lundi 16 avril 2018

Notre dynastie et le Canada

                       
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1° Liens entre notre dynastie et le Canada

A partir de septembre 2014, la princesse Luisa Maria de Belgique (fille de la princesse Astrid) entame des études de sciences politiques et économiques à l'Université Mc Gill de Montréal.

En octobre 2014, le Roi et la Reine reçoivent à dîner le gouverneur général du Canada David Johnston et son épouse, venus en Belgique pour les commémorations à Nieuport et Ypres du centième anniversaire de l'inondation de la plaine de l'Yser et de la première bataille d'Ypres.

La princesse Astrid emmène une mission économique belge au Canada en novembre 2015.

Lors du forum économique mondial de Davos en janvier 2018, la reine Mathilde assiste au discours du premier ministre canadien Justin Trudeau.

2° Voyage d'Etat du roi Philippe et de la reine Mathilde au Canada (mars 2018)


Les derniers voyages d'Etat belgo-canadiens remontaient à une quarantaine d'années!  En 1971, le gouverneur général Roland Michener était venu en voyage d'Etat en Belgique, puis le roi Baudouin et la reine Fabiola s'étaient rendus à leur tour au Canada en 1977.

Quarante ans plus tard,  le roi Philippe et la reine Mathilde se rendent en voyage d'Etat au Canada, accompagnés d'une importante délégation belge (le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, les ministres-présidents des régions et communautés, des hommes d'affaires, des recteurs d'université, des journalistes, etc.).

La première journée de leur voyage d'Etat au Canada fut très protocolaire à Ottawa :    cérémonie d'accueil officielle avec honneurs militaires, rencontre avec la gouverneure générale et ancienne astronaute Julie Payette (rappelons que c'est toujours Elisabeth II qui est la souveraine du Canada), plantation d'érables dans les jardins, hommage à la tombe du Soldat Inconnu, rencontre avec le président du Sénat et son épouse, déjeuner offert par le président du Sénat, visite à la Chambre des Communes, visite d'une cabane à sucre traditionnelle, dîner de gala offert par le gouverneur général.

L'absence de rencontre entre le couple royal et le charismatique premier ministre canadien Justin Trudeau pour raison d'incompatibilité d'agenda fait grincer quelques dents...

Au niveau vestimentaire, le premier jour, la reine Mathilde a fait du "recyclage" de deux tenues déjà portées lors du voyage d'Etat aux Pays-Bas en 2016 :  robe et manteau rouges vifs Armani Privé pour l'accueil par la gouverneure générale (qui lui a offert une broche en forme de feuille d'érable), et robe du soir du couturier néerlandais Jan Taminiau pour le dîner de gala (accompagnée de son diadème de mariage offert par la noblesse belge, et de boucles d'oreilles héritées de la reine Fabiola).

Pour leur deuxième journée,  nos souverains visitent trois musées (Musée des Beaux-Arts du Canada, Musée Canadien de la Guerre et Musée Canadien de la Nature), le Roi participe à un séminaire sur l'apprentissage des langues à l'Université d'Ottawa et à un déjeuner d'affaires à la résidence de l'ambassadeur belge pendant que la Reine est à un petit-déjeuner sur le thème des Objectifs de Développement Durable de l'ONU et à un déjeuner académique à l'Université d'Ottawa. La tenue orangée et rouge signée Natan de Mathilde avait déjà été vue lors du voyage d'Etat au Japon.

Dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale, la Ville de Mons rend officiellement au Canada l'un des deux canons qui ont tiré les dernières salves en 1918. Ce canon a été offert à la Ville avec un autre qui est exposé au Mons Memorial Museum. A noter que le dernier soldat canadien mort le 11 novembre 1918 à 11h58 est enterré au cimetière de Saint-Symphorien, près de Mons.

En soirée, ils offrent un concert et un walking dinner à leurs hôtes canadiens, dont la gouverneure générale Julie Payette. La Reine était vêtue d'une robe du soir bleue déjà portée un an plus tôt aux 80 ans des souverains norvégiens.

La troisième journée du voyage d'Etat se passe à Toronto. Au programme :  rencontre avec le lieutenant-général de l'Ontario, rencontre avec le président de l'assemblée législative de l'Ontario, dîner offert par le ministre de la Recherche de l'Ontario, cérémonie de signature de contrats, visite du Mars Venture Showcase, table ronde avec des CEO canadiens et belges (pour Philippe), et visite de l'hôpital pour enfants malades (pour Mathilde).

Nos souverains sont les 15 et 16 mars à Montréal. Au programme de ces deux journées :  visite de l'usine de la société belge Sonaca  (où ils retrouvent les astronautes Frank De Winne et Julie Payette), rencontre avec le lieutenant-gouverneur du Québec, rencontre avec le premier ministre du Québec, déjeuner officiel offert par le premier ministre du Québec, conclusions d'une table ronde sur les technologies digitales, visite de l'Académie Callebaut du Chocolat (8 millions de kilos de chocolat belge sont exportés chaque année au Canada), conférence sur l'intelligence artificielle, réception pour la communauté belge vivant au Québec, table ronde sur l'entreprenariat social, visite d'un projet de la Fondation des Canadiens pour l'enfance de Montréal, cérémonie de signature de contrats, déjeuner sur la coopération scientifique entre le Québec et la Belgique, déjeuner d'affaires à la Caisse de dépôt et de placement du Québec, rencontre avec des étudiants belges et canadiens de l'Université Mc Gill, séminaire audiovisuel, avant de terminer par un concert de Lara Fabian et Alice on the Roof. Subtil équilibre de Mathilde :  pour écouter ces deux artistes francophones, elle était vêtue d'une tenue du couturier anversois Dries Van Noten déjà portée en Belgique.

A Montréal, nos souverains ont retrouvé leur nièce la princesse Luisa Maria de Belgique (fille de la princesse Astrid) qui étudie les sciences politiques et économiques depuis septembre 2014 à l'Université Mc Gill de Montréal. Elle était présente lors de la réception offerte à la communauté belge vivant au Québec, et lors de la visite de la Reine à l'université (voir photo ci-dessous).

                                

Conclusion :   ce voyage d'Etat au Canada s'est bien passé, sauf que le Roi et la délégation belge n'ont pas été reçus par le premier ministre Justin Trudeau...  De son côté, la Reine semble avoir voulu faire taire les critiques sur ses vêtements :  en portant une majorité de tenues déjà vues d'une part, et en variant les couturiers afin de moins mettre en avant la Maison Natan d'autre part.

lundi 2 avril 2018

Activités royales en mars 2018

                                   

9 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel, le président du CD&V Wouter Beke, la ministre francophone de l'Enseignement Marie-Martine Schyns, les co-auteurs du livre "Leren duaal leren", le sportif médaillé Bart Swings, l'émir du Qatar, la juge à la Cour Constitutionnelle Fientje Moerman, la commissaire-générale de la police fédérale Catherine De Bolle, le gouverneur de la Banque Nationale de Belgique Jan Smets.

43 activités officielles pour le Roi :   visite à la FEB avec l'émir du Qatar, dîner au château de Laeken avec des jeunes infirmiers, visite de l'exposition "La famille royale fait la Une", déjeuner au château de Laeken pour la Journée Internationale de la Femme, 10ème anniversaire de la Belgian Industrial Research and Development, ouverture du siège international de la Convention mondiale des maires pour le climat et l'énergie, représentation de "La Passion selon Saint-Jean" de Bach à Anvers, visite du projet "Samen op Straat" à Anvers, réception au palais royal pour 34 stagiaires diplomates belges    + 34 activités officielles lors du voyage d'Etat au Canada (cérémonie d'accueil officielle avec honneurs militaires, rencontre avec le gouverneur général Julie Payette, plantation d'érables, hommage à la tombe du Soldat Inconnu, rencontre avec le président du Sénat et son épouse, dîner offert par le président du Sénat, visite à la Chambre des Communes, visite d'une cabane à sucre traditionnelle, dîner de gala offert par le gouverneur général, séminaire sur l'apprentissage des langues à l'Université d'Ottawa, visite du Musée des Beaux-Arts du Canada, déjeuner d'affaires à la résidence de l'ambassadeur, visite du Musée Canadien de la guerre, visite du Musée Canadien de la nature, réception officielle belge, rencontre avec le lieutenant-général de l'Ontario, rencontre avec le président de l'assemblée législative de l'Ontario, dîner officiel offert par le ministre de la Recherche de l'Ontario, cérémonie de signature de contrats, visite du Mars Venture Showcase, table ronde avec des CEO belges et canadiens, visite de l'usine de la Sonaca, rencontre avec le lieutenant-gouverneur du Québec, rencontre avec le premier ministre du Québec, déjeuner officiel offert par le premier ministre du Québec, conclusions d'une table ronde sur les technologies digitales à l'Université de Montréal, conférence sur l'intelligence artificielle, réception pour la communauté belge vivant au Québec, table ronde sur l'entreprenariat social, visite d'un projet de la Fondation des Canadiens pour l'enfance de Montréal, cérémonie de signature de contrats, déjeuner d'affaires à la Caisse de dépôt et de placement du Québec, séminaire audiovisuel, concert de Lara Fabian et Alice on the Roof).

47 activités officielles pour la Reine :   visite de la Luca School of Arts à Louvain, visite du projet WCU-Dance à Wijnegem, dîner au château de Laeken avec des jeunes infirmiers, déjeuner à Gand avec des femmes de Flandre Orientale de différents secteurs, déjeuner au château de Laeken pour la Journée Internationale de la Femme, Semaine de l'Argent à Molenbeek-Saint-Jean, concert du Concours Musical Reine Elisabeth destiné à sensibiliser les jeunes à la musique classique, signature à Anvers du World Ports Sustainability Programm envers les ODD, représentation de "La Passion selon Saint-Jean" de Bach à Anvers, visite de la Kazerne Dossin, spectacle de danse d'Anne Teresa De Keersmaecker à Louvain, 20ème anniversaire du centre Child Focus, réception au palais royal pour 34 stagiaires diplomates belges  
+ 34 activités officielles lors du voyage d'Etat au Canada (cérémonie d'accueil officielle avec honneurs militaires, rencontre avec le gouverneur général Julie Payette, plantation d'érables, hommage à la tombe du Soldat Inconnu, rencontre avec le président du Sénat et son épouse, dîner offert par le président du Sénat, visite à la Chambre des Communes, visite d'une cabane à sucre traditionnelle, dîner de gala offert par le gouverneur général, petit-déjeuner sur le thème des ODD, visite du Musée des Beaux-Arts du Canada, déjeuner académique à l'Université d'Ottawa, visite du Musée Canadien de la guerre, visite du Musée Canadien de la nature, réception officielle belge, rencontre avec le lieutenant-général de l'Ontario, rencontre avec le président de l'assemblée législative de l'Ontario, dîner officiel offert par le ministre de la Recherche de l'Ontario, cérémonie de signature de contrats, visite du Mars Venture Showcase, visite de l'hôpital pour enfants malades, visite de l'usine de la Sonaca, rencontre avec le lieutenant-gouverneur du Québec, rencontre avec le premier ministre du Québec, déjeuner officiel offert par le premier ministre du Québec, visite de l'Académie Callebaut du Chocolat, conférence sur l'intelligence artificielle, réception pour la communauté belge vivant au Québec, table ronde sur l'entreprenariat social, visite d'un projet de la Fondation des Canadiens pour l'enfance de Montréal, déjeuner sur la coopération scientifique entre le Québec et la Belgique, rencontre avec des étudiants belges et canadiens de l'Université Mc Gill, séminaire audiovisuel, concert de Lara Fabian et Alice on the Roof).

4 activités officielles pour le roi Albert II et la reine Paola :  visite de l'exposition "Het Vlot, Kunst is (niet) eenzaam" à Ostende, lunch au Royal North Sea Yacht Club d'Ostende, visite de la maison de l'asbl Habbekrats à Ostende, concert de gala de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth

1 activité officielle pour la princesse Elisabeth :  spectacle de danse d'Anne Teresa De Keersmaecker à Louvain

0 activité officielle pour la princesse Astrid

1 activité officielle pour le prince Lorenz :   spectacle "En chemin" de l'asbl Eglises Ouvertes

2 activités officielles pour le prince Laurent :   visite du Salon International de l'Automobile à Genève, rencontre avec le chef international de l'Armée du Salut au siège à Bruxelles

0 activité officielle pour la princesse Claire

Récapitulatif des activités officielles de janvier à mars (source :   www.monarchie.be) :

Roi :   80 activités officielles   + 26 audiences

Reine :   89 activités officielles

Prince Laurent :   10 activités officielles

Princesse Astrid :   8 activités officielles

Reine Paola :   8 activités officielles

Roi Albert II :   7 activités officielles

Princesse Claire :   4 activités officielles

Prince Lorenz :   3 activités officielles

Princesse Elisabeth :    1 activité officielle

lundi 26 mars 2018

La reine Mathilde, ministre belge de la Culture

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Après les reines Elisabeth, Fabiola et Paola, c'est désormais Mathilde qui, en tant que Première Dame de Belgique, s'occupe du domaine culturel.

Le titre de cet article peut surprendre mais suite à la fédéralisation de la Belgique, les compétences culturelles sont aujourd'hui partagées entre des ministres des trois communautés linguistiques, tandis que dix importantes institutions culturelles sont restées fédérales et sont donc gérées par un membre du gouvernement belge...  La reine Mathilde est donc la seule personnalité à s'intéresser à tout le monde culturel belge, quelle que soit sa langue.

En tant que Première Dame de Belgique depuis 2013, Mathilde assiste ou visite les principaux événements culturels du pays. Outre le Concours Musical International Reine Elisabeth et le festival Europalia qui sont soutenus depuis toujours par la famille royale, citons notamment le 75ème anniversaire de la Cinémathèque Royale de Belgique et la rétrospective d'Henry Van de Velde au Cinquantenaire en 2013, l'exposition "Rubens et son héritage" au palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 2014, le lancement de Mons, capitale culturelle européenne en 2015, la rétrospective de Constantin Meunier aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique et la première représentation de "My breathing in my dancing" de la chorégraphe belge Anne-Teresa De Keersmaecker en 2015, le concert à Aarschot pour les 20 ans de la chorale Scala et l'exposition "L'âge d'or des Pays-Bas méridionaux" à Gand en 2016, la rétrospective Rik Wauters aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique et la première belge de l'opéra "Pinocchio" en 2017.

Lors des voyages d'Etat en Belgique, la Reine accompagne les Premières Dames dans leurs visites culturelles :    le Musée des Instruments de Musique à Bruxelles avec l'épouse du président chinois, la Maison de Rubens et le Musée de la Mode à Anvers avec la compagne du président allemand,  le Musée Memling à Bruges avec la reine Rania de Jordanie.

Ajoutons qu'elle accorde son Haut Patronage à différentes institutions culturelles des trois régions, comme l'Ecole Royale de Ballet d'Anvers, le Festival de Wallonie ou l'asbl Les Amis du Théâtre Royal de la Monnaie.

Echanges culturels entre communautés

En novembre 2013, quelques mois après son accession au trône, le Roi reçoit en audience les ministres de la Culture Fadila Laanan et Joke Schauvliege (reçues ensemble, ce qui est très rare), puis nos souverains organisent une réunion de travail au palais royal sur la coopération culturelle entre communautés.

Un déjeuner de travail a lieu en avril 2016 au château de Laeken sur le thème "La culture comme levier de dialogue entre les communautés du pays". Autour du couple royal, on retrouve Serge Rangoni (directeur du Théâtre de Liège), Dirk Snauwaert (directeur du Wiels), Sophie Karthäuser (soprano), David Van Reybrouck (auteur), Philippe Geluck (dessinateur), Jan Goossens (directeur du KVS), Michaël Borremans (peintre), Laurent Busine (directeur honoraire du MAC's), Anne-Teresa De Keersmaecker (chorégraphe) et Jaco Van Dormael (cinéaste).

Un nouveau déjeuner culturel a lieu un an plus tard, avec quatre mêmes invités (Laurent Busine, Serge Rangoni, David Van Reybrouck et Jaco Van Dormael). Ils sont accompagnés de six autres personnes du milieu culturel :  Sidi Larbi Cherkaoui (directeur du Koninklijk Ballet van Vlaanderen), Chris Dercon (intendant de la Volksbühne Berlin), An Veronica Janssens (artiste), François Schuiten (dessinateur), Jan Raes (directeur du Koninklijk Concertgebouw Amsterdam) et Ivo Van Hove (directeur du Toneelgroep Amsterdam).

La musique

Au printemps 2014, la Reine reçoit, avec le Roi, le célèbre musicien belge Toots Thielemans au château de Laeken. En octobre, elle se rend à l'asbl Music Fund à Marche-en-Famenne, qui fête son 10ème anniversaire, et qui collecte des instruments en Europe, les répare et leur donne une deuxième vie dans des zones de conflit et des pays en développement. Mathilde décide de leur accorder son Haut Patronage, et profite de son passage à Marche-en-Famenne pour visiter l'école internationale de lutherie, créée et dirigée par Gauthier Louppe.

En 2014, la reine Fabiola, qui ne faisait plus aucune apparition publique suite à ses problèmes de santé, fait part de son souhait que la reine Mathilde lui succède en tant que présidente d'honneur du Concours Musical International Reine Elisabeth. Une fonction qu'elle assumait avec enthousiasme depuis le décès de la reine Elisabeth en 1965. En novembre, les reines Mathilde et Paola assistent aux funérailles du comte Jean-Pierre de Launoit, président du Concours.

Comme la tante de son époux, Mathilde se montre très présente au Concours. Elle a introduit une nouveauté en invitant des membres de familles royales régnantes à une des finales :   la grande-duchesse héritière Stéphanie de Luxembourg en 2015, la reine Maxima des Pays-Bas en 2016, la duchesse Brigitte de Gloucester et la princesse Sarvath de Jordanie en 2017.

Mathilde inaugure, en novembre 2016, la Salle Reine Elisabeth rénovée à Anvers.

En 2017, le Fonds Reine Mathilde choisit comme thème "Par des jeunes, pour des jeunes...et en musique!". Parmi les 120 dossiers de candidature reçus, 23 projets ont été sélectionnés par un jury d'experts et se sont partagés un budget total de 150.000 euros. Un jury de jeunes (issus de l'Institut Provincial Technique de Court-Saint-Etienne et du Lemmensinstituut de Leuven) a ensuite choisi, parmi ces 23 projets, le lauréat du Prix Reine Mathilde 2017 (d'une valeur de 10.000 euros) :  le projet "Crossing Music" de l'association Watermusic d'Ostende. Ils demandent à des enfants de nationalités très différentes d'amener les comptines de leur propre culture afin de les travailler musicalement ensemble.

A l'occasion de cette remise de prix, la Reine déclare :

"La musique fait partie intégrante de la vie, et en particulier celle des jeunes. Les festivals musicaux connaissent un énorme succès, les concerts accueillent un public considérable et lors des manifestations sportives, la musique est omniprésente. Comment expliquer l'attirance que la musique suscite depuis toujours auprès des personnes de tous les âges?

La musique revêt des formes extrêmement différentes. Les préférences musicales sont très personnelles. La musique s'adresse à un public varié, ayant des centres d'intérêt très divers : certains préfèrent le classique, d'autres sont captivés par le jazz ou la dance, d'autres encore sont fous de rap. L'offre musicale est tellement vaste que chacun peut y trouver réponse à ses attentes. La musique est un langage universel qui unit les hommes, quelle que soit leur origine, et c'est une chose à laquelle les jeunes sont sensibles. Ecouter la même musique ou assister ensemble à un concert renforce l'estime de soi et un sentiment de connivence et de bonheur.

La recherche scientifique a établi que la musique est bénéfique à la mémoire et à l'apprentissage de la langue. Une nouvelle langue s'apprend plus aisément grâce à la musique, qui permet donc indirectement d'accéder à une autre culture. La musique rend plus tolérant et nous aide à comprendre les autres. De plus, la musique a un effet bénéfique sur le fonctionnement du cerveau en nous permettant de mieux planifier, de nous concentrer davantage et d'avoir une plus grande souplesse d'esprit. C'est probablement ce qui explique que la musique contribue à une meilleure intégration et à plus de bien-être à l'école, ainsi que l'ont fait apparaître des études. 

L'amour de la musique se transmet souvent dès le plus jeune âge au sein de la famille. L'influence de parents mélomanes peut être prépondérante et inspiratrice pour les préférences musicales des enfants. Mais il arrive tout aussi bien que les jeunes fassent en matière de musique des choix diamétralement opposés aux préférences de leurs parents. Nous ne pouvons sous-estimer le rôle que joue la musique auprès des jeunes qui sont en recherche de leur identité. Elle est un des éléments qui aident le jeune à déterminer à quel groupe il voudra et pourra s'identifier.

C'est en cela que réside la force de la musique :  elle rassemble des personnes qui, chacun ou chacune à sa manière, apprécieront ensemble une émotion musicale en partageant un moment privilégié. Malheureusement, tout le monde n'a pas accès à une formation musicale. La musique ne figure pas dans tous les programmes scolaires, et si les parents eux-mêmes ne s'y intéressent pas particulièrement, les contacts qu'auront les enfants avec la musique se résumeront souvent à ce qu'ils entendent à la radio, à la télévision ou sur les réseaux sociaux.

Si tel est le cas, c'est souvent la musique classique qui fait figure de parent pauvre, car elle a la réputation d'être ingrate et élitiste. Cette réputation n'est pas justifiée. Ce qui est vrai, c'est que la musique classique ne dévoile ses secrets que quand on prend le temps de se mettre à leur recherche. En ce sens, elle renforce le sens de l'effort des enfants. Et l'histoire de la musique nous apprend que de nombreux grands compositeurs étaient issus de milieux relativement modestes. C'est grâce à leur talent, qui est totalement indépendant de leur origine, grâce également à l'engagement de leurs parents, de leurs professeurs et de mélomanes qui les ont soutenus que ces jeunes sont devenus de grands musiciens.

La musique a également fait ses preuves en tant que thérapie destinée à rétablir un équilibre entre le rationnel et l'émotionnel. J'ai effectué récemment une visite dans un centre d'accueil temporaire qui héberge des jeunes en proie à une crise d'identité. La musique apprend à ces jeunes à mieux se connaître, à comprendre les autres et à déterminer leur place dans la société. Peu importe qu'il s'agisse de chansons pop, de pièces pour fanfare ou d'oeuvres classiques :  le fait de partager certaines affinités en se plongeant ensemble dans la musique incitera les jeunes à extérioriser des émotions auxquelles ils ne parvenaient pas à donner une place. Cela permet d'entamer un processus qui guérit bien des blessures".

Le 21 juillet 2017, le couple royal crée la surprise en allant au festival Tomorowland qui réunit chaque année des milliers de jeunes à Boom. Mathilde se rend également en novembre à l'Ecole Supérieure des Arts à Mons pour y rencontrer des jeunes musiciens. Lors du voyage d'Etat au Canada, nos souverains assistent à un concert de la jeune chanteuse hennuyère Alicia on the Roof.

La musique est à nouveau le thème de l'appel à projets du Fonds Reine Mathilde pour l'année 2018.

La littérature

En tant que princesse, Mathilde soutenait déjà activement la Semaine de la lecture à haute voix organisée dans la communauté néerlandophone par la Stichting Lezen (à qui elle accorde son Haut Patronage), et a effectué personnellement plusieurs lectures devant des enfants.

La Reine reçoit en audience les écrivains belges Stefan Hertmans et Amélie Nothomb, assiste à la remise des Prix des Lettres Néerlandaises 2015 et au monologue théâtral "Missie" de l'auteur belge David Van Reybrouck. A l'occasion du centenaire de la mort du poète belge Emile Verhaeren en 2016, le couple royal se rend à Sint-Amands pour se recueillir devant sa tombe et visiter le musée qui lui est consacré. Ils se déplacent également à la Foire du Livre 2016 de Francfort afin d'y soutenir les écrivains belges et néerlandais qui y sont mis à l'honneur.

Un an plus tard, la reine Mathilde est de retour à la Foire du Livre de Francfort dont la France est l'invitée d'honneur. Après avoir parcouru les différents stands, elle assiste à un déjeuner de travail sur le rayonnement international des Lettres francophones de Belgique, au cours duquel elle prononce un discours :

"Cette année, la Buchmesse de Francfort parle français, et tout le monde en parle.... Mais Francfort parle aussi le belge, et nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer la belle langue de notre pays. Soyons fiers de notre présence active en cet endroit où se réunit la fine fleur du monde de l'édition, des lettres et de l'expression artistique. Il est normal et important que nous nous manifestions ici car la littérature belge francophone est depuis des générations reconnue comme un fleuron culturel qui porte la réputation de la Belgique bien au-delà de nos frontières. Et pas uniquement à Paris, mais également dans toute la francophonie et au-delà. La Buchmesse est comme une lentille qui concentre tous ces faisceaux en un seul endroit. Profitons-en pour briller.

Le français comme langue, mais aussi en tant que vecteur culturel, intellectuel, scientifique et pédagogique, soutient le rayonnement de notre pays. Mais il est fondamental également dans le développement personnel de tout un chacun. Je suis très attachée à la littérature en général. Comme la musique, les livres sont activement présents dans ma vie. Je dirais même qu'ils en sont indissociables. J'essaie donc de transmettre cette passion pour les livres à mes enfants. Dans le même ordre d'idées, j'encourage les jeunes à lire régulièrement. La lecture d'un livre est en effet bénéfique pour leur apprentissage et les stimule à accroître leurs connaissances, leur fantaisie et leur imaginaire. 

Vous savez combien j'attache de l'importance à la stimulation de l'environnement cognitif de l'enfant et ce dès le plus jeune âge. De ma propre expérience, la lecture à haute voix est cruciale. Je sais aussi que cela demande un effort continu des parents et de l'école. Mais cela en vaut la peine. Pour y arriver et pour éveiller la curiosité de nos jeunes, il faut des supports illustrés, des livres pour enfants et des bandes dessinées. Cette richesse littéraire existe dans notre pays. Dans la conception et la réalisation de ces supports et de leur contenu, nos auteurs, illustrateurs et pédagogues peuvent se démarquer et offrir des produits ciblés sur les besoins de développement de l'enfant.

Nous tous, et en particulier nos enfants, sommes confrontés à l'omniprésence du monde digital. C'est un défi constant que nous devons tous relever. Lors de l'ouverture de la Buchmesse avant-hier, la chancelière Merkel a lancé un appel à tous les auteurs  "pour contribuer avec leur discernement et leurs émotions à infuser la globalisation de la force créatrice humaine".  C'est plus qu'un appel, il me semble : c'est une ambition, voire une nécessité.

Nous pouvons et devons apporter à cette communauté internationale réunie ici à Francfort ce que nous faisons de mieux :  notre créativité, notre inspiration, la mise en valeur de nos talents, l'originalité de notre approche, notre multiculturalité aussi, et notre ouverture au monde. Je vous félicite pour ce que vous faites et pour ce que vous êtes. Continuez surtout à nous étonner, nous former, nous élever, nous divertir. Le monde et notre pays ont besoin de vous. Parfois avec un regard rebelle mais toujours en créant du bonheur et de l'espérance pour les lecteurs".

Art contemporain

Au cours de ses 20 ans de règne, la reine Paola a montré tout son intérêt pour l'art contemporain, notamment en intégrant cinq oeuvres d'art contemporain belges au sein du palais royal de Bruxelles.

La reine Mathilde continuer d'encourager les artistes qui ont travaillé avec sa belle-mère :   elle a visité la rétrospective de Michaël Borremans à Bruxelles en 2014, l'exposition Rops/Fabre à Namur en 2015, les deux dernières expositions organisées en 2015 par Laurent Busine au Musée d'Art Contemporain du Grand-Hornu, le pavillon belge de Dirk Braeckman à la Biennale de Venise 2017, ainsi que l'exposition Marthe Wéry à Charleroi en 2017.

Michaël Borremans et Laurent Busine participent à un déjeuner de travail organisé par nos souverains en 2016 sur le thème "La culture comme levier de dialogue entre les communautés du pays".

La Reine s'intéresse aussi à d'autres artistes : elle a visité les ateliers de Paul Van Hoeydonck en 2017 et Luc Tuymans en 2018. Elle se rend à la foire d'art contemporain de Bruxelles à l'occasion de son 50ème anniversaire en 2018.

A l'étranger

Ses premières visites culturelles à l'étranger ont eu lieu en septembre 2013 :  visite de l'exposition "L'Europe de Rubens" au Louvre-Lens et inauguration de l'exposition Magritte à New York.

En mai 2015, la Reine se rend un jour à La Haye pour déjeuner avec des représentants culturels belges actifs aux Pays-Bas, inaugurer l'exposition "Vormidable" (marquant le 20ème anniversaire de la coopération culturelle entre la Flandre et les Pays-Bas) avec la reine Maxima, et visiter l'exposition sur les artistes plasticiens de la province de Liège. Le mois suivant, lors de leur voyage d'Etat en Chine, elle assiste au spectacle "Han Show" de Franco Dragone et se rend au Ullens Center for Contempory Art créé par des collectionneurs belges.

Nos souverains se rendent à la Foire du Livre 2016 de Francfort afin d'y soutenir les écrivains belges et néerlandais qui y sont mis à l'honneur. Puis, en octobre, la Reine passe une journée à Paris pour visiter les expositions consacrées à Hergé et Magritte. Et lors du voyage d'Etat aux Pays-Bas en novembre, les reines Maxima et Mathilde visitent la rétrospective Pierre Alechinsky en compagnie de l'artiste.

Comme l'a fait sa belle-mère à plusieurs reprises, la Reine se rend à la Biennale de Venise en septembre 2017. Elle y visite le pavillon belge et la 57ème exposition d'art contemporain "Viva Arte Viva".

Lors de la 14ème réunion informelle des chefs d'Etat de pays germanophones en septembre 2017 à Luxembourg, Mathilde et les conjoints de chefs d'Etat ont un programme culturel :  rencontre avec des auteurs luxembourgeois ayant l'identité et l'intégration comme thèmes de prédilection, présentation des itinéraires culturels du Conseil de l'Europe, visite du Musée d'Art Contemporain Grand-Duc Jean et de la Philharmonie Luxembourg. Le mois suivant, la Reine est de retour à la Foire du Livre de Francfort.

Conclusion :

Comme les reines Elisabeth, Fabiola et Paola avant elle,   Mathilde soutient de nombreuses initiatives culturelles, en particulier en faveur de la musique et de la littérature. Suite à la fédéralisation du pays, elle est la seule personnalité à s'intéresser à la culture des trois communautés, et tente de rapprocher leurs responsables en les recevant ensemble.

lundi 12 mars 2018

Exposition de photos sur notre famille royale à Bruxelles

                                           

En cette année 2018, l'hebdomadaire "Le Soir Mag" (ex- "Le Soir Illustré") fête ses 90 ans. Il appartient aujourd'hui au groupe Rossel. A cette occasion, les Musées Royaux d'Art et d'Histoire du Cinquantenaire proposent l'exposition "La famille royale fait la une" qui présente 300 couvertures du magazine avec la famille royale belge. Cette exposition a été montée par Daniel Van Wylick (directeur général du "Soir Mag"), Marc Pasteger (rédacteur en chef) et Pierre De Vuyst (journaliste responsable des pages sur la monarchie). C'est le roi Philippe en personne qui est venu l'inaugurer.

Daniel Van Wylick a répondu aux questions des journaux du groupe Sud Presse :

"D'où vient l'idée de monter cette exposition?
- Des 90 ans du "Soir Mag". Je trouvais que c'est un bel âge. Et l'une des matières les plus largement traitées depuis la naissance de ce qu'on appelait à l'époque "Le Soir Illustré", c'est la monarchie. Parfois avec un ton complaisant, parfois plus critique. La monarchie nous sert de fil rouge. Il n'y a pas une période où elle n'a pas fait la une. Plus de 500!  Pour l'exposition et le hors-série que nous mettons en vente, nous en avons retenu 300. 

- Vous en avez écarté?
- Nous avons voulu éviter les répétitions, nous avons pris les grands événements. On arrive en 1928 à la fin du règne d'Albert Ier. Nous n'avons raté que deux rois. Nous avons eu l'agréable surprise de tomber sur les couvertures des années 30 :  elles sont exceptionnelles, imprimées en noir et blanc avec un teint sépia. Elles sont très fortes.

- Vous avez fait d'autres découvertes?
- Peu de Belges le savent, mais pendant la seconde guerre mondiale, il y a aussi eu un "Soir Illustré volé", comme le "Soir volé". Nous l'avons inséré : il est mis par terre, on pourra marcher dessus.

- Il y a quoi sur ces Unes?
- Tous les grands événements heureux et malheureux. La mort de la reine Astrid, par exemple :  elle faisait partie des canons de beauté. C'est la seule reine dont on parle encore aujourd'hui. Il y a beaucoup de couvertures où on la voit se promener avec ses enfants, notamment à Ostende. Il y a aussi les souverains et les princes aux sports d'hiver. 

- Le roi Philippe n'est pas oublié...
- On a survolé toute sa vie. Depuis sa naissance à aujourd'hui, nous avons entre 15 et 20 couvertures le concernant. Il y a des documents qu'il n'avait sans doute jamais vus. C'est fabuleux de voir comment la famille royale communiquait avec la presse au fil du temps. 90 ans, ce n'est pas le Moyen Age, mais, à l'époque, le seul moyen pour le peuple de voir les souverains, c'était dans "Le Soir Illustré" et feu "Le Patriote Illustré".

- Y a-t-il des couvertures controversées que vous avez délibérément écartées?
- Nous avons jugé décent de ne pas mettre le doigts sur les Unes politiquement incorrectes. Pas exclusivement pour éviter de fâcher la famille royale mais pour respecter le public belge. Ce n'est pas une exposition agressive mais on voit par exemple une Une de Fabiola à Motril et on évoque aussi sa succession. Tout est accompagné des légendes de notre journaliste Pierre De Vuyst.

- Qui a retrouvé toutes ces couvertures?
- Nous avons pu compter sur le travail remarquable de notre directeur artistique, Richard Kubicz. C'est un Français mais il connaît mieux l'histoire de notre monarchie que la plupart des Belges! Il a sa propre collection et nous avons nos archives.

- Parlez-nous de ces colonnes...
- Il y en a 28 et elles sont inspirées des colonnes Morris. Nos 300 Unes sont imprimées sur papier photo épais, format A2. On a trouvé que c'était plus chouette de les mettre sur ces colonnes que sur un mur. On doit tout cela à notre scénographe Antonio Nardone. Il y a aussi une partie audiovisuelle avec des archives de l'ancienne Belgavox et des produits éditoriaux modernes réalisés par le "Soir Mag". 

lundi 5 mars 2018

Activités royales en février 2018

                                     


10 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel (reçu 2 fois), le président du CDH Benoît Lutgen, le président de Bulgarie Rumen Radev, le vice-premier ministre Alexander De Croo, le ministre bruxellois des Transports Pascal Smet, le ministre-président de Rhénanie du Nord-Westphalie Armin Laschet, le ministre-président wallon Willy Borsus, la ministre flamande de l'Enseignement Hilde Crevits, le premier président de la Cour du Travail de Gand Vincent Dooms

12 activités officielles pour le Roi :  dîner au château de Laeken avec des jeunes enseignants, visite de l'Agence pour le Commerce Extérieur, 5ème anniversaire de la Jonge Academie, messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie, 50ème anniversaire du statut social des indépendants, déjeuner avec les présidents du Burkina Faso, Mali, Mauritanie et Tchad (G5 Sahel), cortège des Krakelingen à Grammont, visite de MicroMarché à Anderlecht, visite de la clinique Saint-Joseph à Saint-Vith, visite du centre culturel de Saint-Vith, rencontre avec les jeunes talents de la communauté germanophone, événement "Place aux Jeunes" organisé par l'Institut Royal des Elites du Travail.

23 activités officielles pour la Reine :   visite de l'atelier du peintre Luc Tuymans à Borgerhout, dîner au château de Laeken avec des jeunes enseignants, colloque "L'engagement des étudiants, ressource pour l'avenir", messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie, remise du rapport "What do you think?" d'Unicef Belgique, visite de la Maison des Arts du Spectacle de Godinne, cortège des Krakelingen à Grammont, visite de la clinique Saint-Joseph à Saint-Vith, visite du centre culturel de Saint-Vith, rencontre avec les jeunes talents de la communauté germanophone    + 12 activités officielles lors de son voyage au Ghana (rencontre avec le ministre de la Planification, breefing avec des membres du gouvernement et de la société civile, visite de la Teshie Presby High School, visite du marché de Makola, déjeuner de travail avec la Première Dame et les reines mères, visite du projet 2nd Image International, visite de l'usine de Niche Cocoa Industry, visite du Promush Mushroom Project, visite de Recycle UpGhana, rencontre avec le président de la République, déjeuner de travail à la Flagstaff House, conférence à l'Université du Ghana)

1 activité officielle pour le roi Albert II :    messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie

2 activités officielles pour la reine Paola :   messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie, visite du Centre d'Aide et Soins à Domicile de Bruxelles

0 activité officielle pour la princesse Elisabeth et le prince Gabriel

4 activités officielles pour la princesse Astrid :   remise des Paralympic Sport Awards, messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie, séminaire de l'Union Royale des Pharmaciens de l'Industrie Pharmaceutique, remise des prix de l'European Organisation for Rare Diseases

1 activité officielle pour le prince Lorenz :   messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie

3 activités officielles pour le prince Laurent :   première du film belgo-hollandais Zooks à Anvers, concert à Quaregnon à la mémoire des victimes de la catastrophe de Buizingen, colloque "Enfance et interculturalité".

2 activités officielles pour la princesse Claire :   première du film belgo-hollandais Zooks à Anvers, spectacle au profit de la Maison d'Enfants Reine Marie-Henriette.

Récapitulatif des activités officielles de janvier et février (source :  www.monarchie.be) :

Roi :   37 activités officielles  +  17 audiences

Reine :   42 activités officielles

Princesse Astrid :   8 activités officielles

Prince Laurent :   8 activités officielles

Princesse Claire :   4 activités officielles

Reine Paola :   4 activités officielles

Roi Albert II :   3 activités officielles

Prince Lorenz :   2 activités officielles

Princesse Elisabeth et Prince Gabriel :   0 activité officielle

lundi 26 février 2018

Prochaines activités de l'asbl Dynastie et Patrimoine Culturel

Lundi 19 mars 2018 à 18h : conférence "Herman Teirlinck et la famille royale"

Cette conférence sera donnée en néerlandais par le professeur Stefan van den Bossche au Musée Bellevue à Bruxelles. L'inscription est obligatoire et coûte 7 euros. Il mettra en évidence les relations entre Herman Teirlinck et la famille royale, et son rôle de conseiller dans l'acquisition d'oeuvres d'art.

Herman Teirlinck appartient à la deuxième génération de "Van Nu en Straks", un périodique avant-gardiste qui incarnait pour la jeunesse littéraire de la fin du 19ème siècle l'ultime à atteindre. Plus tard, il sera fonctionnaire, rédacteur, correspondant, chargé de cours, conseiller et intime de la maison du Roi. De plus, Herman Teirlinck est un des auteurs flamands les plus publiés, réimprimés et traduits. Pour la vie culturelle belge, et en particulier flamande, il est d'une importance capitale. Il a souvent donné un visage à la Flandre dans tout le pays. Il était apprécié, était omniprésent et menait une vie de bon vivant.

Lundi 23 avril 2018 à 18h : conférence "Les brevets de l'Ordre de Léopold durant le règne de Léopold Ier"

Cette conférence sera donnée en français par le colonel Eric Tripnaux, réputé pour ses travaux sur l'Ordre de Léopold, au siège de la Société de l'Ordre, rue Tabellion à Ixelles. L'inscription est obligatoire et coûte 7 euros.

Aujourd'hui, les décorés d'un ordre belge de mérite reçoivent un document de format A4 qui atteste l'honneur qui leur est fait par le Roi. A l'origine, une distinction dans l'Ordre de Léopold faisait l'objet d'une gravure ornée de symboles de l'Etat et d'une allégorie de ses vertus civiques. Surtout, elle était signée de la main royale. Comment ce brevet est-il apparu? Pourquoi a-t-il rapidement disparu? C'est le thème de cette conférence qui nous mènera de l'influence française dans la jeune Belgique indépendante au climat politique de la fin de l'unionisme. Le rôle du roi Léopold Ier, de ses ministres et du graveur seront également abordés.

Cliquez ci dessous sur "Asbl Dynastie et Patrimoine" pour avoir plus d'infos sur cette association.

lundi 19 février 2018

Le roi Philippe et la religion

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Religion catholique

Bien que croyant et pratiquant, le roi Philippe garde ses convictions religieuses pour le domaine privé, comme le faisait le roi Albert II. Le 21 juillet 2013, le primat de Belgique Mgr Léonard et le nonce apostolique n'étaient plus, pour la première fois, près de la famille royale au Parlement, mais relégués beaucoup plus loin dans les tribunes. Le Roi a signé la loi sur l'euthanasie des mineurs alors que certains redoutaient qu'il refuse et crée une crise institutionnelle.

Nos souverains effectuent une visite officielle au Vatican en 2015 et rencontrent, pour la première fois, le pape François. Contrairement à son père (ce qui lui avait été vivement reproché), Philippe ne s'est pas agenouillé devant lui, mais lui a donné la main d'égal à égal en tant que chefs d'Etat. Privilège des reines catholiques, Mathilde était habillée de blanc.

Le couple royal assiste, en décembre 2015, à la célébration à la cathédrale Saint-Rombaut de Malines pour la prise de fonction de Jozef De Kesel, nouvel archevêque de Bruxelles-Malines, qui est le chef de l'Eglise catholique belge.

En 2016, le Roi déjeune avec l'archevêque de Bruxelles-Malines Jozef De Kesel en mai, puis reçoit en audience le responsable de la communauté Sant'Egidio Belgique Jan De Volder en juin et le nonce apostolique Giacinto Berloco en juillet.

Hommage à Sœur Jeanne Devos

Lors de leur voyage d'Etat en Inde en novembre 2017, nos souverains retrouvent Sœur Jeanne Devos qu'ils avaient déjà rencontrée lors de missions économiques. Née en 1935, cette religieuse belge a été ordonnée dans la congrégation des Sœurs Missionnaires du Coeur Immaculé de Marie, et a étudié la logopédie à Utrecht aux Pays-Bas. En 1963, elle quitte la Belgique pour l'Inde. Dans un premier temps, elle travaille dans un centre pour handicapés et sourds-muets. Au fil de ses rencontres, elle prend conscience que la pauvreté touche principalement les femmes et les enfants, en particulier ceux vivant dans une situation d'esclavage. En 1985, elle fonde l'association National Domestic Workers Movement avec pour objectif de lutter pour que les domestiques aient des droits et travaillent dans des conditions humaines. Actif dans 24 Etats indiens, elle a déjà permis de sauver plus de 60.000 enfants.

Le roi Philippe prononce une petite allocution lors de leur rencontre :

"Partager ce moment avec vous est pour la Reine et moi une source de grande joie. Nous sommes heureux d'avoir pu inclure cette visite dans notre programme en Inde. Nous vous remercions pour le cadeau de vos sourires et de votre chanson. De solides valeurs gouvernent les relations entre nos deux pays depuis longtemps. Elles ont été ressenties particulièrement  pendant la première guerre mondiale au travers du soutien héroïque des courageux soldats indiens qui se sont battus à nos côtés pour notre liberté.

De nombreux Belges sont venus en Inde, fascinés par ce magnifique pays et sa population. Ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes là où le besoin se faisait sentir. Parmi eux, il y a Sœur Jeanne. Chère Sœur, nous vous connaissons depuis longtemps. Vous avez donné votre vie aux autres. Nous vous sommes reconnaissants pour votre dévouement et votre énergie. Ce que vous avez créé ici est un exemple puissant pour nous tous. Je veux vous remercier et vous féliciter, ma Sœur et tous ceux qui travaillent avec vous dans un esprit d'abnégation. La Reine et moi vous souhaitons tout le succès".

Religion juive

En mai 2014, un homme entre au Musée Juif de Belgique à Bruxelles, et tire sur quatre personnes. C'est la première attaque perpétrée par l'organisation terroriste Etat Islamique en Occident. Le Palais diffuse ce communiqué :   "Le Roi a appris avec consternation la fusillade qui a eu lieu cet après-midi au Musée Juif de Belgique. Il présente ses condoléances aux proches des victimes. Le Roi est indigné par cet acte de violence qui touche de très près la communauté juive".

Quelques semaines après sa réouverture, Philippe se rend au musée. Et un an après cet attentat, il invite des représentants de la communauté juive à un déjeuner au château de Laeken afin de leur apporter à nouveau son soutien.

A l'étranger, la reine Mathilde visite le Musée de l'Histoire des Juifs Polonais en 2015, tandis que son époux se rend en 2016 au Mémorial Juif de Francfort.

Religion orthodoxe

Philippe reçoit en audience le métropolite de Belgique Mgr Athënagoras en mai 2014.

Religion musulmane

En 2016, le Roi reçoit en audience le président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique Salah Eechllaoui, et assiste à une conférence du roi Abdallah de Jordanie au Centre interdisciplinaire d'études de l'islam dans le monde contemporain (CISMOC) à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve

Un an plus tard, Philippe participe à un iftar dans une famille musulmane d'Evergem. Et il parle de cette visite dans son discours de la fête nationale 2017 :

"Il y a un mois et demi, je suis allé fêter la rupture du jeûne dans une famille belge musulmane. J'ai été impressionné par la manière dont chacun des membres de cette famille s'implique dans la société. J'ai beaucoup appris sur le sens qu'ils donnent au jeûne et à ce moment de retrouvailles. En sortant de chez eux, tard le soir, j'ai été accueilli par leurs voisins. Ils m'ont offert une bouteille de vin et m'ont dit à quel point ils étaient heureux de vivre dans ce quartier. J'étais fier de voir coexister chez nous, côte à côte, ces deux manières simples et vraies d'exprimer l'hospitalité.

Toutes nos rues ne sont pas comme celle-là. Mais cet exemple nous montre qu'il y a dans notre pays, bien plus que nous le croyons parfois, une communion de valeurs au-delà des différences. Cherchez à apprendre au contact des autres et avec les autres. Vous découvrirez que vous partagez les mêmes interrogations, les mêmes doutes, les mêmes espoirs, les mêmes rêves que vos voisins. Eux aussi sont soucieux du bien-être de leurs enfants, de la qualité de leur travail, du bon accueil de leurs malades ou de leurs aînés. Apprenons également à nos enfants à porter ce regard-là sur le monde. Le bien-être et le bonheur, que nous recherchons tous, n'ont de valeur que s'ils sont réellement partagés".
                                
                             


Religion protestante

En décembre 2017, le Roi assiste à un service d'actions de grâce à la Chapelle Royale à Bruxelles, à l'occasion du 500ème anniversaire de la Réforme.

Laïcité

En 2015, le Roi reçoit en audience le président du Centre d'Action Laïque Henri Bartholomuseum en mars, puis le président de l'Union des Associations Laïques Sylvain Peeters en septembre.

Liens entre les religions

En 2017, Philippe participe à une réunion de travail avec les jeunes du magazine interreligieux "Lueurs", et à une table ronde avec les représentants des six cultes reconnus et de la laïcité qu'il réunissait pour la première fois depuis son accession au trône.

Responsables religieux étrangers

Le Roi reçoit en audience des responsables religieux de passage à Bruxelles :   le patriarche oeucuménique de Constantinople et l'archevêque de Canterbury en 2015, le patriarche d'Antioche en 2016 et 2017, le Grand Mufti de la République Arabe d'Egypte en 2017.