et nous donnera un mot d'introduction à propos de l'historique et des activités scientifiques de la Fondation, conçue à proximité du complexe de l'Hôpital Brugman. C'est la reine Elisabeth qui fut en 1926 à la base du projet et de son financement. Son but était d'encourager à la fois la recherche en laboratoire et les contacts entre chercheurs et médecins. L'historienne d'art Marie Resseler nous fera ensuite découvrir ce splendide bâtiment Art Déco, construit par Henry Lacoste, l'un des meilleurs architectes belges des années 1930.  

Visite guidée le 4 mars à 10h30. Rendez-vous à 10h15 à la Fondation Médicale Reine Elisabeth (3, avenue J.J. Crocq à 1020 Bruxelles). Inscriptions jusqu'au 25 février. Prix : 10 euros pour les membres de l'asbl ; 15 euros pour les non-membres.

Pour plus d'infos :
Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel (anciennement : Amis du Musée de la Dynastie)
2, rue Ducale   1000 Bruxelles
musdyn@skynet.be