lundi 9 octobre 2017

Le roi Philippe, proche des jeunes

                                       
                              À Molengeek, le Roi s’est vu présenter l’application CitizenMap, qui cartographie les défibrillateurs en région bruxelloise. Il s’est ensuite entretenu avec les jeunes développeurs.

Si c'est surtout la reine Mathilde qui s'occupe du domaine social, le Roi a clairement indiqué sa priorité personnelle dès son discours télévisé de Noël 2013 :

"Dans notre pays, un jeune sur quatre ne trouve pas de travail et une personne sur sept vit dans la pauvreté. Des fermetures et restructurations d'entreprises nous ont très durement touchés. Trop de gens vivent dans l'isolement. Dans un contexte socio-économique difficile, le gouvernement fédéral et les gouvernements régionaux ont pris des mesures encourageantes visant à consolider nos finances publiques, protéger notre pouvoir d'achat et notre compétitivité, soutenir nos entreprises et préserver notre modèle social. Je suis confiant que cet effort sera poursuivi. Ces derniers mois et ces dernières années, mon épouse et moi avons rencontré quantité de jeunes Belges débordant de créativité et d'énergie. Nous avons aussi rencontré des personnes dont les talents n'ont pas pu se manifester ou être reconnus. Faire s'épanouir les qualités de chacun est notre responsabilité à tous. L'enseignement et la formation sont pour cela des leviers essentiels. Ils transmettent le savoir, préparent à l'emploi, à l'insertion dans la société et à l'exercice de la citoyenneté. En développant l'esprit critique et le travail en équipe, ils donnent aux jeunes la possibilité de devenir des hommes et des femmes engagés et responsables. En tant que parents, mon épouse et moi saluons avec vous le travail admirable des enseignants et des éducateurs. Nous savons que leur tâche est difficile. Il est tout aussi important de tisser des liens entre toutes les composantes de notre société. Les liens entre l'école et le monde du travail parce que chaque fois que l'enseignement et les entreprises s'ouvrent l'une à l'autre, de nouvelles opportunités d'emploi voient le jour".


Passant du discours aux actes, le Roi organise au palais quatre réunions de travail sur l'emploi et la formation des jeunes :  la première avec des responsables du Forem et du VDAB, la deuxième avec des représentants de la FEB, Unizo, Union des Classes Moyennes et Boerenbond, la troisième avec les trois ministres communautaires de l'Enseignement, et la quatrième avec des responsables de la FGTB, ABVV, ACV et ACLVB.  Suite à ces réunions de travail, Philippe se rend sur le terrain (une visite par région, équilibre linguistique oblige!) :  au centre de compétence maritime du VDAB à Zeebrugge, au centre de compétence Technifutur du Forem à Seraing, et au centre de construction de Bruxelles-Formation à Neder-Over-Heembeek.

Notre souverain participe aux dix ans du programme Erasmus Belgica du Fonds Prince Philippe. Ce programme facilite les échanges entre des établissements d'enseignement supérieur des trois communautés de notre pays. L'échange peut durer de trois mois à une année académique. Les étudiants reçoivent une bourse unique de 100 euros pour y participer. S'ils louent un kot, ils peuvent obtenir un bonus supplémentaire de maximum 100 euros par mois, après avoir présenté une copie du contrat de location.

Année 2015

En mars 2015, le Roi effectue un voyage de travail de deux jours en Allemagne (à Berlin et Düsseldorf précisément) sur le thème de l'emploi et la formation des jeunes. Il est accompagné du ministre fédéral de l'Economie Kris Peeters et, suite à la fédéralisation de notre pays, de sept autres ministres des gouvernements régionaux et communautaires compétents en matière d'emploi, de formation et d'enseignement (Philippe Muyters, Joëlle Milquet, Eliane Tillieux, Didier Gossuin, Hilde Crevits, Harold Mollers, Isabelle Weykmans). La délégation belge rencontre des responsables politiques, chefs d'entreprises et enseignants allemands.

Au début d'une table ronde, notre souverain déclare :  "Le chômage des jeunes est un des problèmes les plus graves qui se posent à notre Union Européenne. Dans certaines sous-régions en Belgique, un jeune de moins de 25 ans sur trois est demandeur d'emploi. Dans le sud de l'Europe, des pourcentages encore bien pires sont atteints. Cette situation est intolérable d'un point de vue moral. Intolérable d'un point de vue politique, puisque ces jeunes sont souvent repoussés aux marges de nos sociétés sans pouvoir jouer pleinement leur rôle de citoyen. Et intolérable d'un point de vue économique, puisque tant de jeunes travailleurs sont ainsi empêchés de contribuer à la prospérité de leurs communautés".

Pour lui, la formation en alternance est une des solutions. Et il explique la raison de ce voyage de travail en Allemagne :    "Il est clair que les pays germaniques (Allemagne, Autriche, Suisse, Luxembourg mais aussi la communauté germanophone de Belgique) ont des taux de chômage chez les jeunes relativement moins élevés que le reste de l'Europe. Une des raisons de ce succès est certainement la formation duale".

Au cours de l'année 2015, le Roi multiplie les activités officielles liées aux jeunes :   visite du projet OpBoksen pour les jeunes à Genk, du campus Don Bosco à Haacht, du centre de jeunes Loco-Motive à Bruxelles, du centre sportif et culturel Pôle Nord à Bruxelles, du Centre National de Football de Tubize, de Corda in Campus à Hasselt, et du campus d'Eupen, rencontre avec les jeunes participant au Train des 1000 avant leur départ pour les camps d'Auschwitz et de Birkenau en Pologne, déjeuner de travail au palais royal sur l'emploi et la formation des jeunes, journée nationale de Chirojeugd Vlaanderen, dîner au château de Laeken avec des jeunes professionnels de talent, forum Young Talent in Action, visite de l'Institut Technique Libre d'Ath, remise des prix Belgodyssée 2015 pour jeunes journalistes.

En novembre, Philippe est l'invité d'honneur du sommet "Entreprise 2020" organisé à Bruxelles par la Commission Européenne. Il y lance le Pacte Européen pour la Jeunesse :  c'est un engagement mutuel de l'Union Européenne et des leaders du monde des affaires pour encourager les partenariats entre le monde de l'entreprise et le monde de l'éducation, afin d'accroître l'emploi des jeunes.

Année 2016

Le Roi continue de se montrer intéressé par les jeunes en 2016 :  visite du projet "Jeunes artistes sans frontières" au Botanique, du centre régional pour la jeunesse à Malines, d'un camp pour enfants défavorisés à Grammont, du centre de formation Lidl à Molenbeek-Saint-Jean, 25ème anniversaire de l'échange linguistique entre des écoles de Minderhout et Neufchâteau, rencontre avec des élèves de Visé et Poelkapelle ayant participé à un Relais Sacré en vélo, rencontre avec des jeunes entrepreneurs belges, remise des prix du concours Belgodyssée pour jeunes journalistes.

En mai 2016, un symposium est organisé au palais d'Egmont sur les synergies entre l'enseignement et les entreprises. Le Roi participe à l'ouverture, et afin de montrer tout l'intérêt qu'il porte à ce sujet, la clôture de ce symposium a lieu au palais royal de Bruxelles.

Dans son discours, il déclare :  "J'ouvre ce symposium avec le double plaisir de vous y voir réunis et d'aborder un sujet qui m'est particulièrement cher :  celui de l'avenir de notre jeune génération. Et plus spécifiquement la question qui se pose à nous : comment améliorer le parcours vers l'emploi de nos jeunes? A travers nos diverses activités, nous partageons cette même préoccupation et ce même objectif. L'enseignement et la formation des jeunes générations est une tâche que nous considérons comme prioritaire. Mais cette tâche est si complexe, elle nous oblige à des réflexions si profondes que nous en venons parfois à en oublier l'urgence.

Le chômage des jeunes est pourtant un des problèmes majeurs auxquels l'Europe est confrontée. Les pays de l'Europe du sud souffrent de manière criante de ce phénomène. La Belgique est affectée en moindre mesure mais le diagnostic n'en demeure pas moins inquiétant, notamment dans certaines zones géographiques du pays. Malgré les ressources importantes consacrées à l'enseignement et à la formation professionnelle, le taux moyen de chômage des jeunes en Belgique est de 23%, ce qui dépasse largement la moyenne de 15% des pays de l'OCDE. Pire encore :  160.000 jeunes se trouvent dans une situation qualifiée de "NEET" : ni enseignement, ni emploi, ni formation.

Au cours de mes entretiens avec de nombreux acteurs de terrain, j'ai pu constater que le lien entre le monde de l'enseignement et de la formation d'une part, et celui de l'entreprise d'autre part, méritait d'être renforcé. Ces deux mondes, celui du savoir et celui du faire, doivent se rapprocher pour s'incarner dans un savoir-faire, et même un savoir-être innovants. Cette recette de l'enseignement et de la formation en alternance est appliquée avec succès dans certains pays germanophones ainsi que dans notre propre communauté germanophone. C'est pourquoi nous avons effectué l'an dernier une visite de travail en Allemagne en présence de plusieurs ministres et acteurs-clés.

Je me réjouis de voir que, chacun dans le cadre de leurs compétences, les différents ministres, responsables de l'enseignement, de la formation et de l'emploi, prennent des mesures en vue de valoriser l'enseignement qualifiant et en particulier de promouvoir l'enseignement et la formation en alternance dans une perspective d'excellence. J'ai l'impression qu'une nouvelle dynamique a été lancée :  le constat que l'enseignement ou la formation en alternance constitue un levier promoteur est aujourd'hui partagé par tous. J'ai le sentiment que la volonté existe réellement de faire de cet enseignement ou de cette formation un pivot d'excellence dans notre pays.

En guise d'introduction à ce symposium, je voudrais vous faire part de trois réflexions qui, je l'espère, pourront vous aider à relever ce défi.

Premièrement, il me paraît essentiel de continuer à construire activement des ponts entre tous les acteurs. Le monde de l'enseignement et de la formation d'une part, et le monde de l'entreprise d'autre part, ont chacun leur identité, leur culture, leur rationalité. L'enseignement et la formation en alternance se situent à la croisée de ces chemins. Plusieurs organisations et institutions, plusieurs compétences s'entrecroisent. Encore faut-il qu'elles se rencontrent. Nous devons continuer à faciliter leurs interactions et surtout éviter que de nouvelles cloisons se créent. Si nous voulons, à l'image de nos voisins allemands, élever l'enseignement et la formation en alternance à un niveau d'excellence, nous ne réussirons qu'en unissant nos forces.

Deuxièmement, je crois fermement que le succès de la formule dépendra de sa simplicité et de son accessibilité. Si nous voulons motiver les jeunes, les entreprises, les institutions d'enseignement et de formation à s'inscrire dans le système, celui-ci doit être lisible, compréhensible et attractif.

Enfin, et c'est un troisième aspect que je voudrais mettre en évidence : le rôle des autorités publiques est de stimuler l'initiative et la créativité, en responsabilisant les acteurs de terrain. Là où la formation en alternance fonctionne bien, l'initiative vient aussi du terrain. Mettre les professeurs en contact direct avec les entreprises de leur région. Inciter les entreprises et les écoles à coopérer de façon concrète au niveau local. Inviter les communes et les instituts de formation à faciliter cet échange et à s'inscrire dans le système. Voilà quelques pistes déjà mises en pratique ça et là et qui méritent, me semble-t-il, d'être approfondies.

En commençant, j'ai rappelé le niveau élevé des ressources publiques mobilisées pour l'enseignement en Belgique. Chacune de nos communautés travaille activement à améliorer la qualité et l'équité de nos systèmes d'enseignement avec une vision d'excellence. L'instauration et la valorisation d'un système de formation en alternance exige une coopération avec les régions et avec les partenaires économiques et sociaux. Améliorer la qualité de notre enseignement et aider les jeunes dans leur parcours vers l'emploi sont des priorités absolues. Nous en mesurons le degré d'urgence. L'enseignement et la formation sont des piliers de notre société. C'est là que les jeunes deviennent des citoyens. C'est là qu'ils découvrent et consolident leurs talents. C'est là que l'avenir de notre société et de notre pays se construit".

Année 2017

Au cours du premier semestre de 2017, le Roi visite le centre de formation en alternance aux métiers de construction Construform à Verviers, le campus de la VUB à Etterbeek, l'Institut Cardinal Mercier à Schaerbeek, la station de radio MNM à Louvain qui encourage les jeunes en examen, et le festival musical Tomorowland à Boom. Il rencontre aussi les lauréats du projet IDCity destiné aux jeunes entrepreneurs sociaux, les finalistes du 28ème Ja Europe Company of the Year Competition pour les jeunes de 15 à 21 ans, et participe à une réunion de travail avec les jeunes du magazine interreligieux "Lueurs". Après l'Allemagne en 2015, Philippe effectue un deuxième voyage de travail de deux jours sur le thème de la formation en alternance en Suisse. Il est accompagné du ministre fédéral Kris Peeters et des trois ministres régionaux de l'Emploi.

Dans son discours télévisé de la fête nationale 2017, le Roi déclare :    "Aujourd'hui, un vent d'optimisme souffle sur notre économie et sur le marché de l'emploi. Une nouvelle dynamique européenne semble prendre forme. Alors, comment saisir ce moment?  Comment en faire une opportunité pour l'ensemble de la société? En continuant à façonner une société inclusive, dans laquelle personne ne se sent abandonné. Apprendre, au sens large, est une des clés pour y parvenir. Apprendre des autres et avec les autres.

A l'âge du savoir immédiat et omniprésent, apprendre à interpréter les faits et à émettre un jugement de valeur, permet de prendre ses responsabilités en connaissance de cause. "C'est vrai", "C'est juste", "C'est bien" :  les jeunes apprennent cela en premier lieu de leurs parents. Et aussi de ces enseignants passionnés qui éveillent chez leurs élèves le désir de comprendre. Dans un monde qui évolue à un rythme accéléré, ils apprennent de leurs aînés comment prendre du recul. Les aînés peuvent aussi apprendre des plus jeunes. Encourageons la rencontre de l'enthousiasme et de la créativité avec la sagesse et l'expérience de vie.

Le travail est également un lieu qui permet cette rencontre. De plus en plus d'écoles en Belgique intègrent le travail en entreprise dans leur programme. Lors d'un récent voyage en Suisse, j'ai pu apprécier les succès engrangés par ce modèle de formation en alternance. Continuons à favoriser les synergies entre le monde de l'enseignement et celui des entreprises. Nous insufflerons un plus grand dynamisme sur le marché du travail. Et nous créerons plus d'égalité des chances".

De retour de vacances, le Roi continue de s'intéresser aux jeunes durant le deuxième semestre de 2017 :   petit-déjeuner avec des jeunes entrepreneurs du marché matinal de Bruxelles, visite de l'école Asty-Moulin à Saint-Servais, déjeuner au château de Laeken avec des jeunes entrepreneurs, réception pour les officiers-élèves de l'Ecole Royale Militaire, forum "Young Talent in Action" organisé par la FEB, rencontre avec la directrice RH International de Facebook Fiona Mullan ayant participé la veille au forum, table ronde avec des jeunes actifs à BeCentral à la gare Centrale à Bruxelles, visite de l'entreprise de consultance Deloitte avec comme thème sa politique d'engagement des jeunes, rencontre avec le groupe de jeunes "Les Corses" suite à leur trek en Corse ayant fait l'objet d'un livre, dîner au château de Laeken avec des jeunes entrepreneurs sociaux.

Le traditionnel concert d'automne au palais royal est dédié en 2017 aux jeunes talents de l'entreprenariat, la culture, l'enseignement et le monde scientifique.

Source :  www.monarchie.be
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2 commentaires :

  1. very good that our roi Philippe concern the Yung people it is the future


    they will be the future ..

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  2. Rien à faire, j'aime notre famille royale, j'y tiens beaucoup, et j'aime nos souverains...

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