lundi 22 août 2016

Mathilde et les Objectifs de développement durable de l'ONU

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(Article actualisé en septembre 2017)

En janvier 2016, le secrétaire-général des Nations Unies invite la reine Mathilde à faire partie, pour une durée de trois ans (2016-2018), du Groupe des défenseurs des Objectifs de développement durable des Nations Unies. Ce groupe d'une quinzaine de personnalités (dont fait également partie la princesse héritière Viktoria de Suède) est chargé d'aider l'ONU à mobiliser les énergies et l'action de la communauté internationale en vue de réaliser les Objectifs de Développement Durable d'ici 2030 (ces objectifs ont été adoptés par les Etats membres de l'ONU en septembre 2015).

La Reine a expliqué au journal "Le Soir" pourquoi elle a accepté ce rôle :

"La Belgique est acteur engagé et important de la communauté internationale. Sa contribution au développement durable au sein des Nations Unies et dans sa coopération bilatérale est reconnue. Notre pays a participé activement à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Il est engagé résolument dans la poursuite des Objectifs de Développement Durable (ODD) pour mettre fin à la pauvreté, renforcer l'égalité et la justice, et lutter contre les conséquences du changement climatique. Depuis mon mariage, aux côtés de mon mari, j'ai soutenu les efforts du gouvernement belge, des Nations Unies et des ONG en matière de développement. J'ai également développé une expérience de terrain avec Unicef Belgique et la Coopération belge au développement. C'est la suite logique de mon engagement de longue date en faveur du développement et dans le domaine humanitaire. Par le passé, je m'étais déjà mobilisée à de nombreuses reprises, notamment en faveur des Objectifs du Millénaire pour le développement, de la microfinance, des droits de l'enfant, du droit à la santé et du droit à l'éducation.

L'approche nouvelle du développement durable qui est au cœur des ODD me plaît particulièrement parce qu'elle est globale :  les problèmes (paix et sécurité, santé, éducation, droits de l'homme, climat, développement économique, ....) n'y sont pas dissociés les uns des autres. Ils sont étroitement liés et forment un tout ; des solutions bénéficiant au bien-être de tous doivent y être apportées. J'ai accepté cette mission avec conviction, en accord avec le gouvernement, parce qu'elle touche à des domaines qui me tiennent fort à cœur. Il y a beaucoup à faire, tant au niveau international que près de chez nous :  ne sommes-nous pas tous en développement? Par mon action au service du développement durable, je souhaite avant tout donner une voix aux personnes qui vivent des situations difficiles ou précaires, et accroître la visibilité et l'efficacité de celles et ceux qui oeuvrent à des solutions. Je veux rendre hommage aux professionnels et aux bénévoles qui s'engagent sans compter pour transformer le monde".


Année 2016

La Reine commence par rencontrer en janvier le secrétaire-général des Nations Unies Ban Ki-Moon et le créateur du micro-crédit Mohammad Yunus lors du forum économique de Davos, et par recevoir en février au palais royal de Bruxelles le président de la 70ème session de l'assemblée général des Nations Unies et le ministre belge de la Coopération au Développement Alexander De Croo. Lors de sa visite du campus Diepenbeek de l'Université d'Hasselt, elle met l'accent sur les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) au cours de sa discussion avec les étudiants. Et le 7 avril, elle se rend au palais d'Egmont à Bruxelles pour prononcer le discours d'ouverture du forum 2016 de coopération pour le développement des Nations Unies.

En juin, Mathilde assiste aux 10èmes Journées Européennes de Développement organisées par la Commission Européenne à Bruxelles sur le thème "Le rôle de la femme dans le développement est au cœur des Objectifs de Développement Durable", participe à un déjeuner de travail avec des représentants des institutions européennes afin d'être informée sur la réalisation des ODD au sein de l'Union Européenne,  et reçoit au palais royal le secrétaire général des Nations Unies et le président de la Banque Mondiale.

Dans son discours aux Journées Européennes de Développement, elle déclare :   "Les Objectifs de Développement Durable nous rappellent que le développement nous concerne tous, collectivement et individuellement. D'une façon, ne sommes-nous pas tous des pays en développement? Les maîtres-mots qui distinguent les nouveaux objectifs de leurs prédécesseurs sont "inclusivité" et "universalité". Le développement ne concerne pas uniquement une relation nord-sud ou sud-sud. C'est à chacun des pays à tous les niveaux de développement, aux nombreuses dynamiques à l'intérieur de nos sociétés, à chacun de nous tous qu'il incombe de s'approprier les ambitions définies dans les objectifs. Les responsabilités sont dès lors partagées. Nous avons des engagements précis à prendre et à respecter. Il s'agit d'un véritable partenariat, où personne ne peut être laissé pour compte".

La Reine se rend deux jours en juillet au siège de l'ONU à New York avec le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders. Ils y enchaînent les réunions de travail sur la protection des enfants dans les conflits armés, les droits de l'homme, la problématique des maladies mentales ou la violence contre les enfants. Ils rencontrent également le secrétaire-général des Nations Unies et le directeur général de l'Unicef.

Dans un de ses discours prononcés lors de sa visite à l'ONU, Mathilde déclare :
"Dix mois après l'adoption des Objectifs de Développement Durable, cette assemblée générale est engagée dans une réflexion particulièrement bienvenue et opportune sur l'impact des droits humains sur les objectifs de développement, et inversement. En souscrivant à ces engagements, la communauté internationale a formulé une vision partagée d'un monde juste, pacifique et stable : un monde où le rôle central d'institutions efficaces et inclusives se trouve reconnu, et où sont promus l'état de droit, l'accès à la justice et les droits de l'homme. Le lien intrinsèque entre la poursuite des objectifs de développement durable et la promotion des droits humains se trouve donc clairement articulé. Mais le chemin vers cette paix durable, vers cette justice, vers ce bien-être est encore long et sera ardu.

C'est pourquoi le dialogue d'aujourd'hui et des jours à venir aurait tout son sens s'il parvenait à expliciter et à étayer encore davantage ce constat et cette ambition. Deux dynamiques (développement et droit humain) se légitiment et se renforcent mutuellement. Toutes deux sont nécessaires, l'une facilitant la réalisation de l'autre. J'ose espérer que les efforts seront poursuivis pour aboutir à une intégration harmonieuse de tous les leviers de développement, que ce soient les outils et instruments institutionnels, économiques ou juridiques, actionnés par nombre de stakeholders tels les autorités, la société civile, les entreprises, le monde académique et culturel.

J'ai reçu il y a quelques semaines un dessin d'une petite fille qu'elle m'avait adressé à l'occasion des Journées Européennes du Développement. Sur ce dessin, quelques mots éloquents pleins de sens, et je cite : "Pas de futur sans culture". La culture est, en effet, un levier de développement. Il n'est certes pas le seul, mais l'importance de ce levier culturel est prépondérante.

Sans tenter d'épuiser tous les aspects et conséquences de la complémentarité des actions à mener en faveur du développement et des droits de l'homme, je voudrais souligner trois principes, qui ne manqueront pas de nous inspirer.

Tout d'abord, la lutte contre la discrimination et contre les inégalités doit se poursuivre. Hier, j'ai participé à un débat sur la réhabilitation et la réintégration des enfants affectés par les conflits armés. Une fois de plus, on y a clairement condamné toute pratique discriminatoire. Par ailleurs, nous devons poursuivre les efforts pour garantir aux filles et aux femmes leur droit à la formation et à l'éducation. Je salue les propositions que le président du Conseil des Droits de l'Homme a formulées récemment à cet effet. Elles répondent au souci largement partagé de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte, that nobody should be left behind.

Ensuite, la stricte observance des droits de l'homme et des libertés fondamentales présuppose, tout comme les autres objectifs de développement, un fonctionnement correct des institutions et une bonne gouvernance.

Enfin, tous ces objectifs seront d'autant plus réalistes et réalisables qu'ils seront poursuivis en symbiose entre les nombreux acteurs concernés. De nombreuses dynamiques éclosent, au sein des gouvernements bien sûr, mais également dans la société civile, les milieux académiques, les organisations non gouvernementales, les médias, le monde culturel. C'est très encourageant. Il faut y ajouter le secteur privé, moteur de la croissance économique, mais aussi responsable de la protection des droits de l'homme. Un climat propice aux investissements, soutenu par un état de droit crédible, constitue un stimulant important du développement. Les initiatives doivent se multiplier visant l'incorporation, dans la gestion des entreprises, des objectifs de développement durable et d'une véritable culture de respect et de promotion des droits de l'homme.

Nous vivons en ce moment une dynamique importante. Notre monde est confronté à des turbulences mais il connaît également des développements positifs. La prise de conscience grandissante du changement climatique, de la dimension inclusive de notre développement et de la dignité de toute personne humaine génère des engagements nouveaux ainsi que des marques de confiance dans notre avenir. Je suis persuadée que les Nations Unies, fortes de 70 ans d'expérience et d'une ambition juvénile, relèveront ces grands défis avec une détermination renouvelée".

A New York, la Reine confie aux journalistes belges qui l'accompagnent :   "Je suis ici pour quelques heures seulement mais c'était très important d'être ici pour rencontrer des personnes importantes dont Ban Ki-Moon et le féliciter pour son engagement depuis huit ans dans la lutte contre la pauvreté et pour donner un monde meilleur, et qui se termine avec ces Objectifs de Développement Durable (ODD) que je suis enthousiaste de soutenir pour les prochaines années. Soutenir ces ODD, c'est la prolongation d'un travail que j'ai commencé avant mon mariage, car l'enfance et les personnes vulnérables étaient déjà au centre de mes préoccupations. J'avais à cœur de donner une voie aux plus vulnérables et d'investir dans l'éducation, car j'y crois profondément.

Je parle beaucoup à mes enfants. Je leur explique que c'est un luxe d'avoir accès à la culture, notamment musicale, et que des millions d'enfants n'ont pas la chance d'aller à un concert par exemple. Je leur ai expliqué l'histoire de ce petit garçon sous-alimenté enfant, et que cela impactera toute sa vie future. Que certaines filles ne peuvent pas aller à l'école. C'est un monde plein de défis où il y a certaines turbulences. En tant que mère, il faut y croire et vouloir donner un monde meilleur pour les générations futures. Et je pense que cela passe par l'éducation : il y a encore beaucoup trop d'enfants qui quittent l'école à 10-12 ans et qui ne savent pas lire".

Du 23 au 25 octobre, Mathilde se rend en Jordanie. Elle y rencontre la reine Rania, le premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés. Elle visite des centres de réfugiés gérés par l'ONU ou l'Unicef, ainsi que la Jordan River Foundation. La Belgique a versé 10 millions d'euros à la Jordanie pour l'aider à gérer l'afflux massif de réfugiés syriens.

Le Palais diffuse ce message de la reine Mathilde :   "Depuis la Jordanie, je souhaite à tous une belle journée des Nations Unies. Je souhaite en particulier remercier les nombreux collaborateurs des Nations Unies dans le monde entier pour leur engagement. En tant que défenseur des Objectifs de Développement Durable, j'ai pu me rendre compte de l'ampleur des besoins humanitaires en Jordanie et des efforts extrêmement importants que fournit le pays pour accueillir les nombreux réfugiés de la région. Tous les enfants réfugiés ont besoin d'un accès à l'enseignement et aux soins de santé de qualité. Je constate également que beaucoup d'enfants qui ont fui la guerre en Syrie nécessitent un accompagnement psychologique. C'est pourquoi je demande une attention spéciale pour l'enseignement, les soins de santé, et en particulier la santé mentale des réfugiés. Je félicite tous les travailleurs humanitaires pour leur engagement quotidien qui ne va pas sans risques. J'adresse également toute ma gratitude aux volontaires et familles jordaniennes qui accueillent ces personnes vulnérables, et je tiens à souligner leur engagement exceptionnel. Par ma présence sur le terrain, je souhaite donner une voix et un visage à ces personnes".

Le 20 décembre, Mathilde prononce le discours d'ouverture du High Level Policy Summit organisé par la Commission Européenne et consacré à la mise en oeuvre des objectifs de développement durable.

Année 2017

Au forum économique de Davos en janvier, la Reine participe à des discussions sur les ODD, et rencontre d'autres défenseurs de ces objectifs et le nouveau secrétaire-général des Nations Unies Antonio Gutteres. Au palais royal de Bruxelles, une table ronde est organisée avec diverses ONG belges (Iles de Paix, Unicef Belgique, Plan Belgique, Oxfam, 11.11.11, Caritas International, Broederlijk Delen).

En février, elle visite le siège bruxellois d'ATD Quart Monde, se rend au Laos avec Unicef-Belgique, et participe à une table ronde au palais royal avec les SDG Voices belges qui sont chargés de faire connaître en Belgique les Objectifs de Développement Durable de l'ONU. Parmi les participants : Duo 4 a job, la Ville de Gand, Good Planet, Bond Beter Leefmilieu, le Mouvement Action Paysanne, Colruyt Group, le Centre National de la Coopération au Développement, 11.11.11, l'Institut Fédéral pour le Développement Durable, et The Shift.

Lors du voyage d'Etat au Danemark, Mathilde visite UNCity, un centre unique en Europe qui regroupe onze agences de l'ONU et 1.500 personnes à Copenhague, et participe avec la princesse Mary à une table ronde sur les Objectifs de Développement Durable. De passage à Bruxelles en avril, le secrétaire-général des Nations Unies Antonio Gutteres déjeune avec les souverains belges.

En juin, la reine Mathilde explique son rôle au journal "Le Soir" :   "Mon rôle est d'accroître l'information et la sensibilisation aux ODD. Je décline ce rôle de plusieurs façons. D'abord par des rencontres et des échanges avec les acteurs belges du développement durable (autorités, entreprises, ONG, ...). Ensuite en participant à des rencontres internationales comme les Journées Européennes du Développement qui nous réunissent cette semaine à Bruxelles. J'y noue des contacts utiles et y prends la parole pour mettre les ODD au centre des priorités. Enfin, j'essaie de renforcer mon expérience de terrain auprès des personnes les plus exposées aux défis du développement durable. Le développement, c'est d'abord sur le terrain que çà se passe, avec les gens et pour les gens. J'ai, par exemple, pu me rendre récemment dans des camps de réfugiés syriens en Jordanie. J'ai été très touchée par leur engagement participatif. Au Laos, où je me suis rendue avec Unicef-Belgique, j'ai pu donner une voix à des personnes qui ont moins de chance que nous. Les visites de terrain me permettent de témoigner des projets positifs et des réussites en matière de développement durable".

Et elle explique ses priorités :  "Les 17 objectifs forment un tout. Ils sont indissociables et doivent être traités de manière inclusive. J'ai choisi de me concentrer sur deux objectifs que je connais bien :  le 3 (santé) et le 4 (éducation), parce qu'il s'agit de leviers essentiels du développement et qu'ils sont étroitement liés. La logique est implacable, comme j'ai pu le constater au Laos :  un enfant malnutri verra ses capacités cognitives diminuées, son apprentissage en sera plus lent et plus limité, ce qui aura un impact sur son développement intellectuel et professionnel, et donc sur le développement du pays. La santé - et en particulier la santé des femmes, des enfants, des handicapés et de toutes les personnes vulnérables - est une ressource fondamentale pour l'épanouissement de chaque personne. Et donc un atout essentiel pour le développement. C'est notre bien le plus précieux. Sans soins de santé adéquats, aucun développement n'est possible. L'éducation, l'enseignement et la formation sont des outils fondamentaux pour améliorer la capacité des personnes à se développer, à développer leur famille, leur communauté, leur pays. Investir dans l'éducation de qualité, investir dans la formation des enseignants, c'est investir directement dans un avenir meilleur.

Ma formation et mon expérience de terrain m'ont amenée naturellement à m'intéresser à la santé mentale. Il y a énormément à faire en cette matière. Ce n'est que récemment que l'on a découvert à quel point la lutte contre les maladies mentales est directement liée à l'amélioration du développement durable. L'ampleur des retards mentaux dus à la sous-alimentation et à la malnutrition, à la dépression, au burn-out ou aux addictions ne peut être sous-évaluée. Nous devons éviter que ces maladies hypothèquent le développement. J'ai rencontré à New York des responsables des programmes de santé mentale des Nations Unies et des acteurs de terrain. Ces entretiens ont encore renforcé ma conviction qu'il est urgent d'agir. Le nombre de crises humanitaires et de situations de conflit augmente. Ceux qui y survivent physiquement en ressortent brisés, profondément perturbés, angoissés. Il faut se battre pour les aider à se reconstruire, en particulier les enfants :  évitons qu'ils deviennent une génération perdue".

Le 6 juin, la Reine se rend à Flagey au concert Voices4Development destiné à sensibiliser les jeunes aux ODD. Le lendemain matin, elle inaugure les Journées Européennes de Développement organisées à Tour&Taxis par la Commission Européenne. Le thème de cette année est "Investir dans le développement". A midi, elle reçoit à déjeuner au château de Laeken d'autres défenseurs des ODD, dont le professeur Muhammad Yunus (fondateur de la Grameen Bank), la première ministre norvégienne Erna Solberg et le président du Ghana Nana Akufo-Addo. Le directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé et le commissaire européen à la coopération internationale et au développement étaient également conviés à ce déjeuner.

Dans l'après-midi, Mathilde retourne à Tour&Taxis pour visiter des stands des Journées Européennes de Développement, et prononcer un discours. Elle déclare notamment :

"Partout, nous sommes confrontés à de nouveaux fossés entre ceux qui mettent ces changements à profit et ceux qui risquent de rester en arrière. Si nous ne comblons pas ces fossés, nous en payerons le prix plus tard. Tensions et affrontements, instabilité et conflits risquent d'être notre lot. Les efforts qu'un pays ou une société consent dans ce domaine s'avèreront des investissements intelligents. Dans cet esprit, je crois fermement que la santé et l'éducation de qualité sont parmi les tout premiers leviers pour éviter les clivages et les ruptures au sein de nos sociétés. Sans soins de base pour tous, sans école pour tous, tout progrès restera précaire. Pour assurer cet accès à tous, il faut bien sûr que des infrastructures soient mises en place. Toutefois, celles-ci constituent une condition nécessaire, mais pas suffisante. Je suis convaincue que nous devons nous concentrer sur les groupes les plus vulnérables, sur les groupes qui risquent de ne pas trouver le chemin de l'école ou la porte du médecin".

Au cours du mois de juin, elle participe également à une table ronde avec les entreprises signataires de la Belgian SDG Charter, et elle rencontre le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial David Beasley.

La Reine reçoit au palais royal Claudine Talon (Première Dame du Bénin) en septembre, et Rula Ghani (Première Dame d'Afghanistan) en octobre.

En septembre, la Reine reçoit Claudine Talon, Première Dame du Bénin, au palais royal de Bruxelles. D'après le Palais,  "ces rencontres ont permis un échange de vues sur la mise en oeuvre inclusive des Objectifs du Développement Durable, en particulier la santé, l'éducation et la situation sociétale de la femme".

Mathilde visite le village de conteneurs baptisé Poliopolis. C'est un projet pilote de l'Université d'Anvers, où des volontaires ont été mis en quarantaine pendant 28 jours pour tester deux nouveaux vaccins oraux contre la poliomyélite. Elle a été informée des premiers résultats scientifiques. Notre souveraine accorde son Haut Patronage au Centre pour l'Evaluation des Vaccinations de l'Université d'Anvers, et a été représentante spéciale pour la vaccination de l'Organisation Mondiale de la Santé Europe de 2011 à 2013.

Après avoir présidé une réunion de travail au palais royal sur les ODD avec des jeunes actifs dans la vie associative, sociale, académique et syndicale,  la Reine prononce un discours lors de la conférence "L'ONU, parlons-en" organisée en octobre par le ministère des Affaires étrangères à l'occasion de la Journée des Nations Unies.

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